Bible et zazen / Parabole des talents (Mt 25,14-30) / Suite 1
17 octobre 2011      

Parabole des talents, premiers étonnements

En première lecture, ce qui concerne les deux premiers serviteurs me parait sans problème. Mettre en œuvre mes talents, mes qualités et capacités, va bien dans le sens d'un épanouissement de toute ma personne et du service des autres.

Mais la dureté du maître vis à vis du troisième serviteur me heurte. J'aurais espéré compassion et pardon vis à vis d'un homme en situation d'échec. Ceci dit, ils sont nombreux, les passages de la Bible montrant un Dieu rude.

Je ne comprend pas le verset 29 : le riche recevra davantage, le pauvre sera dépouillé ?

C'est le verset 27 qui m'étonne le plus. Voilà le maître qui s'intéresse à l'argent, aux banques, aux placements avec intérêts que la Bible interdit (Ex 22,25, Lv 25,36-37). Quand j'écoute une homélie sur ce texte, je guette en vain une explication sur ce point. Je ne suis pas le seul à être embarrassé, semble-t-il.

Le comportement du troisième serviteur est également étrange. Pourquoi enterrer le talent reçu (v.18) ? Le maître confie à chacun selon ses capacités dit le texte (v.15), il a reçu moins que les autres, serait-il un peu demeuré ? Si c'est le cas, le maître devrait l'apprécier tout particulièrement : Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits (Mt 11,25).


Pour commencer, intéressons-nous de plus près à ce troisième.

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