Actualités
MàJ 20 juin 2021      

Des sessions qui peuvent vous intéresser

Clown par foi, sessions animées par Philippe Rousseaux, à Bonvillet (Vosges) et ailleurs.

Le centre Assise propose à Magny en Vexin (95) des WE et sessions associant zen, exercices inspirés de Dürckheim et démarche chrétienne.

 

En observant...

20 juin. Elections régionales et départementales.
Au lieu de simplifier les dispositifs redondants, tous les candidats promettent de complexifier l’administration : 100 € pour l’achat d’une alarme, un ordinateur portable par lycéen et professeur, revenu jeune actif de 4000 €, aide au permis de conduire de 1300 €, aide à l’achat d’un véhicule propre de 6000 €, prime de 500 € pour l’achat d’un vélo électrique, baisse de 0,50 € du prix de la cantine pour les familles défavorisées, licence sportive et culturelle à 10 €, gratuité des transports en commun pour les moins de 25 ans et les allocataires des minimas sociaux, gratuité des cantines pour les lycéens des quatre premières tranches du quotient familial, mettre des critères pour attribuer des aides aux entreprises en fonction d’objectifs sociaux et environnementaux…
Quand à simplifier le mille-feuille administratif, personne n’en parle.
J’ai décidé de m’abstenir, pour tenter de dire non à cette dérive.

19 juin. Résilience… ou Résurrection ? Boris Cyrulnik ou Axel Kahn ? Une belle réflexion de Viviane de Montalembert.

18 juin. Identité numérique, 5G, transhumanisme... Où allons-nous ? Une vidéo de Philippe Guillemant (20') éclaire un avenir où l'identité numérique serait acceptée.
Ce point de vue est à mettre en regard du rapport d'information n° 673 (2020-2021) de Mmes Véronique GUILLOTIN, Christine LAVARDE et M. René-Paul SAVARY, fait au nom de la délégation sénatoriale à la prospective, déposé le 3 juin 2021. Au motif de l'efficacité sanitaire (antivirus), les mesures numériques liberticides séduisent les auteurs.
Les données (par exemple médicales, pour aider la recherche) se vendent déjà.

16 juin. Manifestations pour l'individualisation de l'AAH. Cette allocation d'environ 900 € par mois remplace le RSA (500 €) pour un million de bénéficiaires. La frontière entre ces deux allocations est forcément floue. Une commission en décide sur critères médicaux et sociaux. Ce serait une grande injustice d'individualiser (et donc augmenter) l'AAH sans avoir d'abord individualisé le RSA et la prime d'activité.
La juste voie est de transformer l'AAH en complément du RSA, et d'aller peu à peu vers une individualisation de ce dernier.

9 juin. Les finances publiques passent au rouge vif en 2021. Mais le plus grave, c'est la complexité des règles et de l'organisation politico-administrative qui non seulement grève les coûts mais empêche d'y voir clair. Si les français tolèrent cette situation, c'est qu'ils préfèrent l'aveuglement à la prise en main des problèmes. L'issue ne peut être que tragique.

2 juin. On comptait 20 dispositifs de transferts monétaires concernant les 18-25 ans. A l'approche des élections, le gouvernement en prépare un de plus. Il sera payé par le quinquennat suivant (comme l'avait fait F. Hollande avec la réduction des cotisations sociales "CICE").

1 juin 2021. Philippe Dessertine martèle, notamment dans « C dans l’air », que la solution à la dette souveraine, c’est la croissance.
C’est évidemment impossible. En 2019, avant l’effet COVID et après une période difficile (crise de 2008), le déficit public n’a été « que » de 73 milliards, soit 32 % des 229 milliards des ressources nettes du budget général. Une forte croissance permettrait au mieux de réduire ce déficit, et certainement pas de faire baisser une dette qui approche les 3000 milliards.
La croissance du PIB a peu à voir avec le bien-être. Le PIB diminue quand LibreOffice (gratuit) prend des parts de marché à Microsoft office (payant). Le PIB augmente quand des monopoles font flamber le prix de l’eau, ou quand des laboratoires vendent un médicament sous brevet 1000 fois son prix de revient.
Depuis 1975, la France a préféré emprunter aux plus riches plutôt que de les imposer. Le pactole engrangé par les épargnants dépasse 12000 milliards. En imposant ce patrimoine (au taux progressif de 0,1 % par mois dès le premier euro et jusqu’à 0,5 % par mois – ce serait compensé par les minima sociaux pour les plus pauvres),
      - la dette amorcera une baisse, un « krach » sera moins probable, l’État serait plus fort face au chantage de ses créanciers qui demandent moins d’impôts, moins de social, plus de privatisations...
      - les inégalités se réduiront, le climat social s’améliorera,
      - le prix de l’immobilier baissera.
Imposer le patrimoine est le cauchemar des ultra-riches. Tous les moyens de communication sont bons pour faire encore croire à la croissance. Philippe Dessertine met sa compétence et sa notoriété au service de ce mensonge.

27 mai. Une "cause" a été mise sur le site https://pourunecause.fr/cause/pour-une-allocation-familiale-unique. N'hésitez pas à la soutenir pour qu'elle soit prise en compte dans la prochaine campagne électorale !

22 mai. Le Point de cette semaine invite à un voyage en Bureaucratistan. On y voit la folle croissance des codes (urbanisme, santé, travail, environnement...). En 2020, ils ont encore tous augmenté de volume. Voir Indicateurs de suivi de l’activité normative, Édition 2021
Un nouveau site suit les actions du gouvernement. Ces actions correspondent-elles aux désirs des français ???

20 mai. L’écrivain et philosophe Gaspard Koenig lance un mouvement de citoyens et une plateforme baptisés Simple. Objectif : libérer les Français des normes et de la bureaucratie. Une initiative pleine d'espoir !

18 mai. Comment financer les retraites alors que la natalité diminue ? Certains libéraux demandent l'abandon du système par répartition (on répartit "ce qui est dans la caisse", le ratio cotisations versées / retraite peut diminuer) au profit de la capitalisation. Cela veut dire faire confiance à des fonds de pensions spéculatifs (qui peuvent faire faillite), et chacun pour soi (pas de solidarité avec les plus pauvres).
Pour soutenir la natalité, des prestations familiales compréhensibles seraient un gros progrès : une allocation par enfant indépendante de son rang (une notion qui n'a plus de sens dans les familles recomposées) et indépendante des ressources des parents. Les minima sociaux et les impôts seraient indépendants du nombre d'enfants. Tous dans le même bateau pour concrétiser la solidarité.

15 mai. Thomas Piketty, dans une chronique du Monde, défend un revenu de base en France pour combler les manques du système actuel (18-25 ans...). Le "socle citoyen" répond à cet objectif. Serait-il prêt à le soutenir ?
Il prône deux autres piliers. L'héritage pour tous, qui est une forme de réduction des inégalités patrimoniales. C'est à la fois essentiel et difficile : il faudrait stopper l'évasion fiscale.
Et le droit à l'emploi pour tous. Il ne s'agit pas là d'une "facile" décision financière nationale, mais d'un accompagnement personnalisé qui demanderait notamment des moyens humains considérables. Quelles modalités envisagerait-il ?

15 mai. Le COVID a trouvé en France une population âgée pour deux raisons : une faible mortalité de 2016 à 2019 (avec les taux de mortalité habituels, on aurait eu 70 000 morts de plus en 4 ans parmi la population de plus de 70 ans), et l'arrivée des babyboumers à un âge avancé. Au 1/1/2021, on compte 507 000 français vivants nés en 1945, et 726 000 nés en 1947. Leur taux de mortalité, encore faible (2,1% par an à 75 ans en moyenne hommes+femmes), va se mettre à augmenter rapidement (4% à 80 ans, 14% à 90 ans). L'augmentation des décès que l'on constate depuis le 15 mars 2020 n'est que partiellement imputable au COVID. COVID ou pas, le nombre annuel de décès va continuer à croître.

6 mai 2021. La vidéo Les Voleurs d'Âmes -1ère Partie (30 avril 2021, 1 heure) est l'occasion de réfléchir au complotisme. Voir une page de remarques.

19 avril. Le rapport de la Cour des Comptes sur le budget 2020 pointe le coût pharamineux des contentieux. Des règles fiscales ont été contestées avec succès devant les tribunaux. En cause, une fois de plus, leur complexité non maîtrisée.

16 avril. Voir une vidéo intéressante (1h30) sur la mortalité en France en 2020 (normale : elle s'explique par le vieillissement de la population) et la corruption financière "Big Pharma". Ceci dit, faut-il refuser la vaccination ? Et ne pas confiner ? Les auteurs ne débattent pas de cette question.

13 avril. Cumul temporaire emploi et RSA. Claude Malhuret, président du groupe Les Indépendants- République et Territoires au Sénat, propose en avril 2021 que le RSA ne soit pas supprimé quand un emploi est retrouvé, mais demeure un an.
Mille détails seraient à régler (APL et forfait logement, Prime d’activité, ASS, impact des configurations familiales...). Ce qui est significatif, c’est que la commission des affaires sociales a accepté de discuter ce projet de loi "impossible".
Une preuve de plus que nos élus sont complètement dépassés par la complexité du système. Ils ne savent que proposer des rustines, dans le plus grand mépris de bénéficiaires définitivement incapables de comprendre ce qui leur arrive.

11 avril. Dans "The stupidity paradox", Mats Alvesson et André Spicer constatent une tendance, dans les organisations bureaucratiques, à "fonctionner" sans se poser la question de sa raison d'être. Ne serait-ce pas une maladie grave et très répandue ?

6 avril. Après l'Allemagne, c'est l'Italie qui envisage une allocation familiale unique (250 euros par mois et par enfant) pour relancer la natalité et simplifier les dispositifs existants. Pourquoi pas en France, pour remplacer un empilage historique incompréhensible, ingérable et injuste ?

2 avril. Comme chaque semaine, l'INSEE donne les chiffres journaliers de mortalité, toutes causes confondues. Du 1 au 26 mars, il y a eu 42291 morts en 2021, 48544 en 2020 (COVID à compter du 15 mars), 43470 en 2019 et 49188 en 2018 (pic grippal). En ajoutant 2000 morts non encore comptabilisés (remontées manuelles), 2021 semble d'un niveau habituel, entre 2018 et 2019.
Voir une autre approche qui compte les décès annuels par tranche d'âge. La surmortalité 2020 par rapport à 2018 ne serait que de 19244, et non pas 58919 en chiffres bruts.

