Bible et zazen / Comment lire la Bible / Quelle traduction ?
MàJ 5 novembre 2016      

Quelle traduction de la Bible choisir ?

Les traductions françaises les plus répandues chez les catholiques sont la Bible de Jérusalem (BJ) et la Traduction Oecuménique de la Bible (TOB - le site lire.la-bible en propose la version 2010). Elles sont très bien, tout comme la traduction protestante Segond.

En achetant une Bible, choisir une version avec des notes et surtout avec des références marginales renvoyant à un autre passage en rapport avec celui que l'on lit (correspondances).

La traduction liturgique est faite pour être proclamée. Les psaumes sont très beaux. Dans sa version de 1974, elle n'était pas complète (elle se limitait aux textes utilisés dans la liturgie). La nouvelle traduction liturgique, est complète et plus fidèle au texte original. Sa vocation première reste d'être belle à proclamer. Elle est consultable en ligne depuis janvier 2014 sur le site aelf, mais le téléchargement est limité à un chapitre à la fois.

Pour approfondir un texte, il est utile de se référer à une seconde traduction moins agréable à lire mais plus proche du texte original. Par exemple la traduction Chouraqui (ancien et nouveau testament) ou la traduction de soeur Jeanne d'Arc (quatre évangiles seulement). Ou encore, bien qu'elle soit ancienne, la traduction Darby, facilement téléchargeable.
Encore mieux pour ceux que cela ne rebute pas : le nouveau testament interlinéaire grec/français. La TOB et la "Bible en français courant" s'y ajoutent à une traduction mot à mot.

Beaucoup de traductions et d'outils sont disponibles sur le web. La page "Liens" du site catechese.free.fr en signale un certain nombre.

Logiciels bibliques

Voir une liste de logiciels payants ou gratuits.
Pour ceux qui travaillent sur les versions grecques ou hébraïques, voir un comparatif en français de quatre logiciels très puissants.
J'utilise pour ma part le logiciel BibleWorks. J'ai réussi à faire fonctionner sous Linux Ubuntu / Wine les versions pour Windows BW 7, 8 et 9. Je n'ai pas testé la version BW10.

Le projet BEST : Bible En Ses Traditions

L'école biblique de Jérusalem, après dix ans de travaux, met en ligne en 2016 une merveille, qui va continuer à s'enrichir. Allez voir le site www.bibletraditions.org. 350 universitaires y travaillent.

La question des droits d'auteur

Elle se pose d'une manière nouvelle du fait d'internet.

Le rêve d'une diffusion gratuite
S'agissant des écrits "grand public", on aimerait disposer de versions informatiques gratuites pour mieux diffuser la Parole. Même les grandes traductions françaises récentes de la Bible sont actuellement verrouillées.
On aimerait que les logiciels bibliques, tel BibleWorks, contiennent ces versions récentes. Là encore, les droits d'auteur l'interdisent. En 2016, Didier Fontaine n'a été autorisé à inclure dans Bible Parser que l'ancienne version de la traduction liturgique de la Bible.
On aimerait pouvoir consulter (avec des outils informatiques de recherche de mots clés) les écrits spécialisés. Aujourd'hui, pour consulter une version papier des traductions françaises des Pères de l'Église (La Procure propose plus de 500 volumes de la collection "sources chrétiennes" pour environ 20000 €), il faut aller dans une bibliothèque spécialisée. Faudra-t-il attendre 70 ans après la mort des auteurs (ici, les traducteurs) pour avoir un accès commode à ce trésor ?
Un paradoxe : les livres spécialisés sont écrits par des "gens d'Eglise" et achetés par d'autres "gens d'Eglise". Au final, l'Église achète ce qu'elle vend ! Le système ne tourne-t-il pas en rond, avec comme conséquence une faible diffusion et des prix élevés ?

Vu des auteurs et des éditeurs
Sauf pour de rares best-seller, les droits d'auteur (6 à 8% seulement du prix d'un livre) sont insuffisants pour vivre.
La situation des éditeurs est également précaire. Ils doivent assumer des coûts fixes importants. Il faut relire, mettre en page... Une diffusion par internet évite les coûts d'impression, mais ceux-ci ne représentent qu'une petite partie du total.
Le système actuel procure des revenus élevés voire indécents à un tout petit nombre de chanceux, et des revenus insuffisants à la plupart. Seul le meilleur gagne, les autres meurent. C'est la loi dure mais juste de la concurrence : elle ne rémunère pas un travail qui ne se vend pas. Mais comme de plus en plus les recettes dépendent du nombre de clients, alors que les coûts (duplication et diffusion) en dépendent très peu, il en résulte une aggravation intolérable des inégalités.

Que faire ?
Notons d'abord que le système actuel a été un progrès par rapport à la dépendance de mécènes, et qu'une rémunération par un État (dictatorial) serait une régression. Comment faire mieux ?
L'école biblique de Jérusalem met à la disposition de tous un immense travail  BEST. Ceux qui le veulent peuvent participer financièrement.
Comment, dans notre société, donner une plus grande place au gratuit tout en assurant à tous un revenu ? C'est un des enjeux de la réflexion sur un revenu de base.

Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement [Mt 10,8].
Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête [Lc 16,9]

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