Société de consommation / Banques et assurances / Placements immobiliers
30 novembre 2011      

Des placements immobiliers miracles, fiscalement encouragés
Qu'en penser ?

Un principe simple

J'achète un appartement répondant à certains critères (neuf, social...),
Je le loue,
Je bénéficie d'avantages fiscaux : loi Robien, loi Scellier...
On me promet un bon rendement financier, chiffres à l'appui.

Un montage malin

Je fais l'opération sans avoir d'apport, grâce à un emprunt.
Le promoteur me démontre que je vais y gagner malgré le coût de cet emprunt.

Un réveil douloureux

Des milliers d'investisseurs ont beaucoup perdu. L'appartement était vendu bien au-dessus de sa valeur. Sa localisation le rendait impossible à louer. Restant vide, les avantages fiscaux ont disparu. Impossible de le revendre.
Les "malins" qui avaient emprunté pour l'acheter se sont retrouvés sur-endettés.
Même des démarcheurs ont cru au discours séduisant qu'ils devaient relayer : Ils ont "profité" pour eux-mêmes de l'opportunité !

Qui gagne ?

Le promoteur vend ce qu'il a fait construire.
Les banques prêtent à de nombreux intermédiaires (entreprises, promoteurs, investisseurs), elles encaissent des intérêts.

Qui perd ?

L'État perd des recettes fiscales. Le législateur serait-il la victime des lobbies ?
Le locataire (s'il y en a un) paye un loyer majoré de tous les bénéfices financiers des intermédiaires.

Une apparence honorable, mais

Derrière les belles plaquettes et les discours sur la croissance et le plein emploi, se cache une réalité tout autre : les riches et les malins tentent de plumer l'État et les locataires sociaux.
Les petits ruisseaux font les grandes rivières : placement, spéculation, bulle financière, crise.
Les principes même de notre économie nous mènent au chaos. Il faut en changer