Informatique / Payants ou gratuits ?
MàJ 11/7/2016      

Payants ou gratuits ?

GAFAM
Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft
et aussi Oracle, HP, Dell, IBM, Intel...
les multinationales américaines dominent le marché.
Choisir les logiciels libres, c'est aussi
dire non à cette dépendance écrasante.
Les conseils informatiques qui précèdent font entrevoir la guerre commerciale entre les différents fournisseurs pour se faire une clientèle captive.
Au milieu du champ de bataille, sans armes, errent des alternatives non commerciales.
Comment choisir ? Faut-il se laisser influencer au gré des avantages perçus par tel ou tel logiciel ? Ou se fixer un cap, et lequel ?

Il me semble que la question des OGM – et de la main-mise des groupes industriels sur la chaîne alimentaire, des semences aux produits finis en passant pas les engrais, pesticides et machines agricoles – pose une question de même nature : vais-je acheter sans réfléchir un plat cuisiné séduisant ? Ou cuisiner moi-même des produits biologiques ?

N'y aurait-il pas des enjeux cachés plus importants que la satisfaction de mon désir immédiat ?
     Un OUI à la connaissance, à l'autonomie, à la capacité de faire par moi-même,
     Un OUI à l'ouverture, au partage, à la gratuité.
     Un NON à l'enfermement dans des solutions "propriétaires", à l'abêtissement publicitaire qui flatte les instincts,
     Un NON au pillage de la planète par quelques-uns.

Le consommateur ne serait-il pas celui qui vote "OUI" ou "NON" dans chacun de ses choix ? Et qui construit ainsi l'avenir, plus que les politiques ?

Les jeux, ou comment formater un consommateur docile

L'anti-éducation commence dès d'enfance, avec les jeux.
Après des heures d'entrainement, l'enfant tout fier s'exclame : "on a gagné". Sa joie est le résultat soigneusement programmé d'un marketing aussi dévastateur qu'indolore.
Encouragé par les beuglements des spectateurs, il est devenu le supporter inconscient du sport sur écran et de la publicité qui l'accompagne.
Il paye sans compter : abonnements, suppléments, autres jeux. Un an plus tard, la box change de version, et à nouveau, il fait payer le Père Noël, faux nez des multinationales.

Les dispositifs anti-piratage sont là pour l'empêcher, s'il le voulait, d'ouvrir l'appareil, de comprendre comment il fonctionne. Après des milliers d'heures sur sa console, il ne connaîtra toujours rien en informatique.

Le piège des abonnements

On trouve de nombreuses offres à quelques euros par mois. Cela ne semble pas cher, mais cela fait vite 100 € par an... pendant plusieurs années.
Attention en particulier si le premier mois est gratuit. Il faut peut-être se manifester pour ne pas être pris dans l'engrenage des mois suivants payants. Outre un oubli possible, comment être sûr que le fournisseur tiendra compte de la résiliation ?
Un exemple : Big fish games propose des jeux pour x,99 € par mois. La mention "gratuit" se promène un peu partout, ainsi que des réductions. Une amie s'est laissée prendre et a voulu résilier. Après de nombreuses tentatives infructueuses, elle s'est adressée à sa banque... qui lui a fait résilier sa carte bancaire ! Le fournisseur ne risque pas grand chose. Qui ferait un procès pour quelques euros ? Et dans ce cas, il sera facile d'expliquer qu'il y a eu un loupé administratif, ou que l'abonnée n'a pas trouvé la bonne procédure de résiliation...
Il est instructif de comparer les informations que l'on trouve sur un moteur de recherche avec le mot clé "game fish" et celles obtenues en rajoutant le mot "arnaque".