1 avril. Parmi les 4 mesures écologiques que défend l'atelier 2020 "écologie" des semaines sociales de France (SSF), je me réjouis de : Réguler la publicité non sollicitée pour limiter les incitations à la surconsommation. Les trois autres sont des catastrophes administratives. L'une veut faire peser de nouvelles obligations sur les processus d'achats publics qui sont déjà d'une invraisemblable complexité. Les deux autres demandent une mesure universelle et exhaustive du contenu carbone des biens et services, et de fiscaliser les émissions de Gaz à effet de serre (GES).
Autrement dit, on a déjà la TVA, la TICPE (produits énergétiques), la TICGN (gaz), la CSPE (électricité), les quotas carbone (cotés en bourse) et la taxe carbone, et il faudrait en rajouter ? Pour le profit des fraudeurs qui ont déjà détourné des sommes vertigineuses grâce aux dispositifs complexes existants ?
Et on va en faire autant pour d'autres types de pollutions : déchets nucléaires, déchets plastiques, pollution des eaux et des mers, pêche excessive, déforestation, pollution des sols, atteintes à la biodiversité (OGM, engrais et pesticides, abeilles...), pollution visuelle, pollution sonore, risque d’accidents, addiction au tabac, aux jeux, au sexe...?

1 avril 2021. L'énergie des français est utilisée non pas pour simplifier, mais pour profiter de la complexité. Ci-joint un panneau d'affichage "obligatoire", version simple (moins de 11 salariés), proposé par LegiSocial.

28 mars. L'enquéte d'envoyé spécial dans un centre de Pôle-emploi (voir replay, 1er sujet) me semble, hélas, représentative de l'état de délabrement de la fonction publique. 54000 personnes (effectif 2017) se débattent dans des règles inutilement compliquées, pour un résultat pitoyable. L'organisation Pôle-emploi - CAF est redondante.

19 mars. Chronique de Bruno Frappat (La Croix du 19 mars), "Des parapluies comme s’il en pleuvait" : Avec la suspension du vaccin AstraZeneca, les chefs d‘État et de gouvernement ont fait une course assez triste dans le sens de l’affolement moutonnier en refusant le courage de la pédagogie.
Avec cette triste séquence... aura été vérifié le caractère nocif et paralysant du "principe de précaution" élevé au temps de Jacques Chirac au niveau d’un principe constitutionnel. On comprend qu’il est plutôt un principe de protection des dirigeants, protection contre les attaques judiciaires éventuelles postérieures à leurs décisions. Un principe de paralysie de la décision qui entrave les analyses, bloque les moindres hardiesses, handicape les inventions, bride les imaginations et rend d’une incroyable raideur l’action politique dans les divers domaines de la vie en société... En caricaturant à peine on pourrait taxer ce principe dit de précaution de principe de lâcheté.

19 mars. Le débat budgétaire se déroule dans un clair-obscur, noyé sous 22 000 pages de documents publiées chaque année relève la commission Arthuis concernant la dette publique. Solution préconisée : l’instauration, au niveau parlementaire, d’une conférence nationale des finances chargée de rendre plus transparent et plus accessible aux citoyens ce débat technique et complexe. Autrement dit, ajouter au millefeuille administratif et écrire des pages supplémentaires...

12 mars. Le projet Hercule, en cours de discussion, vise à démanteler / privatiser davantage EDF. Une belle vidéo explique en 15' les horreurs qui ont été faites depuis 2000, et celles que l'on doit craindre.
Vu ce que je comprends des subventions aux énergies soi-disant vertes qui ont contribué à une dette EDF hallucinante, cette vidéo est hélas loin d'être exagérée.

11 mars. Voir sur le plateau de Christine Kelly (CNews) l'excellent débat d'hier soir sur le revenu de base entre Eric Zemmour (qui avait le rôle d'opposant), et Jean-Sébastien Ferjou (Atlantico) soutenu discrètement par Dimitri Pavlenko (Radio Classique). Durée 15' à partir de la minute 28. Voir aussi l'article de Marc de Basquiat paru hier sur Atlantico.

9 mars. Tocqueville, Huxley, Orwell et Ayn Rand : voir une analyse intelligente de Charles Gave.

3 mars 2021. Emmanuel Faber, PDG de Danone, a été évincé de la direction générale par des fonds d'investissement. Un combat emblématique, il s'agit de passer d'une entreprise ne cherchant que le profit à une entreprise prenant en compte l'intérêt général (social, environnemental...).

13 février. Le réseau mondial de prière du pape propose en février 2021 de prier pour les femmes victimes de violence. A lire, plusieurs témoignages poignants.

4 février. Vacciner contre un virus qui a autant de variants, est-ce une folie ? Lire l'article. L'avenir est plus incertain qu'on pourrait le penser...

3 février. La Nouvelle Calédonie est dans une situation difficile, bien décrite dans cet article. Le gouvernement est tombé le 2 février après la démission des indépendantistes. Les situations post coloniales sont rudes à vivre. Une minorité d'extrémistes peut susciter de graves violences.

2 février 2021. Des militants syndicaux ont exploré le site alimenté par Pôle emploi et consacré au plan « Un jeune, une solution ». Sur 289 offres examinées, 173 présenteraient « au moins une mention illégale ».
Comment mieux illustrer la complexité de la loi, et son effet dissuasif sur les offreurs potentiels d'emplois ?

30 janvier. Le revenu de base vu par des socialistes est décrit dans un projet de loi du 19 janvier 2021. Après le revenu universel d'activité de Macron et un rapport parlementaire sur la famille inspiré par la droite LR, il illustre une nouvelle fois, hélas, qu'incompétence et mauvaise foi sont les deux mamelles du monde politico-administratif français. En voir mon analyse (3 pages, le texte de 55 pages est joint) : elle pointe le genre d'horreur qui va réapparaitre dans la prochaine campagne électorale et qu'il faudra voir et dénoncer.

23 janvier. Google au service de ses annonceurs. Il y a 5 ans, une recherche thématique me permettait de trouver de nombreuses photos gratuites. Aujourd'hui, je suis orienté dans la majorité des cas vers des sites payants.
L'audience du présent site, gratuit et sans publicités, baisse régulièrement. Elle a été divisée par deux depuis début 2018. En cause, probablement, le fonctionnement du moteur de recherches de Google.

22 janvier. Selon Claude-Alexandre Gustave (Atlantico, 11 pages argumentées), les mesures actuelles, y compris la vaccination, n'arrêteront pas le virus. Il faudrait, après un confinement général draconien, repérer efficacement les cas contacts et les confiner strictement pendant 14 jours.
S'il a raison et que le COVID dure, que sera la société française en 2022 ? L'État et beaucoup de ménages n'auront plus de ressources financières. Il semble urgent d'y réfléchir.

20 janvier. A partir du 1 janvier 2022, c’est le réseau des Urssaf qui devrait assurer le recouvrement des cotisations Agirc-Arrco de retraite. Les partenaires sociaux freinent. Ils craignent qu’il y ait des suppressions d’emplois, et que le calcul des droits soit, à l’avenir, moins performant. La détermination des droits à une pension obéit à des règles très complexes, que seuls les organismes actuelles sauraient appliquer (voir Le Monde).
En clair, ces organismes redondants sont un repaire d'emplois inutiles, qui applique des règles qu'il faudrait simplifier drastiquement. Rappelons que, selon la Cour des Comptes, une pension sur sept est mal calculée. Peut-on faire pire ?

19 janvier. Cachés derrière le sourire du ministre, les services fiscaux sont dans une situation catastrophique. Les banques constatent un délai de réponse de 4 à 5 mois. Les répondeurs délivrent des informations générales sur le prélèvement à la source (que personne ne comprend), impossible de joindre quelqu'un.
La cause en la complexité des règles. Tenter un changement (prélèvement à la source) ou affronter l'imprévu (COVID), c'est faire naufrage.
Conséquence (par exemple) : les délais pour toucher une assurance-vie après décès (les banques demandent un papier du fisc) sont indéterminés.

16 janvier. Les aides ciblées et soumises à conditions de ressources (énergie, voiture, isolation...) devraient être remplacées par une majoration financière des minima sociaux, simple à gérer et souple d'emploi. Au contraire, un décret du 30/12/2020 transforme le chèque énergie en usine à gaz.
   1. L'enfer est pavé de bonnes intentions (électoralistes).
   2. Les fonctionnaires justifient leur existence en écrasant les bénéficiaires sous une bureaucratie incompréhensible.

15 janvier. La répartition des dépenses par politique publique a évolué entre 1995 et 2019, voir une comparaison fort intéressante.
En baisse, la défense, la famille et l'enseignement.
En hausse massive, les retraites.

14 janvier. La technocratie et les associations spécialisées dans l'accompagnement sont toujours plus favorables à un dispositif qui allie aide monétaire et "accompagnement vers l'emploi". Cela a pour avantage de leur garantir du boulot... et des financements publics.
Ainsi, on va développer la "garantie jeune". Pour cela, les "missions locales" recrutent et cherchent des locaux.
Rappel partiel du maquis concernant les 18-25 ans : allocations familiales, majoration pour âge, complément familial, allocation forfaitaire, allocation de soutien familial, allocation de rentrée scolaire, allocation d'éducation de l'enfant handicapé, RSA pour les parents, prime d’activité pour les parents, prime de fin d’année, allocation logement pour les parents, quotient familial, déduction des pensions alimentaires versées, réduction pour frais de scolarisation, APL, prime d’activité, RSA jeune, allocation adulte handicapé, bourses d’enseignement supérieur, allocations Pôle Emploi...

4 janvier 2021. «La lenteur de la vaccination française est un symptôme de notre déclassement». L'article d'Antoine Lévy publié ce jour dans Le Figaro (6 pages) vise juste. Au lieu de regarder la réalité en face et d'agir, l'élite politique et administrative française monte en épingle de faux problèmes pour cacher son inefficacité. L'échec du démarrage de la vaccination, flagrant si l'on se compare à l'étranger, n'est hélas qu'un exemple d'une situation générale. Dans tous les domaines que j'ai regardés, j'ai découvert une gestion calamiteuse.
Une importance beaucoup trop grande est donnée aux formations politiques (surfer sur les problèmes), économiques (théoriser), marketing (enrober de mensonges pour vendre) et juridiques (inflation de textes interdisant d'oser). Nous avons besoin d'ingénieurs dans l'administration et la politique... hélas, les professeurs, mal formés depuis des décennies, n'ont pas le niveau pour enseigner la règle de trois !
Notre ministre des finances présente bien... mais ne sait pas combien de m2 il y a dans un hectare. Que penser des critères qui rendent une personne ministrable, ou simplement éligible ? Le premier (le seul ?) est la capacité à séduire les électeurs, et non pas la capacité à manager et gérer. De plus, il n'y a pas d'objectif, pas de bilan, et pas de sanction si ce n'est en cas d'échec dans la manière de faire face à une urgence médiatique.


