Société de consommation / Ecologie / Voiture
MàJ 13 juin 2018      

Voiture électrique, contrôles techniques renforcés, prime à la casse, péages autoroutiers...
Sous couvert d'écologie ou de sécurité, il s'agit de faire croître le PIB

Des contrôles techniques renforcés en 2018

Les voitures anciennes seront trop chères à réparer. Mettre prématurément à la casse une voiture et en construire une nouvelle est un désastre écologique. Le renforcement des contrôles techniques est une mesure d'obsolescence accélérée, programmée par l'Ètat !
Un comportement responsable serait-il de rouler en infraction, au risque d'une amende qui elle ne polluera pas ?

Voiture électrique

Le patron de PSA s'interroge notamment sur les batteries (matières premières rares, recyclage...). Il n'hésite pas à dire : "le monde est fou".

Prime à la casse (2015)

On a vanté le fait que 70% de la vieille voiture est recyclable (chiffre 2008, on serait à plus de 95% en 2015 dans les meilleures filières).
Pour une voiture de 1000 à 1500 kg, cela fait 300 à 450 kg de déchets.

Pour la suite, je prend l'exemple d'une Picasso essence de 10 ans faisant 15 000 km /an, avec la question : faut-il anticiper sa mise à la casse ?
Au plan CO2, la nouvelle Picasso émet 159 g/km de CO2 au lieu de 187, soit 15% de moins. Cela ferait 420 kg de CO2 en moins par an. Mais un tiers des baisses annoncées sont imputables aux protocoles de mesure et non pas à l'amélioration des voitures !
On estime (?) que la fabrication d'une voiture neuve de 1400 kg génère 7700 kg de CO2. Même avec les chiffres annoncés, le bilan ne deviendrait donc positif qu'au bout de 18 ans !

Au plan budget essence, la nouvelle consommerait en circuit mixte urbain + route 6,9 litres par 100 km au lieu de 7,7, soit 10% de moins.
Changer de voiture ferait économiser chaque année 120 litres d'essence (180 €). Il faudrait débourser pour cela 20 000 €...

Pourquoi les politiques n'ont-ils pas dit clairement que la prime à la casse était une mesure de soutien de l'emploi dans l'industrie automobile ? A force de mentir, plus personne n'a confiance en eux.
Mais pourquoi les medias semblent-ils y croire ? Il y a là comme une complicité... pour ménager leur chiffre d'affaires publicitaire ?

En octobre 2015, après l'affaire Volkswagen, Autoplus dénonce un mensonge généralisé. La presse semble découvrir avec étonnement, par exemple, que l'hybride Opel Ampera consomme beaucoup plus que les 0,9 (en urbain) à 1,3 (en extra-urbain) litres aux 100 km annoncés par le constructeur (page de 2015 supprimée depuis). Serait-ce qu'avant cette étude, elle y croyait ?

Les péages

La voiture crée beaucoup moins de nuisances (bruit, pollution, accidents) sur autoroutes qu'en ville ou sur routes. Or, ce sont les autoroutes qui sont payantes.
Après l'écotaxe (20 % des recettes espérées pour la gestion du système !), l'installation de péages sur les nationales ou urbains fait l'objet d'études. C'est compliqué à imaginer. L'avantage de ce qui est compliqué, c'est que cela crée des emplois.

Il y a une solution simple : supprimer tous les péages, et augmenter le prix du carburant.

Le budget de l'automobiliste resterait le même.
Il serait judicieusement encouragé à préférer les autoroutes (grands parcours) ou le vélo (en ville).
Les autoroutes sans péage sont moins chères à construire et à exploiter. Le nombre d'accès pourrait être augmenté.
Et quand, faute de carburant, on devra limiter davantage la vitesse sur autoroutes, ce sera plus facile à admettre si ces autoroutes sont gratuites !

Il faut choisir : l'intérêt des sociétés d'autoroute ou l'intérêt général ?

Les grosses voitures

Il est évidemment ridicule de fabriquer des véhicules capables de dépasser 130 km/h.
Il est facile d'accuser la politique, les constructeurs. Il y a aussi la publicité et celui qui achète.
Et si le pouvoir de changer cette aberration était aux mains des acheteurs ? Au fond, c'est peut-être eux les premiers responsables ?