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MàJ 2 janvier 2017      

Les tarifs sont exorbitants
Mieux vaut "s'assurer soi-même" (sauf assurances obligatoires)

15% seulement des primes d'assurances serviraient au remboursement des sinistres.
Le reste, c'est 70% pour le revendeur (agent d'assurances...) et 15% pour la compagnie.
(source : conversation de salon avec un assureur. Il faudrait distinguer selon les types de risques.)

L'argument commercial, c'est la solidarité avec les malchanceux et donc la réduction des inégalités. Comme l'impôt.
La réalité, c'est l'enrichissement abusif des intermédiaires et des actionnaires. Comme au casino, c'est toujours la banque qui gagne.

La publicité des assurances joue sur le registre affectif en attisant l'angoisse : "avez-vous pensé à ce qui se passerait si... ?".
Puis, elle propose un remède à l'angoisse qu'elle a elle-même entretenue.

Selon Que choisir (1/2013)
70% des primes d'assurances auto ou habitation
seraient redistribuées lors des dommages.
En 10/2013, QC dit que les contrats d'assurances "ski"
sont rédigés de sorte qu'il est quasi impossible de les faire jouer

Chaque année, les primes augmentent plus que l'inflation. La publicité sur des sinistres qualifiés d'exceptionnels les justifie. Aucun chiffre sérieux n'est donné, c'est l'omerta.
La FFSA donne des chiffres par exemple sur l'assurance auto : 40 millions de véhicules, 16 milliards de primes (soit 400€ par véhicule). Mais combien coûtent les sinistres ?

La question : "qu'est-ce qui se passerait si... ?" est importante. Mais pas forcément pour m'assurer. La question objective est : "En cas d'accident, serais-je capable d'en assumer les conséquences financières ?".
Si oui, je n'ai aucun intérêt à m'assurer. J'ai intérêt à être mon propre assureur, cela me coûtera beaucoup moins cher que de payer une prime pendant 40 ans.
L'assureur est beaucoup plus compétent que l'assuré pour rédiger des clauses qui lui sont avantageuses.
L’État l'a bien compris, il est normalement son propre assureur.

Il est des risques auxquels je ne pourrais pas faire face. L'incendie de mon logement, un accident grave de voiture... Je dois alors m'assurer. Mais j'ai intérêt à demander une franchise la plus importante possible. Le rabais normalement obtenu sur la prime sera à terme beaucoup plus avantageux que le paiement de cette franchise en cas d'accident.
Les assureurs ne proposent pas de franchises importantes (du type 10 fois le montant de la prime annuelle). Il faudrait pouvoir l'exiger.

Exemple 1 : billets d'avion (assurance annulation)

Pour 20 à 40 €, une assurance annulation est proposée. Par principe, comme c'est un "petit" risque, je ne paye pas ce supplément.

On pourrait croire que c'est prudent de la prendre, pas très cher, et qu'un empêchement est vite arrivé. Mais en regardant les petites lettres, on s'aperçoit que les conditions de remboursement sont très restrictives. Si je "dois" annuler mon voyage, il est hautement probable que ce soit pour un motif ne donnant pas droit à remboursement !
Quant à payer un billet deux à quatre fois plus cher pour qu'il soit remboursable sans conditions, c'est évidemment une stratégie statistiquement perdante.

Exemple 2 : location de voiture Goldcar, franchise

J'ai réservé via un comparateur de prix une voiture de location en juillet 2014 en Italie. Goldcar était le moins cher : 152 € pour 6 jours.
A l'aéroport, le vendeur vante l'intérêt que j'ai à payer un supplément pour éviter la franchise de 1200 € en cas de vol ou d'accident. Je risque même de payer plus (frais de remorquage...). Et la franchise est prise en garantie sur ma carte bancaire qui est "bloquée" pendant non pas 6 jours mais 20 jours. Je comprends mal ses explications données en anglais.
Le supplément est de 85 €, soit 56% de majoration de la location !!!
85 € pour 6 jours, cela fait 5170 € pour un an... non pas pour une assurance, mais seulement pour supprimer la franchise d'une assurance qui est comprise dans les 152 € !
Je n'ai pas payé ce supplément. Ma carte bancaire a continué à fonctionner normalement, les 1200 € n'ont pas été prélevés sur mon compte.

Exemple 3 : assurance décès suite à accident

Une offre du 10 août 2015 de l"assureur Metlife via Carrefour Banque. Voir page Arnaques téléphoniques.

Ce type de contrat suscite les remarques suivantes :
     Seul l'assureur est capable d'évaluer la probabilité des accidents couverts. L'assuré est incapable d'évaluer le juste niveau de prix.
     En cas d'accident, l'assureur peut argumenter pour ne pas payer. Intenter une action judiciaire sera peut-être nécessaire pour faire valoir les droits
     Après un accident mortel ou handicapant, serai-je en état de faire valoir mes droits ?

Assurance liée à un prêt bancaire

Si la banque impose son assurance (décès, chômage...), c'est qu'elle est facturée à un prix qui lui laisse de confortables bénéfices.