2020

16 décembre 2020. Le projet de référendum pour introduire la défense de l'environnement dans l'article 1 de la constitution détourne l'attention des vraies questions.
L'environnement est incompatible avec la croissance, la publicité. Il faut consommer moins, réparer au lieu de remplacer.
Réduire les émissions de CO2 est incompatible avec une énergie "éolien intermittent + centrales thermiques". Entre le risque du réchauffement et le risque nucléaire, il faut choisir. Le risque nucléaire est inévitable, vu ce qui existe.

12 décembre. Depuis plusieurs dizaines d'années, les français sont les derniers de la classe en maths. Et donc maintenant les enseignants. Il y a là une cause probable de multiples problèmes :
   - Le nucléaire n'est plus maîtrisé (dérapages de coûts et délais). Faudra-t-il vendre nos centrales pour en sortir ?
   - Malgré les rapports, l'éolien continue à être subventionné comme si c'était une énergie verte.
   - Comment gérer la dette, le COVID... quand on ne maîtrise pas la fonction exponentielle ?
   - Le revenu de base est mieux compris dans les autres pays européens.
   - Au lieu de réfléchir, on manifeste.
   - Les élus votent des lois "philosophiques" (laïcité...) au lieu de veiller aux coûts de gestion de l'administration.
   - Les médias commentent les discours plus que les faits. Le moindre graphique est jugé trop savant.

8 décembre. Y aurait-il un lien entre les guerres livrées par la France dans les mondes musulmans et l'augmentation des vocations terroristes ? Les guerres, loin d'atteindre les objectifs affichés, ne sont-elles pas contre-productives ? Cette question est posée le 14 novembre dans une Tribune de BIBLIOBS. Elle est reprise le 26 novembre et le 6 décembre. Selon des travaux, nombreux et convergents, il existe bien un lien entre le nombre d’attentats dont sont victimes les pays et leur engagement dans des conflits extérieurs.
Voulons-nous pour l'avenir une France toujours aussi guerrière, exportatrice d'armements et équipée de l'arme atomique ?
Une loi de 2003 punit l'outrage à l'hymne national. Nous risquons de devoir chanter encore longtemps "qu'un sang impur abreuve nos sillons".

6 décembre. Je suis président d'une association, sans salariés ni locaux et au budget minuscule. La banque (Société Générale), pour "bâtir une relation transparente, confiante et durable" et "renforcer la sécurité", m'envoie 7 pages : questionnaire détaillé et liste de 22 documents à fournir. Mon agence a déjà les renseignements utiles et à jour. Outre l'aspect intrusif, les contraintes administratives découragent le bénévolat.
J'apprends la vraie cause : lutter contre le blanchiment. Quand on a un marteau (ici l'administration), tout problème (le blanchiment) est un clou. Et on tape sur les doigts de n'importe qui. Efficacité assurée !

5 décembre. Les rapports du GIEC attribuant à l'homme le réchauffement climatique sont remis en question par certains scientifiques. Des climato-sceptiques complotistes ? J'ai regardé de plus près, voir la page "Ecologie, climat". Elle a évolué au fil de mes lectures. Le sujet est complexe, l'humilité s'impose.

3 décembre. Une chronique de l'économiste François Bourguignon dans Les Echos explique l'avantage en France du revenu universel : une considérable simplification du maquis réglementaire actuel.

2 décembre. Extrait de "Un temps pour changer", du pape François : Reconnaître la valeur pour la société du travail des personnes non salariées est un élément essentiel de notre réflexion dans le monde post-Covid. C’est pourquoi je pense qu’il est temps d’explorer des concepts tels que le revenu de base universel (RBU), également connu sous le nom d’impôt négatif sur le revenu (INR) : un paiement forfaitaire inconditionnel à tous les citoyens, qui pourrait être versé par le biais du système fiscal.
Le RBU pourrait remodeler les relations sur le marché du travail, en garantissant aux gens la dignité de refuser des conditions d’emploi qui les enferment dans la pauvreté. Il donnerait aux gens la sécurité de base dont ils ont besoin, supprimerait les stigmates du welfarisme et faciliterait la mobilité entre les emplois, car les modèles de travail fondés sur la technologie sont de plus en plus demandés. Des politiques comme le RBU peuvent également aider à libérer les gens pour qu’ils puissent combiner salaire et temps consacré à la communauté.

Les précisions mises en gras sont importantes pour éviter les utopies.

1 décembre. Il devient possible de changer de complémentaire santé à tout moment, et pas seulement à l'échéance. Le démarchage téléphonique va redoubler !

1 décembre 2020. La lettre quotidienne de Médiapart du 30 novembre relève que les féminicides ont lieu dans le cadre des relations hétérosexuelles. Donc, pour rendre possible l’émancipation des femmes et des hommes, il faut se libérer de l’hétérosexualité. D'un extrême à l'autre. L'article est du philosophe Paul Presciado, ex Beatriz (transgenre). J'ai relu trois fois avant de croire que la presse pouvait en arriver là.
Le beau film Petite fille diffusé par ARTE le 2 décembre, visible en replay, a changé mon regard sur ce sujet.

28 novembre. J'ai participé aux Semaines Sociales de France sur le thème "une société à reconstruire". Parmi les sujets, j'ai choisi l'écologie. J'ai été surpris d'entendre vanter avec insistance la taxe carbone (voir les propositions ECO1 et ECO3 du manifeste de l'engagement). C'est une effoyable usine à gaz administrative qui produit effets d'aubaine et malversations. Pourquoi ne pas la remplacer par une simple TVA majorée sur l'énergie, puisqu'il n'existe aucune énergie propre ?
La simplification administrative (revenu de base...) est absente des 28 propositions. Les règles nationales incompréhensibles stérilisent la "subsidiarité" qui restera un voeu pieux. La complexité favorise les effets d'aubaine au profit des plus malins.

27 novembre. Covid-19 : l’Europe flouée sur le remdésivir du laboratoire Gilead. Voir aussi une explication vidéo. Qui voudra se faire vacciner par de tels requins ?

26 novembre. L'Assemblée Nationale adopte la proposition de Valérie Petit, par 106 voix pour et 11 contre : lancer un débat public sur la création d’un mécanisme de revenu universel appelé "socle citoyen". Ce débat va donc commencer à partir de la réflexion concrète menée par l'AIRE et Marc de Basquiat depuis 2014, incluant pour les enfants une allocation familiale unique. Ce n'est pas encore un aboutissement, mais une étape majeure dans un processus soutenu au niveau international par le pape François. Voir un décryptage par Marc de Basquiat.

25 novembre. Transition énergétique, la face cachée. Ce reportage d'ARTE, visible en replay jusqu'au 21/1/2021, montre une réalité désolante. Le "verdissement" de l'industrie (voitures électriques, éolien...), dans un contexte de guerre économique, n'est qu'illusion et mensonge au service de la croissance. La sobriété est la seule voie.
Une note de Terra Nova (Alexis Masse, 25/11/2020) se réjouit des progrès de la "finance verte" et souhaite le développement de la finance sociale. Autrement dit, le mariage de la carpe et du lapin peut donner une progéniture ayant toutes les qualités : rendement, écologie et réduction des inégalités !

23 novembre. La députée Valérie Petit invite une nouvelle fois le Gouvernement à ouvrir et organiser un débat national et citoyen en 2021 sur la création, l’expérimentation, le financement, la mise en œuvre et l’évaluation d’un mécanisme de revenu universel baptisé "socle citoyen".
Aux USA, Joe Biden nomme Jones Damon, favorable au "Basic income", dans son équipe de transition économique.
La crise financière ("reset") avancerait discrètement derrière la crise sanitaire. Y a-t-il un rapport avec le revenu de base ? Un article et une vidéo de Plamète360 posent la question. Mais les éventuelles arrière-pensées de certains acteurs (liquider le système social) sont, hélas, davantage discutées que la réalité technique. La première question non abordée est la suivante : est-il préférable d'aborder l'inévitable crise financière avec un revenu de base simple, ou avec notre système effroyablement compliqué ? Et la seconde : quel revenu de base ?

20 novembre. Un texte engagé de François Cassingena Trévedy à télécharger (5 pages) éclaire le sens de l'eucharistie et dénonce le cléricalisme (monopole sur les sacrements). Il est bienvenu quand à l'inverse, certains catholiques demandent que les messes restent autorisées en ce temps de confinement.

12 novembre. Le film Hold up (COVID), 2h42, fait un tabac à peine disponible. Les médias le critiquent sévèrement : erreurs, mensonges, élucubrations complotistes non étayées. Il est supprimé de certains canaux de diffusion gratuite. Mais il n'est pas interdit, ce qui prouve que notre société n'est pas totalitaire.
Le film dénonce "mensonges et corruptions" en utilisant lui-même des moyens douteux.
Nos élus ne sont ni tout puissants, ni capables de manipuler à leur guise. Ils sont dépassés par les problèmes. Ils essayent de surfer au mieux dans la tempête avec la compétence première qui leur a permis d'être élus : le marketing, la publicité. Ils savent se vendre. Et cette capacité se retourne contre eux, car la déception sème la défiance. En cherchant des coupables, le film passe à côté du vrai diagnostic et risque de semer la violence.
Un "reset financier mondial" que certains prépareraient est évoqué, sans preuves. Qu'en penser ?
Si c'est faux, alors que le système financier est moribond avec l'explosion des dettes et des inégalités, cela voudrait dire qu'il n'y a pas de pilote dans un avion en perdition. Ce serait infiniment grave, mais c'est fort possible, et même conforme au rasoir de Hanlon : "Ne jamais attribuer à la malveillance ce que la bêtise suffit à expliquer".
Si c'est vrai, le film imagine que des très riches préparent un reset pour eux, avec notamment la mort des pauvres (la moitié de l'humanité) : avec les robots, on n'en a plus besoin. Il invite à la révolte, au meutre de nos élites.
La voie, c'est un reset fraternel.

11 novembre. Pourquoi ne révèle-t-on que maintenant que les masques chirurgicaux sont lavables ? Pourquoi est-ce Que choisir qui le révèle ? Mon avis, c'est que remplacer le "jetable" par le "réutilisable", c'est-à-dire lutter contre l'obsolescence accélérée, serait mauvais pour les intérêts de certains et pour la croissance. La publicité a occulté dans nos têtes les méfaits du jetable.
A la Une de Télérama cette semaine, "Toujours plus de plastique, LE MYTHE DE RECYCLAGE". En Europe, 14% des plastiques sont collectés pour recyclage, mais 2% le sont vraiment. On ferait mieux de s'en préoccuper que de gaspiller 100 milliards pour du vent (éolien). Voir TEK4life.

