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MàJ 24 octobre 2014      

Logiciels libres ou commerciaux ?

Framasoft
Une alternative Libre, Éthique, Décentralisée et Solidaire
aux logiciels commerciaux.
Entre les payants et les vrais gratuits, il y a toute une gamme de stratégies. Voici quelques repères pour s'orienter dans cette jungle.

Les vrais payants

Des logiciels sont proposés en "shareware". Il peut ne pas y avoir de verrouillage, l'utilisateur est invité à payer une somme modique si après essai le produit correspond à ses besoins. Un fair-play de plus en plus rare.

On est souvent face à des procédures qu'on pourrait qualifier d'arnaques légales, visant à profiter de l'ignorance du client.

Tout commence avec l'achat d'un ordinateur. Windows y est pré installé, c'est une vente forcée, un abus flagrant de position dominante.
Pire : le fabricant ajoute des "pourriciels".
Il y a des "gratuits pendant 3 mois". Exemple habituel : l'antivirus (Norton, McAfee ou autre). A l'expiration de la période d'essai, des messages vous invitent à payer... sans vous expliquer bien sûr comment ne pas payer.
Il y a des "gratuits en version limitée". C'est l'exemple de Microsoft Office Starter qui est maintenant pré installé sur les ordinateurs neufs. L'utilisateur peut se servir de WinWord et Excel, mais découvre au bout d'un moment que les fonctions gratuites – dont il ignorait les limites précises – ne lui suffisent pas. Il n'a plus que le choix de payer (cher) ou de perdre le bénéfice du temps passé à apprendre.
Pourquoi Windows n'est-il pas proposé à part, sur un DVD ? L'installation serait plus simple, il n'y aurait pas à désinstaller les pourriciels.

Seules de grosses multinationales peuvent accéder à la pré installation sur les ordinateurs neufs. D'autres attirent le client avec un produit d'appel gratuit pour lui proposer ensuite la version payante. Les sites de téléchargement ont une ergonomie qui oriente bien sûr vers la solution payante.

Il y a les payants à tiroirs. De nombreuses options ou versions différentes complètent la version de base. Cette stratégie est magnifiquement illustrée par la gamme "Ciel" (compta...).

Il y a les conditions particulières. Les licences ne sont valables qu'avec des restrictions techniques (tel système d'exploitation, 32 ou 64 bits...) et commerciales (usage limité à 1 ou 2 ordinateurs...).

Les améliorations significatives des produits commerciaux font l'objet d'une nouvelle version en général payante. Pour ceux qui y résistent, arrive l'obsolescence. Les matériels et logiciels doivent communiquer, ceux qui datent deviennent incompatibles. Au bout de 5 ans, ils ne valent plus rien. Au bout de 10 ans, ils sont inutilisables.

Dans cette guerre, la maîtrise des normes est essentielle. Par exemple, le format de fichier .doc est propriété de Microsoft. Il s'est imposé. Les traitements de texte concurrents donc doivent savoir lire et écrire dans ce format... mal documenté et techniquement médiocre. Microsoft, le seul à avoir toute la compétence, a un avantage décisif.
Les vrais gratuits s'appuient sur des normes officielles non propriétaires.

Les faux gratuits

Il y a les services biaisés. Des moteurs de recherche ou des sites "comparateur de prix", vendus à certains fournisseurs, donnent des informations orientées.

Il y a les services qui se payent par la publicité. Une temporisation peut précéder le téléchargement d'un "freeware", le temps de regarder la pub. Ou encore, le service d'envoi de gros fichiers de Free impose au destinataire de recopier d'abord un mot d'un bandeau publicitaire (Opel...). L'imagination en matière de lavage de cerveau n'a pas de limites.

Mais comment font Google, Facebook et autres Tweeter ? Ils gèrent "gratuitement" nos données, nos photos, nos messages... et font d'incroyables bénéfices. Quel est le tour de passe-passe ?
Ils s'approprient ce contenu informatif pour faire des bases de données sur les consommateurs. Nous sommes fichés, avec notre profil, nos adresses, nos proches, nos goûts (mots clés que nous utilisons), les sites internet que nous consultons...
Ils vendent ces informations aux publicitaires.
Les bandeaux publicitaires qui sont présentés sont ainsi discrets et bien ciblés. L'internaute les supporte beaucoup mieux que des écrans surchargés tels ceux du site d'Orange. Peut-être même les lit-il sans réaliser que c'est de la pub.

Les logiciels libres (opensource)

Un logiciel sous licence GNU/GPL de la Free Software Foundation peut être librement utilisé, étudié (sources publiées), distribué et modifié.
Cette licence est dite "copyleft" (jeu de mot à partir de copyright) : un logiciel utilisant du code sous GPL doit être sous GPL.

En 2004, 20 ans après sa création, l'Unesco a reconnu le logiciel libre comme patrimoine de l'humanité. C'est dire son succès.

Il y a des variantes juridiques. Les licences LGPL ou BSD n'exigent pas le "copyleft" intégral.
Certaines distributions de Linux, comme Ubuntu, en facilitant l'ajout de logiciels non libres, s'écartent de la notion stricte défendue par la Free Software Foundation.

Entrer dans la monde du logiciel libre, c'est quitter l'ambiance de guerre commerciale des logiciels propriétaires pour trouver non seulement une vraie gratuité mais aussi l'ouverture, la transparence, le désir de partager la connaissance. Un monde sans virus, sans dispositifs anti-piratage.

Le site Framasoft est consacré aux logiciels libres.
Outre le système d'exploitation Linux et parmi les essentiels, je citerais LibreOffice (suite bureautique), 7zip (compression de fichiers), VLC (lecteur multimédia), Gimp (retouche de photos), Audacity (traitement du son), Notepad++ (éditeur de fichiers) et Calibre (livres numériques).