Société malade / Quelle alternative ? / Des illusions
18 décembre 2012      

Pour certains, le pouvoir exorbitant des banques est le problème.
L'illusion de sortir de la crise sans efforts.

Parmi d'autres, le site Bankster désigne les banques comme la source de tous les maux. Il affirme par exemple que des solutions ont été émises par les plus grands économistes et scientifiques (Prix Nobel M. Allais, I. Fischer,...) qui consistent, entre autres, à nationaliser la création monétaire en France, et permettre simultanément la baisse des impôts et le financement des services publics.
Les discours sur le thème "ça ira mieux demain"
sont impossibles à entendre par ceux qui vivent au jour le jour.
Pour eux, c'est maintenant.
Mais la réalité, c'est que ça ira plus mal demain.

La nier, c'est s'interdire de chercher de vrais remèdes.

Derrière une présentation séduisante et des réflexions intéressantes se cachent des illusions démagogiques.

Baisser les impôts permet aux épargnants d'épargner davantage. A toute épargne correspond une dette. On ne peut pas dégonfler la bulle de dettes sans dégonfler la bulle d'épargne (c'est à dire de créances, en l'occurrence irrécouvrables).
Qui osera dire que les bas de laine (économies placées) sont les promesses intenables d'États en faillite et le fruit anormal de 35 ans de politique fiscale démagogique ?

Chercher un bouc émissaire est parfaitement stérile. Au lieu de parler des spéculateurs, parlons des épargnants, vous et moi, clients des banques qui profitons de leurs profits. Les 2000 milliards qui manquent à l'État français ne sont pas dans les coffres des banques, c'est nous qui les avons. C'est ma mentalité orientée vers le toujours plus qui doit changer.

Dans un souci de simplification bien compréhensible, on ne regarde qu'un aspect du problème à la fois. Ici, c'est le système financier. Mais il y a aussi le problème de l'écologie et de la décroissance, celui du plein emploi, celui des inégalités entre riches et pauvres...
Pour sortir de la crise, il nous faut chercher une cohérence globale.

Trois questions escamotées, sous forme de propositions à débattre

- Non au taux d'intérêt et aux activités financières,
- Non à la croissance d'activités inutiles ou nuisibles et à la publicité qui la soutient,
- Oui à un impôt fortement progressif pour assurer le plein emploi en développant des activités non marchandes (respect de l'environnement, social, culturel...).

Faute de projet cohérent pour sortir de la crise, il y aura un rejet simpliste et violent du "système totalitaire marchand" fustigé par la vidéo De la servitude moderne (52') qui affirme : le pouvoir est à détruire.