10 novembre. Le RSA est à la charge financière des départements, plombant les finances de ceux qui ont beaucoup de pauvres. C'est évidemment idiot. Une réforme pourrait être testée en Seine-Saint-Denis. Mais les départements seront moins enclins à exclure ceux qui ratent une démarche ou un rendez-vous. La logique, évidente, est de rendre le RSA inconditionnel.

9 novembre. "Cessez d'être gentils, soyez vrais". Cette vidéo (1h40) de Thomas d'Ansembourg, psychothérapeute belge, a été vue presque deux millions de fois depuis 2017. Une belle raison d'espérer !

8 novembre. Les assurances-vie ont de multiples inconvénients. Elles réduisent ou annulent les droits de succession au profit des seuls foyers aisés qui en paieraient. N'étant souvent pas transférables, elles gênent les changements de banque. Lors du décès, la complexité des règles fiscales qui ont évolué au fil des années oblige à faire transiter le dossier par le fisc, ce qui allonge de plusieurs semaines des délais déjà importants. Elles incitent à épargner, alors que le gouvernement aimerait que la consommation augmente pour sauver des emplois.
En cette période difficile (forte hausse de la dette), il faudrait supprimer les avantages fiscaux des assurances-vie, ainsi que les services qui les gèrent.

2 novembre 2020. Deux liens pour prendre du recul sur la pensée unique :
Le site Syti.net/Topics.html, avec des articles pas récents mais toujours d'actualité ;
Complotisme ou paranoïa ? Des propos éclairants de Ariane Bilheran sur les mesures COVID 2020 (vidéo de 47').

31 octobre. On a compté 523 morts COVID le 27 octobre, mais 257 la veille et 235 le lendemain, parce que les remontées des comptages sont irrégulières, notamment venant des EHPAD. La surmortalité 2020 par rapport à 2019 et 2018, toutes causes confondues, (chiffres INSEE) est plus fiable mais connue plus tardivement. En prenant des moyennes hebdomadaires, elle a culminé = +1000 /jour fin mars-début avril.
Du 16 mars au 1 mai, la surmortalité 2020 a été de 24 846. Du 2 mai au 17 octobre, on compte 1587 morts par jour au lieu de 1547 en moyenne 2019-2018, soit 6792 morts de plus.
Le site Euromomo.eu donne en bas de page des graphiques "Z-scores by country" intéressants sur l'évolution de la mortalité dans différents pays depuis 2017. Les pics "COVID" ne sont pas très différents d'autres pics, par exemple dûs à la grippe saisonnière.

28 octobre. Marc de Basquiat fait des propositions simples, justes et finançables pour une réforme des retraites. Voir son rapport publié par Génération Libre et commenté par Le Point.

25 octobre. Le Secours Catholique et l'association grenobloise Aequitaz publient "Sans contreparties", un rapport qui plaide pour la mise en place d'un revenu minimum garanti inconditionnel.

20 octobre. Dans sa lettre d'octobre, les Semaines Sociales de France sont réservées sur le "salaire universel" évoqué à Pâques par le pape François. Deux raisons sont invoquées :
- Peur de voir disparaître des services publics comme la santé. Mais ce n'est pas le sujet. Aucun projet de revenu universel ne remet cela en cause. Au contraire, déjà maintenant, la part "sécu" est grignotée par les assurances complémentaires privées.
- Le travail est important dans la participation sociale. Mais l'absence de revenu universel ne crée pas des emplois !
Concrètement, cela revient à défendre le maintien d'un RSA compliqué et troué (beaucoup de non-recours, les 18-25 ans sont exclus, le barème dissuade de se marier...) plutôt qu'un système simple qui assurerait à tous un minimum vital de montant équivalent.

7 octobre 2020. Eoliennes indésirables en forêt : Selon Médiapart, des associations sont vent debout contre ces déboisements. On les comprend.

30 septembre. Gaël Giraud s'exprime pendant deux heures : une vidéo qui vaut la peine !

28 septembre. Les grosses ficelles statistiques de la maîtrise du chômage. Ce pourrait être pire en Grande-Bretagne.

21 septembre. Pourquoi fait-on de la publicité (TV...) pour traiter la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l'âge) ? Parce que les traitements (Avastin commercialisé par Roche et Lucentis commercialisé par Novartis) sont d'un prix exorbitant. Novartis est actionnaire de Roche. Pour une fois, ces laboratoires (ainsi que Genentech) ont été condamnés en France à 445 millions d'amende. C'est le maximum légal. Une paille pour Roche, dont le chiffre d'affaires a été de 59 milliards en 2019.
Ces abus sèment la défiance. Le gouvernement devra redoubler d'efforts publicitaires pour convaincre de se faire vacciner (grippe, COVID).

15 septembre. L'institut Sapiens vient de publier une étude sur la santé. Voir mon analyse, c'est un bel exemple de lobbying mensonger pour défendre les complémentaires santé : une activité lucrative et inutile que les français payent 6 milliards.

15 septembre. Le COVID est le prétexte pour abandonner le projet de revenu universel d'activité. La vraie raison, hélas non reconnue, est que le dossier RUA a été lancé sur de mauvaises bases : on ne peut pas rationaliser les minima sociaux sans toucher aux prestations familiales et à l'impôt sur le revenu.

14 septembre. Une commission d'enquête parlementaire dévoile d'impressionnants ratés en matière de prestations sociales. Ce serait la faute des organismes gestionnaires. Pas un mot sur la vraie raison : la complexité du système le rend incompréhensible, inepte, non maîtrisable.

12 septembre. La complexité des minima sociaux met les intéressés dans des situations tragiques. Malgré ses moyens, la CAF est dépassée. Médiapart dénonce cette situation ubuesque sans la comprendre, et ne sait rien proposer pour la corriger. La seule solution technique est le revenu de base. Jamais il n'a été aussi urgent.

7 septembre 2020. Au substantif comploteur (personne qui fomente un complot), a été ajouté l’adjectif complotiste (adepte paranoïaque de théorie(s) du complot) : on n’a pas marché sur la lune, le 11 septembre et le COVID 19 sont voulus par une petite élite de milliardaires voulant accaparer pour eux-mêmes les richesses limitées de la planète et réduire la population mondiale.
Ariane Bilheran [voir Le moment paranoïaque - le déferlement totalitaire - face à la dialectique du maître et de l’esclave] va plus loin : les psychopathes et paranoïaques dirigent le monde. Ce ne sont donc pas les complotistes qui sont paranoïaques : ils disent la vérité. Elle affirme par exemple le caractère intentionnel de transformer les enfants non pas en citoyens à l’esprit critique affûté, mais en simples consommateurs lobotomisés par les écrans. Elle conseille : ramenez vos enfants au bercail également si vous le pouvez, car vous ne pouvez pas maîtriser ce qui se passe dans les écoles.
Mais ce sont les meilleures écoles de la République (Normale Sup lettres en 1999) qui ont formé Ariane Bilharan ! Elle ne se considère manifestement ni comme esclave lobotomisée, ni comme maître paranoïaque. Elle serait dans une troisième catégorie, celle qui dénonce.
La question dérangeante est alors celle-ci : dans quelle catégorie suis-je ? Je suis parfois l’esclave lobotomisé devant ses écrans, parfois une graine de milliardaire qui cherche à maximiser son profit dans les transactions commerciales, parfois un révolté. Mais révolté de quoi ? Du grand méchant capital ? Que d’autres profitent plus que moi du système ?
Dans les turbulences que nous vivons, Ariane Bilheran conseille de développer son autonomie (alimentaire…). Mais c’est risquer de vivre dans la peur. Plus radicalement, si je rêve d’un monde où l’amour remplace l’appât du gain, pourquoi est-ce que je ne pratique pas aujourd’hui le don inconditionnel, qui n’attend rien en retour et qui fait confiance ?

31 août. Les droits de succession en ligne directe sont faibles en France. L'observatoire des inégalités explique "Héritage : comment transmettre un million d’euros sans payer d’impôts". Il rejoint mon analyse du 16 mars 2020.

26 août. "Le virus est le fruit d’une croissance économique inique". Les paroles de ce jour du pape François sur les inégalités sont renforcées par la publication d'un texte de 3 pages "Jubilé pour la terre" le 1 septembre.
Le gouvernement va tenter de relancer la croissance de l'économie en aidant les entreprises françaises face à la concurrence. Et les autres pays feront de même, pour un résultat évidemment nul, si ce n'est l'appauvrissement des États, l'enrichissement des actionnaires, et une reprise de la consommation aux dépens de la planète.

20 août. L'allocation de rentrée scolaire, qui concerne 52% des enfants de 6 à 17 ans vu les seuils, est majorée de 100 €.
Cette mesure vise à rassurer : dormez tranquilles, tout continue comme avant.
Sur le fond, elle accentue les écarts erratiques de l'ensemble des prestations familiales selon les enfants : de 0 à 400 € par mois sans aucune raison compréhensible.
Une allocation familiale unique et le revenu de base rendraient impossible une telle démagogie hypocrite.

12 août. Depuis 2007, le gouvernement agit contre l'excès de sucre en imposant sur les publicités une mention sanitaire qui dit le contraire de ce à quoi elles invitent.
En 2018, les néonicotinoïdes (insecticide) ont été interdits. En 2020, les pucerons menacent le rendement des betteraves. Ce serait l'occasion de réduire la production de sucre. Mais non : le gouvernement autorise le retour, jusqu'en 2023, des néonicotinoïdes.

11 août. Alternatives économiques met en évidence une aberration du système quand un parent isolé reçoit une pension alimentaire : celle-ci fait perdre l'ASF (116 € par enfant), réduit le RSA et la prime d'activité et réduit l'aide au logement. Au total, une pension de 400 € pour deux enfants peut faire perdre 560 € d'allocations !
Avec l'imbrication des dispositifs sociaux, familiaux et fiscaux, il est impossible d'imaginer une "rustine" satisfaisante. Le système n'est plus maintenable. La seule bonne solution, c'est l'allocation familiale unique et le revenu de base.

9 août. L'avis d'imposition sur les revenus 2019, prélevés à la source, est arrivé.
Cas simple d'une retraitée en EHPAD dont l'impôt net est de 764 €. Elle a été prélevée sur ses retraites de 3358 € en 37 fois (invérifiable). On lui a restitué 1398 € en janvier 2020. Et on lui a remboursé au final 896 €, correspondant à une mauvaise estimation de l'impôt.
Auttre exemple (couple) : impôt net 1391 €, prélèvements sur les retraites 5315 € en 60 fois, restitution en janvier 2020 de 2848 €. La présence d'un impôt proportionnel inhabituel et partiellement prépayé rend la vérification impossible et aboutit par hasard à un reste à payer faible (67 €).
La communication gouvernementale (c'est simple) est mensongère, elle crée un climat de défiance.

