Bible et zazen / Où est passé Satan ? / Satan beau-parleur
MàJ le 11 octobre 2012      

Publicité et discours politique, des paroles creuses et vides

Dieu se révèle comme étant le Verbe, la Parole venant dans le monde (Jn 1). Sa Parole est vérité (Jn 17,17).

Notre parole est-elle vraie ?

Une parole vraie, qui donne vie, est une parole qui fait réfléchir. Tout le contraire d'une affirmation évidente.
Une affirmation évidente, c'est une affirmation dont le contraire est sans intérêt, inepte.
Il suffit donc de la retourner pour en voir la valeur : si une affirmation est consistante, son contraire sera aussi consistant.
Un exemple : DSK le 18/9/2011
"Il faut une immigration organisée et accueillante"
Au lieu de parler de son procès,
il critique les partisans (qui ?) d'une
immigration désorganisée et non accueillante !

La championne toutes catégories est Ségolène.
Impossible d'écouter plus de trois phrases
sans s'endormir.

Endormir serait le but
des discours politiques et publicitaires ?

L'exercice est redoutable pour la publicité et le discours politique.
Or, ce sont ces paroles vides ou mensongères, ces platitudes démagogiques qui nous mènent.
Faire confiance aux discours politiques pour résoudre les problèmes de notre société, c'est faire confiance à Satan, c'est le désastre assuré.

Si nos meilleurs discours, les mieux préparés, sont sataniques, qu'en est-il de nos autres paroles ?
Qu'est-ce que la vérité ? (Jn 18,38) demande Pilate à Jésus. Il pose la question parce qu'il n'a que l'expérience de nos paroles humaines, faussées, malades, quand elles ne sont pas consciemment hypocrites.

Le dualisme

Les affirmations évidentes, ce sont les savoirs certains. Tout ce que nous classons avec assurance en bien et mal.
Le diable, "dia-bolos", est éthymologiquement celui qui sépare. Il nous propose de nous nourrir de l'arbre de la connaissance du bien et du mal (Gn 3).
A sa suite, nous cherchons à tout juger. Nous aimons les certitudes, les idées définitives, les condamnations lapidaires, les "faut qu'on", les "y'a qu'à".

Ne pas savoir est une faiblesse impardonnable. Vous avez déjà entendu un politique dire "je ne sais pas" ? Ou une publicité dire en même temps les avantages et les limites d'un produit ?

Le bouddhisme propose un chemin pour sortir du manichéisme mutilant de la mentalité dualiste. Notre civilisation chrétienne, coupée de sa vraie tradition, a beaucoup à gagner en s'y intéressant. Voir un article d'Éric Vinson sur l'unité corps - âme - esprit.

Endoctriner ou éduquer ?

Vouloir convaincre que Jésus est Dieu, c'est tomber dans le dualisme.
C'est dire que bien des catéchismes sont dualistes, c'est à dire sataniques !

Qu'est-ce qu'éduquer à la foi chrétienne alors ?
Jésus nous donne une piste. Il ne dit pas "Je suis Dieu". Il pose la question : Et vous, qui dites-vous que je suis ? (Mat 16,15)

Déjà le Dieu de l'ancien testament avait donné la manne au peuple qui avait faim (Ex 16).
Le mot "manne" veut dire "qu'est-ce que c'est ?".
Dieu donne des questions à ramasser chaque jour, et non pas des réponses...

Ce sont les troncs creux qui font le plus de bruit   (proverbe africain)

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