1 août 2020. Chacun sait qu'on ne construira plus autant de voitures, d'avions, de paquebots qu'avant, qu'il faudrait simplifier l'administration, réduire l'armement (nucléaire) et le luxe... Il y aura durablement beaucoup de chômeurs, et on ne pourra plus les payer en augmentant la dette. Le monde d'hier n'est plus, il faut reconstruire une société basée sur la sobriété et le partage.
Mais l'angoisse empêche d'affronter ce défi. Le gouvernement persiste à rassurer avec la croissance (verte) qui va nous sauver. Une nouvelle loi fait semblant d'encadrer plus strictement le démarchage téléphonique. Les médias parlent des vacances, du masque. La France, en état de sidération, fonctionne comme avant et retient son souffle. En 2008, on espérait que le passé dure quelques années, on espère maintenant à l'horizon de quelques semaines.
Tout se passe comme si, depuis 40 ans, l'élite ("1%") savait que la planète ne pouvait pas supporter 5 à 10 milliards d'humains ayant un niveau de vie occidental. Elle a décidé de nier, d'accélérer le pillage des matières premières et de s'emparer d'une part croissante du trop petit gâteau grâce à une mondialisation dérégulée. Le peuple, complice, a cru le mensonge et a suivi : "après moi le déluge". "profitons de la vie avant de mourir".
Le bateau va faire naufrage. Dans la panique du "sauve-qui-peut", y aura-t-il entraide ou violences ? Cela dépend de la force intérieure, spirituelle, que chacun aura laissé se développer en lui.

14 juillet. Sans surprise, Emmanuel Macron confirme qu'il veut la croissance et l'écologie, dans la ligne des mesures déjà prises : prime à la casse, aides à l'isolation des logements sous conditions de ressources qui génèrent un démarchage téléphonique odieux et des arnaques. Pas question, hélas, d'arrêter les subventions à l'éolien.
Sans surprise aussi, il évoque le maintien de la taxe d'habitation pour 20% des ménages, et donc de l'effet de seuil invraisemblable entre ceux qui la payent et ceux qui ne la payent plus. Il rejette la solution propre qui aurait consisté à augmenter les tranches de l'impôt sur le revenu. Il rejette la taxation des patrimoines et donc la réduction des inégalités patrimoniales.
Le déficit 2020 sera placardisé pour longtemps. La dette réelle sera bien supérieure à la dette qu'on affichera.
Le dossier retraite sera réouvert dans un délai indéterminé. Il n'est plus question du dossier "Revenu Universel d'Activité".
Après un temps d'arrêt involontaire, on va repartir droit dans le mur. La théorie du ruissellement - aider les riches est favorable à tous - reste le fondement soutenu par les milieux économiques et la presse. Le mensonge sert de carburant.
Les déçus seront nombreux. La rentrée sociale sera chaude. Seule consolation : un autre président aurait pu faire pire.

1 juillet 2020. Le gouvernement prévoit d'isoler la dette "COVID". Cela veut dire créer une structure administrative de plus, à l'image de la CADES pour la "dette sociale". Drôle de manière de chercher des économies !

1 juillet. Macron a annoncé 15 milliards supplémentaires consacrés à la conversion écologique de notre économie. Quand on entend la porte parole du gouvernement se féliciter de la prime à la casse, on peut craindre le pire.

30 juin. L'indemnisation de l'activité partielle en 2020 évolue chaque mois, pour le plus grand profit... des vendeurs de solutions de gestion.

30 juin. Le "Ségur" de la Santé française ou, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Voir l'article sur le site EPLF. Une situation désolante !

29 juin. L'Assemblée nationale vote la loi de finances rectificative pour 2020 : c'est une invraisemblable collection de nouvelles "rustines", qui oubliera certains et profitera abusivement à d’autres. La députée Valérie Petit a proposé un amendement pour étudier le revenu de base comme solution de fond, mais n'a guère été écoutée.

5 juin 2020. La prime à la conversion (prime à la casse) et les bonus écologiques montrent leur vrai visage, avec une éventuelle extension aux achats de véhicules thermiques émetteurs de plus grandes quantités de CO2 : non pas l'écologie, mais le soutien à l'industrie automobile. Il faut jeter plus vite les vieux véhicules pour en fabriquer de nouveaux. Voir les nombreux niveaux des primes.

25 mai. Philippe Douste Blazy (vidéo de 4 minutes) démonte l'étude contre Raoult et porte des accusations gravissimes contre les intérêts financiers dans le domaine de la santé. Didier Raoult confirme l'efficacité de l'hydroxychloroquine. Il pose la question générale du remplacement des médicaments anciens (du domaine public, pas chers) par des nouveautés onéreuses (sous brevets) qui ne font pas mieux. Le site sante-corps-esprit.com explique longuement ce point de vue.
La question technique sur l'efficacité du médicament, difficile, se transforme en critique d'un système trop inféodé à l'argent pour accepter une solution qui ne rapporterait rien aux entreprises pharmaceutiques. Sur ce terrain, chacun peut comprendre. Malgré la retenue des médias dominants (mais ils sont eux aussi suspectés d'être au service de l'argent), le système politico-économique risque de perdre le peu de crédibilité qui lui reste. Il faudra les mesures très fortes pour "obliger" les français à se faire vacciner, quand un vaccin sera prêt.
La révision des installations de traitement d'air semble être une bonne idée pour limiter la propagation du virus. Il y aurait moins d'épidémies de toute sorte dans les EHPAD qui fonctionnent avec des puits canadiens (c'est-à-dire par construction en tout air neuf). Comment faire pour qu'elle soit considérée, alors que Big Pharma n'y a aucun intérêt ?

21 mai. La Ligue de football professionnel, en difficulté financière, a voté la souscription d’un emprunt garanti par l’État de 224,5 millions d'euros. Comme pour les banquiers, c'est Face je gagne (salaires scandaleux de certains joueurs et traders), Pile tu perds (l'État paye les dégâts).
Pourquoi ne pas faire payer ceux qui sont devenus multi-millionnaires en période de vaches grasses ?

19 mai. C'est l'époque de la déclaration d'impôts sur les revenus 2019, qui permettra de corriger, une troisième fois, les prélèvements à la source déjà effectués. Deux solutions. Ou bien accepter ce que Bercy a préparé, ou bien chercher à comprendre. Dans le premier cas, l'oubli de déductions (dons aux oeuvres...) sera pénalisant, et l'oubli de déclarations (plus-value financière...) fera risquer une sanction. Chercher à comprendre n'est envisageable qu'à partir d'un bac+5 scientifique. Commencer par déchiffrer l'avis d'imposition sur les revenus 2018 (année pas si blanche qu'annoncé). Ensuite, plonger dans la brochure pratique de 410 pages. La bonne nouvelle, c'est que si survient une terrible migraine, ce n'est peut-être pas le COVID 19.

14 mai. A lire : une courte analyse de domaines où l'État pourrait faire des économies. L'oublier ? Déprimer ? Ou agir ?
Ce que j'ai vu dans ma carrière, notamment Place Beauvau en 1998-2000, confirme ce diagnostic accablant. Les responsables politiques et directeurs, débordés par les urgences médiatiques et ne restant que 2 ans dans leur poste, ne s'occupent pas de gestion et ne délèguent pas. Privés de toute capacité d'initiative, les fonctionnaires non soumis à la pression de "clients" s'occupent de leur carrière, ou se ménagent une place tranquille.

11 mai. Les médias insistent sur le grand nombre de morts du coronavirus aux USA : 80000, alors que rapporté au nombre d'habitants (328 millions), il y en a 1,6 fois plus en France (26380 morts pour 67 millions d'habitants). Ils développent ainsi au mieux la défiance de ceux qui ont un minimum d'esprit critique, au pire la passivité. Ils manipulent au lieu d'éduquer.
Bien sûr, les chiffres bruts sont à analyser en prenant aussi en compte le démarrage plus tardif de la pandémie aux USA.
La situation au Brésil pourrait être catastrophique, les chiffres officiels (11100 morts pour 210 millions d'habitants) étant lourdement sous-estimés.

5 mai. Quelle société pour demain, après l'échec de communisme et les fausses valeurs du néolibéralisme ? Le sociologue Alain Caillé propose le convivialisme. Ecouter son analyse lumineuse sur France Inter (10' à partir de la minute 54).

4 Mai. Voir la tribune Plaidoyer pour un « socle citoyen » dans le Nouvel Observateur. Des explications techniques sur ce socle citoyen (ou revenu universel / revenu d'existence / revenu de base) sont données sur le site de StepLine.

3 mai 2020. Les propositions écologiques pour le monde d'après confinement abondent, par exemple "Propositions pour un retour sur Terre". Parmi des dizaines de mesures, je vois "instauration de quotas d’énergie/matière par individu, variable en fonction de la situation géographique".
Les auteurs n'ont pas tiré la leçon de la taxe carbone. Les certificats d'économie d'énergie (CEE) sont complexes. Ils génèrent des fraudes et malversations à grande échelle, dont les campagnes téléphoniques pour l'isolation à 1 euro sont la face visible.
Leur démarche est de type marxiste : remplacer la régulation par l'argent par une régulation décrétée d'en-haut et mise en oeuvre par des armées de fonctionnaires.
Le monde d'après dont je rêve est un monde plus simple. Non pas plus de règles, mais moins de règles. Les dispositifs actuels (TVA, IR, ex-ISF...) sont suffisants pour réguler la consommation et réduire les inégalités. Le progrès serait de supprimer beaucoup d'exceptions.
Cela revient à traiter les déchets de notre système socio-fiscal. Quoi de plus écologique ?

29 avril. L'énergie verte existe-t-elle ? Regardez le documentaire de Michael Moore (en anglais, sous-titré anglais). Comment se fait-il que la publicité mensongère nous fasse à ce point prendre des vessies pour des lanternes ? Et que le gouvernement subventionne ces mensonges ?

19 avril. Au lieu de demander l'arrêt des centrales nucléaires, les écologistes feraient mieux de demander l'arrêt du nucléaire militaire. Voir la pétition à signer. A moins qu'ils ne soient inféodés aux intérêts financiers des fabricants d'éoliennes ?

19 avril. Revenu de Base et COVID-19. Voir un excellent article de Guy Standing. Que penser, par rapport au RdB, de l'aide aux chômeurs, de la monnaie hélicoptère, d'un montant pour démarrer dans la vie ?

17 avril. Alors que les soignants, souvent peu payés, se donnent sans compter, "les ravages de la finance sur l’organisation des soins et du système de santé français mais aussi international sont catastrophiques". Lire Médicaments anti-cancer, peu efficaces, souvent toxiques et hors de prix (ed Michalon) de Nicole et Gérard Delépine. Ecouter ce dernier (1h48).
Des personnalités contestées mais intéressantes.
Difficile d'y voir clair au plan médical : intérêt du dépistage de certains cancers ? Intérêt de certaines vaccinations ? Efficacité des innovations médicales chères ? Une chose est sûre : les revenus, dividendes et patrimoines exorbitants sont malsains, ils sèment le doute sur les vraies raisons des décisions. A qui va l'argent quand on fait des dons pour la recherche sur le cancer ? Jacques Crozemarie est mort, mais son héritage pourrait subsister.
La France étouffe sous l'hypertrophie administrative. Supprimer les doublons de gestion des remboursements (SS et complémentaires) en redonnant à la SS tous les remboursements essentiels et en rendant la part complémentaire facultative serait une décision de bon sens. Médiapart dénonce une note de la CDC qui veut au contraire privatiser davantage, par exemple en multipliant les Partenariats Publics Privés qui ont prouvé leur efficacité... pour les actionnaires !

12 avril. Greenpeace fait partie des initiateurs d'une pétition en 7 points, pleine de bons sentiments : des souhaits pour l'après virus.
Mais concrètement, que veut dire par exemple la première demande : "L’arrêt immédiat des activités non indispensables pour faire face à l’épidémie" ? Lesquelles, tout étant enchevêtré ?
La réponse est dans le préavis de grève déposé par la CGT (services publics) du 1 au 30 avril. On y trouve la même phrase, complétée ainsi : et la mise en autorisation spéciale d’absence des agents avec maintien intégral de traitement et des primes.
Signer la pétition utopique "Greenpeace" veut dire, concrètement, soutenir les demandes de la CGT dans son préavis de grève. Il importe donc de les lire avant de signer !
Le collectif d'organisation de la pétition comprend Action Aid, Action Non-Violente COP 21, Alternatiba, Attac France, CCFD Terre Solidaire, Confédération paysanne, CGT, Convergence nationale des Services Publics, Fédération syndicale unitaire (FSU), Fondation Copernic, Les Amis de la Terre France, Notre Affaire à Tous, Oxfam France, Reclaim Finance, Unef, Union syndicale Solidaires et 350.org.

11 avril. En pleine crise sanitaire, tout un lot de mesures en soutien aux projets d'éolien (voir 5/12/2019) ont été prises par Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire (voir Boulevard Voltaire). Avec le mot écologie, on donne bonne mine aux plus onéreuses stupidités.

10 avril. A relire, un article de 2013 : Manger-Bouger, 12 ans d’échec des politiques de prévention. En conclusion : Les « remèdes » de l’État, nœud central de tous les conflits d’intérêt, sont à peu près toujours pires que le mal.

4 avril. Le télétravail se développe du fait de la crise, et restera à un niveau élevé quand elle cessera. La durée travaillée sera non mesurable dans un nombre croissant de cas. Déjà, c'est souvent un paramètre adminstratif déconnecté de la réalité. Pour les temps partiels, il est facilement "optimisé" pour se rapprocher du SMIC horaire et payer moins de cotisations sociales.
Cela veut dire qu'il faut rendre les taux de cotisations sociales indépendants du niveau de salaire, et supprimer le SMIC. La simplification sera considérable. De nombreux effets pervers disparaîtront (trappes à bas salaires...).
La durée travaillée (maxi...) restera dans les règles d'hygiène et sécurité, mais pas dans les questions financières.
Avec des minima sociaux simples et bien dimensionnés (revenu de base), les employeurs qui voudraient sous-payer leurs salariés ne trouveront pas d'amateurs.

3 avril. La monnaie hélicoptère : remède miracle face à la crise du coronavirus ? Voir l'article de La Tribune.

2 avril. Message reçu de LegiSocial destiné aux employeurs : Le CPA, Compte Personnel d'Activité, est une plateforme numérique unique qui regroupe 3 comptes : le CPF, le CEC et le C2P. Tel est le must de la simplification comprise par nos instances dirigeantes : un quatrième sigle pour en chapeauter trois autres. Est-ce ainsi qu'on va donner envie d'embaucher ?

1 avril. Un message circule : des hosties consacrées ne contiendraient aucune trace du corps du Christ, selon un test ADN.
Le test a été effectué par la société sATaN. Attention aux imitations de Jésus-Christ, aux publicités mensongères de cette société qui prétend savoir : il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier : "Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu." [Mc 1,23]
Pour ne pas prendre n'importe quel messie pour une lanterne, il faut utiliser les tests gratuits rADiN de la société ADoNai.

1 avril. Retour sur l'éolien (voir 5/12/2019). Michel Faure interpelle Xavier Barbaro, PDG de NEOEN, qui vend l'énergie éolienne au prix garanti de 80 € /MWH, alors que le cours est passé de 40 € /MWH à 20 € /MWH. Autrement dit, avec la crise, les subventions à l'éolien passent de 40 € /MWH à 60 € /MWH. Les "écologistes anti-nucléaires, les technocrates inconséquents et les financiers peu scrupuleux" coûtent cher !

1 avril 2020. Une vidéo d'Aurélien Barrau, astrophysicien et philosophe, présente bien la crise.
On peut rêver d'une société idéale (sans famines, guerres, paradis fiscaux, surconsommation...). Cela ne se fera pas. L'histoire du trafic de drogues diffusée par ARTE le 31 mars est éloquente. Comment arriver à un consensus pour des avancées concrètes, mais forcément partielles ?

30 mars. Les coups de gueule d'Annie Ernault et de Coline Serreau sont magnifiques, nécessaires. Comment concrétiser le changement nécessaire ? Critiquer Emmanuel Macron (pour le remplacer par qui ?) est stérile. Alors, on commence par qui ?
Je ne vois qu'une réponse possible : par moi. Moi ex-fonctionnaire d'un "service public" qui est d'abord au service de lui-même, moi bénéficiaire de la croissance folle des trente glorieuses, moi qui suis épargnant, et donc créancier d'un État (300 milliards de recettes /an) écrasé par sa dette (bientôt 3000 milliards).
On commence par alléger la dette de l'État en imposant le patrimoine financier et immobilier des français, qui est de plus de 11000 milliards. 0,2% par mois (davantage pour les grosses fortunes), cela fera 250 milliards par an.
Sans aucune exception, dès le premier euro : toute exception (complication) profiterait aux plus malins. Les minima sociaux compenseront - et bien davantage - ce qui sera payé par les personnes à faibles ressources.
L'alternative face à la faillite du système, c'est une spoliation brutale et aveugle.

27 mars. Interview de Paul Jorion et Gaël Giraud sur la crise (2 fois 25'). La prospective de G Giraud (plus de six mois de confinement ?) est bousculante !
La polémique enfle sur la proposition de hydroxychloroquine + azithromycine dont G Giraud ne parle pas.

16 mars. Don manuel et héritage. Le site des impôts est sidérant d'obscurité (tarifs, abattements et réductions). Le site service-public.fr n'est pas plus clair. On peut penser que c'est pour inciter à passer par les services payants d'un notaire... ou simplement pour cacher les immenses avantages accordés aux riches.
On peut donner sans impôts 131 865 € par enfant tous les 15 ans. Soit 263 730 € pour un couple. Soit 1054 920 € pour 4 enfants. Soit 3154 760 € en 3 fois (à 64 ans, à 79 ans puis au décès). A cela s'ajoutent tous les 15 ans 31 865 € par petit-enfant ou arrière-petit-enfant à partir de 18 ans.
Le discours médiatique martelle que les français sont attachés à l'héritage, pour le plus grand profit des 2 % les plus riches.

12 mars. Un candidat EEV à la mairie de Rambouillet met à son programme :
- exonération de taxe foncière pour ceux qui améliorent la performance énergétique de logements,
- subventionnement des travaux de rénovation énergétique des logements des ménages modestes.
Ignore-t-il les 17 aides de type "isolation à 1 euro" qui existent déjà au niveau national ? Il va y ajouter davantage de complexité et d'incohérence.
Dans le mille feuille politico-administratif, chacun se croit responsable de tout. Quand supprimera-t-on des niveaux ?

12 mars. La fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim pourrait résulter d'un troc électoraliste illégal entre le PS et EELV en novembre 2011. Une plainte a été déposée et acceptée, à lire !

4 mars. Fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Affirmer que supprimer un réacteur nucléaire contribue à l’économie bas carbone est un mensonge, et le faire sur le site officiel du gouvernement est un mensonge d’Etat. Voir les explications de JC Jancovici.
Les politiques n'ont pas le temps de lire les études des personnes compétentes et impartiales. Ils se laissent influencer par les avis irréfléchis et démagogiques, d'où un gaspillage insensé pour financer l'éolien.

2 mars 2020. Les politiques devraient travailler à simplifier les multiples aides "écologiques". Au lieu de cela, un candidat à la mairie de Rambouillet propose de créer un point conseil "énergie et développement durable" avec une aide à la recherche de subventions. Je ne voterai pas pour lui !

27 février. La retraite est chose trop sérieuse pour être confiée à l'État ou aux partenaires sociaux. C'est l'avis de Jacques Bichot. J'ajouterais à l'administration, qui travaille pour elle-même.
L'enjeu n'est pas d'abord "qui pilote", mais que le pilote fasse simple. Et donc ne recherche pas des électeurs, des adhérents ou la pérennité de sa raison d'être. Pourquoi ne pas envisager le système de la Nouvelle Zélande : la même retraite pour tous ?

21 février. Pauvreté et inégalités : les chiffres INSEE occultent de très nombreux "avantages" qui réduisent les inégalités beaucoup plus qu'annoncé. Les "lobbies" utilisent un taux de pauvreté très surestimé pour obtenir toujours plus. Leurs cris sont répercutés sans analyse critique par les médias. Les politiques, privés de la connaissance de ce qui existe, décident n'importe quoi. Voir un intéressant article sur le sujet.
La solution est d'intégrer tous les avantages dans un unique minimum social (RSA amélioré). Pourquoi fait-on le contraire ?

19 février. D'un côté, Envoyé spécial (6 février 2020) dénonce, le 6 février 2020 le cauchemar de l'isolation à 1 euro : malfaçons, risques d’incendie, finitions bâclées...
D'un autre, l'ADEME vante 17 dispositifs financiers pour aider financièrement à la rénovation énergétique des logements, sans faire aucune analyse de leur efficacité réelle, de leur coût et de leurs effets pervers.

18 février. Deux humoristes brocardent la complexité de l'orthographe (voir vidéo de 18'). En les écoutant, le parallèle avec la complexité du système administratif m'a paru lumineux. Notamment : la complexité est voulue par ceux qui ont les moyens de la comprendre (les aristocrates), pour opprimer les autres (la plèbe).
La mauvaise nouvelle, c'est que la complexité orthographique, une fois mise en place, a la vie dure : des siècles.

17 février. Le CESU (chèque emploi service universel) serait simple. Les cotisations sont détaillées en 16 rubriques sur la fiche de paie (sigles incompréhensibles). Mais comment se fait-il que les montants effectivement prélevés au titre des cotisations salarié et employeur ne correspondent jamais aux montants figurant sur les fiches de paie ?
Exemple (parmi bien d'autres) : Avant 70 ans, il y a une réduction de 2 € l'heure, absente de la fiche de paie.
Après 70 ans, elle est remplacée par une exemption de certaines cotisations employeur, également absente de la fiche de paie.
Voilà une ressource inépuisable pour alimenter des discours politiques clientélistes. .

12 février. La trinité diabolique politique / administration / syndicats a fait une nouvelle fois la preuve de sa stérilité sur le dossier retraite. Pourtant, autre chose est possible : voir la proposition de Marc de Basquiat (30 pages pasionnantes).

8 février. Les dossiers "phase 4" du projet de RUA sont diffusés. On devine clairement que le Revenu Universel d'Activité ne sera qu'une enveloppe marketing emballant le statu quo, "amélioré" de quelques rustines. Toute simplification est perdue de vue, y compris l'ambition limitée de linéarité en fonction des revenus.

7 février. Des études disent que la hausse du prix de l'énergie réduit la consommation et donc réduit les émissions de gaz à effet de serre. Le problème, c'est qu'elles en concluent que la taxe carbone (mécanisme des certificats d'économie d'énergie (CEE)), qui augmente effectivement les coûts des fournisseurs d'énergie et donc leurs tarifs, est efficace.
Les CEE sont complexes. Ils génèrent des fraudes à grande échelle (pas seulement sur l'isolation à 1 euro). La solution n'est pas d'embaucher à Bercy pour traquer les fraudeurs et dans la justice pour les punir, mais de simplifier. Hélas, le remplacement des CEE par une mesure simple, du type hausse de la TVA sur l'énergie, n'est pas à l'ordre du jour.
Quand comprendra-t-on qu'ajouter des rustines à une usine à gaz ne résout rien, au contraire ?

6 février 2020. Le revenu de base intéresse :
     - Emmanuel Naud, candidat à la mairie de Tremblay, l'inscrit à son programme.
     - Andrew Yang candidat démocrate à la présidence des États-Unis également.
     - Le maire de Stockton (Californie) le teste depuis début 2019 dans 125 familles pauvres.

30 janvier. Le rapport de la fondation Abbé Pierre braque cette année son projecteur sur les personnes seules, avec deux risques :
     1. Faire oublier que la situation des couples sans ressources est pire que celle des personnes seules, à cause des barèmes injustes des minima sociaux (RSA et APL).
     2. Faire oublier que les barèmes actuels sont un frein majeur au mariage des personnes ayant peu de ressources. Pour les aider (à vivre en couple), c'est le barème "couples" des minima sociaux qu'il faut augmenter.

29 janvier 2020. Revoir François Cheng à la grande librairie.

22 janvier. Le Crédit Agricole m'annonce en 2020 un bonus mensuel de 0,50 € pour avoir choisi le e-relevé (moins de courriers). Il reste discret sur le fait que l'abonnement mensuel est majoré de 1 € (soit +11%) au 1/1/2020.

10 janvier. Le choix des Français est incompréhensible : 80% des Français sont lésés par le système actuel de retraite et cotisent indûment pour 1 000 000 de privilégiés dont 350 000 super privilégiés qui ont de plus la garantie de l’emploi, des salaires surévalués, des temps de travail réduits, une retraite 10 ans plus tôt, à un taux de remplacement exorbitant sur des bases surévaluées et on les soutient à 55% ! Voir l'article complet.

9 janvier 2020. Le gouvernement reconnaît l'échec de Bloctel, mais pas la cause principale du quadruplement des plaintes en 2019 : la taxe carbone. Le mécanisme des certificats d'économie d'énergie (CEE) oblige les "pollueurs" (EDF, Total...) à trouver des travaux à faire : isolation de logement "à 1 euro", remplacement de chaudière... Pour y parvenir, ils suscitent des campagnes téléphoniques.
Au final, c'est le consommateur d'électricité ou de carburant qui finance les appels dérangeants, provenant souvent d'escrocs cherchant à profiter de l'aubaine en se présentant comme un organisme officiel. Le budget 2020 prévoit une forte diversification des travaux ainsi finançables, et une complexité plus grande (conditions de ressources...). Les économies réelles d'énergie sont souvent nulles. "Envoyé spécial" le 6/2/2020 montre des travaux mal faits par des ouvriers parlant à peine le français soumis à des cadences infernales (3 chantiers par jour). Les faux certificats coûteraient au contribuable ou consommateur d'énergie des centaines de millions.
Le remplacement des CEE par un mécanisme simple de type TVA majorée sur l'énergie n'est pas envisagé. Les appels dérangeants vont continuer à croître.


2019

24 décembre 2019. Emploi à domicile et prélèvement à la source. Dans 300 000 cas, les employeurs utilisent encore le courrier. Ils devront déclarer chaque mois les heures faites. Un courrier en retour leur dira ce qu'ils doivent verser à l'employé, et ce qu'ils doivent verser à l'administration fiscale.
Il parait que c'est plus simple que la situation précédente : l'employé payait ses impôts une fois par an.
On a transformé le "client" (qui devrait payer une simple facture pour le service rendu) en employeur, le voilà maintenant percepteur.

23 décembre. La question de la prise en compte, dans le calcul des retraites, de l'espérance de vie selon les catégories socio-professionnelles est aussi malvenue que la question de la pénibilité.
Il est utile, au plan statistique, de mesurer la durée de vie moyenne selon de nombreux critères : homme ou femme, santé des parents, niveau d'études, ouvrier ou employé, revenus, consommation d'alcool et de tabac, habitudes alimentaires, ville ou campagne, maison ou appartement, température du logement, km parcourus par modes de transports, sports pratiqués, supporters sportifs, durée moyenne de sommeil, activité sexuelle et nombre de partenaires, race, religion, pratiques méditatives, écoute de musique (par genres), temps passé devant un écran... C'est sans fin, parfois subi, parfois choisi.
Les assurances qui ont accès à ces données peuvent en abuser, pour recruter les clients les plus rentables.
On est dans un continuum multi-critères qu'il est impossible de couper en morceaux de manière rationnelle. La seule raison pour mettre cela en avant, c'est de compliquer les choses pour les rendre plus illisibles au profit de quelques-uns (qui seront par exemple classés dans la catégorie "travaux pénibles" pour calmer une grève...).
La stratégie CGT est de créer des injustices pour demander ensuite un élargissement à d'autres puis un alignement par le haut. L'égoïsme corporatiste (des conducteurs de trains...) devient ainsi un héroïsme en vue soi-disant d'un progrès pour tous. L'idéologie CGT est conforme à la théorie du ruissellement.

17 décembre. En Île de France, dans les trains de banlieue et les métros devenus wagons à bestiaux, ils sont des milliers à s’entasser dans des conditions inhumaines. Une foule bigarrée qui tranche avec celle qui manifeste, composée elle de français de souche.
Les uns construisent l’avenir en travaillant, les autres en faisant grèves sur grèves.
Les uns sont transformés en moutons, les autres bêlent depuis toujours.
Il serait intéressant de chiffrer cette différence sociale et culturelle évidente, mais les sondages distinguant les origines ethniques sont interdits. La loi permet de penser ce qu’on veut, mais pas de réfléchir à partir de données objectives.
Pour dire "la vérité", les médias demandent aux français moyens ce qu’ils pensent : Macron ou Mélanchon ? L’OM ou le PSG ? Ils fabriquent ainsi des consommateurs dociles, décérébrés. Ceux qui parmi eux manient le mieux les slogans simplistes font une carrière politique.
La violence de l’actualité m’inspire ces propos désabusés. Elle plombe le moral. Comment à la fois ne pas fuir et ne pas sombrer ? Plus que jamais, la voie est ici.

16 décembre. Pour comprendre l'intérêt de l'âge pivot, voir un article de Jacques Bichot.

15 décembre. La retraite par points sera-t-elle un progrès ? Prenons un exemple banal. Pierre, veuf, cadre aisé mobile, a eu un enfant. Marie en a eu deux. Ses différents jobs ont été peu payés. Elle s'est séparée de son compagnon / concubin. Ils se marient à 60 ans. Compter leurs "points" sera relativement facile, mais calculer leur retraite dans le système actuel (6 à 8 régimes concernés) est impossible. La "liquidation" demandera 6 mois de délais administratifs le moment venu.
- Le système actuel est une horreur de complexité, d'illisibilité, d'inadéquation aux modes de vie actuels et d'injustice. Il faut fusionner les 42 régimes. Le statu quo est la pire des solutions.
- Il est impossible de faire un simulateur comparant l'ancien et le nouveau système. On ne peut pas savoir les gagnants et les perdants. On ne peut que monter en épingle certains cas particuliers évalués de manière incomplète dans un but polémique.
- Comment sont et seront pris en compte les enfants du nouveau couple, sachant qu'il y a la mère et le père biologique, le ou les parents administrativement responsables à un moment donné, le ou les parents effectifs à un moment donné ? La majoration de points pour enfants devrait être accordée au fil de l'eau et non pas lors de la liquidation.
- Si Pierre meurt le premier à 70 ans après 10 ans seulement de vie commune, que sera la réversion ? La seule solution juste serait de la remplacer par la possibilité, pour un couple marié ou pacsé, d'ajuster entre eux et au fil de l'eau la répartition des "points". L'État n'a pas à donner plus ou moins de points selon les choix conjugaux de chacun. Il ne devrait pas non plus réduire les aides (RSA, prime d'activité) lors d'un mariage et fiscaliser différemment un couple et deux célibataires. Cette orientation est liée à l'existence d'une retraite minimale pour tous, remplaçant l'ASPA, à laquelle s'ajouterait un montant proportionnel aux points.
- Aucun politique, aucun journaliste ne maîtrise ce dossier. Seuls certains gestionnaires du système actuel comprennent un peu, et ne veulent pas de changement pour ne pas perdre leur raison d'être. Les rustines décidées à chaud (telles que 2% de plus pour le 3ème enfant) ont toutes les chances d'être inapplicables (comment compter les enfants de familles instables ?). Il faut tenir un cap simple : celui de l'individualisation du système.

12 décembre. Le premier ministre a annoncé que les régimes spéciaux seraient prolongés... au point que certains retraités centenaires en bénéficieront encore en 2085.
En remerciement, les intéressés poursuivent leur grève, au mépris de millions d'usagers une fois de plus pris en otage. Comment sortir de ce cercle vicieux, sachant que depuis des dizaines d'années, cette minorité qui exige des privilèges "hors du commun" recommence d'autant plus qu'elle obtient satisfaction ?
Les conséquences sont lourdes : mal-être chronique des usagers des transports parisiens, économie (tourisme...) en péril, accumulation d'écarts injustes entre les régimes de retraite des uns et des autres, discours démagogiques et mensongers pour défendre l'indéfendable en semant la défiance. On voit se développer des "luttes" contraires à la liberté, à l'égalité, à la fraternité avec comme fruit la violence.
La camaraderie qui se développe dans des groupes extrémistes (CGT...) justifie et encourage cette violence, elle est vénéneuse.
Il était sain que les fonctionnaires n'aient pas le droit de grève. Puisqu'un usage irresponsable en est fait, il faudrait le limiter dans les services publics (c'est-à-dire dans les activités essentielles en situation de monopole), et interdire toute action d'entrave à la liberté de travailler ou de circuler (blocage d'axes routiers, de dépôts de carburants...).

5 décembre. Le député Julien Aubert dénonce, enfin, le désastre de l'éolien. L'État aura dépensé plus de 100 milliards pour une amélioration nulle du bilan carbone. Voir l'annexe 18 du rapport de l'assemblée nationale sur les comptes 2018 et un document complémentaire facile à lire. Voir aussi le livre plus direct de Fabien Bouglé "Eoliennes, la face noire de la transition écologique" (10/2019) et ses vidéos : il parle d'escroquerie ruineuse.
Il est terrifiant de constater que des discours idéologiques ignorant les évidences (quand il n'y a pas de vent, les eoliennes ne produisent pas d'énergie) et la manipulation des lobbies influencent à ce point les décisions. Le 6 décembre 2019, France 2 dans le 20h dénonce le retard de la France par rapport à la Belgique en matière d'éoliennes : ignorance du sujet ou intérêts cachés ?

3 décembre 2019. Thomas Piketty a raison de soulever la question des inégalités à propos des retraites. Mais il a tort sur deux points :
Ses propos font craindre une usine à gaz illisible (multiples seuils), alors que la manière simple et rationnelle d'y arriver est de reprendre le principe du revenu de base : une retraite minimale pour tous (par exemple au niveau de l'ASPA), et un complément strictement proportionnel aux points acquis. Cela n'empếche pas d'ajouter des points hors cotisations payées (par exemple pour les mères, par enfant). Ce genre d'ajout devrait être en valeur absolue (la même pour tous) et non pas en valeur relative (davantage pour les plus riches).
L'important est d'arriver à un système unique, par points, correspondant à la moyenne de ce qui existe. Ajouter un débat sur une réduction supplémentaire des inégalités risque de tout faire capoter. Ce débat devrait venir après. Et sûrement pas à la veille d'une grève !

26 novembre. Une étude de l'OFCE envisage trois manières de réduire l'effet du quotient conjugal. C'est une très mauvaise idée, voir pourquoi.

23 novembre. La clause du grand-père, c'est ne faire entrer que les très jeunes dans le nouveau système de retraites, au motif de préserver les avantages des plus âgés, qui ont bénéficié des trente glorieuses, ont plus de patrimoine et un revenu moyen plus élevé. C'est aussi avoir un double système jusqu'en 2060, donc plus de complexité. La grève qui s'annonce est une épreuve de force pour imposer le maintien de privilèges injustes. Voir dans Atlantico un article de Marc de Basquiat (2/12/2019).

18 novembre. Quelle est la priorité budgétaire du moment ? Les retraites ? L'hôpital ? Les couples au RSA, dont le niveau de vie est très inférieur à celui des personnes seules au RSA ?
Mon choix, très écologique (consommer moins), serait la dette.

13 novembre 2019. Pourquoi la CGT et SUD défendent-ils les privilèges des régimes spéciaux de retraite (grève du 5 décembre) ? Sont-ils opposés à plus d’égalité ? Il me semble que la réponse, paradoxale, est oui. Les inégalités produisent la colère, carburant indispensable aux grèves et manifestations. Elles sont aussi un argument pour demander plus (alignement par le haut). Dans leur discours, les (relatifs) privilégiés sont l’avant-garde de leur combat pour le toujours plus.
Une société de partage paisible rendrait inutile leurs luttes et même leur raison d’être.
En pratique, CGT et SUD défendent, comme certains économistes capitalistes, la théorie du ruissellement : en donnant à ceux qui sont au sommet de l’échelle, on tirerait tout le monde vers le haut. Les uns comme les autres sèment la division, le mal-être social.

31 octobre. Les conséquences de la grève SNCF dans un centre de maintenance sont, au simple plan financier, bien supérieures aux torts que les grévistes estiment avoir subis. De plus, c'est l'innocent usager qui subit ces conséquences.
La loi du premier testament, oeil pour oeil, dent pour dent, serait déjà un progrès : pas d'action revendicative causant plus de préjudices que ceux qu'on a subi.
Quant à "aimer ses ennemis" (nouveau testament), qui est le fondement de l'action non violente, on en est infiniment loin.

6 octobre. Le débat sur l'accès à la PMA des transgenres (femmes devenant hommes et hommes devenant femmes vu de l'état-civil, avec ou sans opération chirurgicale) illustre le niveau d'ineptie auquel on arrive en voulant s'écarter les lois naturelles. On dirait un sketch d'humoriste, mais c'est la ministre qui parle !

4 octobre. Après de multiples corporations, voilà que C dans l'air (France 5) parle du malaise des cadres. Le système socio-fiscal est éclaté en de multiples dispositifs dont l'effet redistributif global est complètement opaque. La conséquence est logique, chacun crie: "Et moi ?". Au lieu de fraternité, on alimente la lutte des classes. Pour passer à un système simple et juste, il faut traiter, outre les retraites, 4 chantiers (dans l'ordre) :
     1. Simplifier la politique familiale, avec une allocation familiale unique pour chaque enfant (voir mon livre).
     2. Simplifier les minima sociaux et l'IR avec un "revenu de base" individuel et inconditionnel équivalent à un impôt négatif.
     3. Revoir le domaine logement. C'est un sujet techniquement difficile (compter 2 à 4 ans pour l'étudier).
     4. Simplifier les cotisations sociales, avec un seul taux pour tous les niveaux de salaires. C'est un sujet politiquement sensible, qui bouscule un "mur du SMIC" aux effets abominables.
La cible est simple. Ce qui est compliqué, c'est de revenir progressivement sur les avantages acquis (c'est-à-dire les injustices coutumières).

3 octobre 2019. Pourquoi étendre la PMA et aller vers la GPA (de hauts responsables ne se cachent pas en privé pour dire que c’est ce qui va se faire) ? Certainement pas pour augmenter la natalité : il suffirait réduire un peu le nombre d’avortements (224300 en France en 2018), par exemple en ne le remboursant que pour les femmes aux revenus faibles.
Les défenseurs de la PMA pour les femmes seules ou homosexuelles disent qu’un enfant a autant de chance de bien se développer sans avoir de père, ce qui est évidemment faux.
Les défenseurs de la GPA nient de plus l’importance de la relation entre l’enfant et la mère lors de la gestation.
Si on peut admettre des points de vue différents au plan de la morale, l’État devrait avoir une politique rationnelle au plan financier. Pourquoi faire supporter au contribuable à la fois le coût des avortements et celui de la PMA ? Pourquoi financer des situations d’enfants sans père qui, statistiquement, vont coûter cher plus tard (enfants ressentant un mal-être se traduisant par des comportements asociaux) ?

28 septembre. Les taux de réductions des cotisations patronales vont augmenter, comme prévu, le 1 octobre. Les modifications sont expliquées dans une circulaire de 19 pages. Quel est le coût de gestion, côté entreprises et côté administration, de cette incompréhensible usine à gaz ?
Ses effets secondaires délétères vont augmenter (trappe à pauvreté pour les smicards, déclarations "optimisées" du temps de travail pour augmenter les réductions...).

23 septembre. Le Monde propose un outil pédagogique pour "composer soi-même le budget de l'État". Bravo !

19 septembre. A 70 ans, un tiers des assurés n’ont pas fait valoir tous leurs droits à retraite. En cause la complexité.
Ceux qui refusent la simplification (qui s'opposent au rapport Delevoye) agissent contre l'intérêt général.

15 septembre. Réforme des retraites. La situation des avocats, qui annoncent une grève, n'est pas la même que celle de la RATP. Leur nombre croit, il y a beaucoup d'actifs pour un retraité. Ils bénéficient ainsi de cotisations faibles, d'un niveau de retraite élevé, et leur régime est excédentaire. C'est la conséquence d'un système idiot qu'il faut absolument changer, et non pas d'une bonne gestion. Un régime universel assurera automatiquement (et non pas via une caisse de compensation) l'équilibre entre les professions en croissance (peu de retraités) et celles qui sont en décroissance (beaucoup de retraités).

11 septembre. Réforme des retraites, complément au commentaire du 25 juillet. La RATP s'ajoute aux opposants à ce projet par la grève prévue le 13 septembre. Décodage : ce régime spécial exorbitant, qui ne concerne que Paris, coûte très cher à tous les français. Aller vers une plus grande équité, c'est forcément remettre en cause cet "avantage acquis" inéquitable.
La situation est similaire à la SNCF, qui fait grève le 24 septembre.

9 septembre. Monaco va gagner 6 hectares sur la mer pour y construire des logements pour milliardaires (jusqu'à 100 000 € le m2). Comment se fait-il que la France et l'Europe ne fassent rien contre ce scandaleux paradis fiscal ?

8 septembre. Entretien avec Annick de Souzenelle : L’écologie extérieure est inséparable de l’écologie intérieure.

1 septembre 2019. Les défauts du RSA sont tels que depuis le 1er septembre, la Gironde autorise les bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) à le cumuler avec un revenu saisonnier en lien avec les vendanges ou des activités de cueillette. Dans d’autres départements, le cumul est déjà possible dans plusieurs secteurs. Voir La Croix du 1/9/2019.
Autrement dit, les règles sur les minima sociaux sont jugées iniques non seulement par les bénéficiaires et les services sociaux (qui conseillent par exemple de cacher un lien conjugal), mais aussi par les élus. Une refondation par un vrai "revenu universel" est urgente.

1 août 2019. Réforme des minima sociaux. D'excellents dossiers (phase 1 constat) du ministère des solidarités et de la santé décrivent l'effoyable complexité et les incohérences des minima sociaux.
Mais au lieu de dire l'évolution du revenu disponible en fonction du revenu primaire (coût complet employeur), ils l'expriment en fonction du revenu brut (en % du SMIC).
Les aberrations liées aux réductions non linéaires de cotisations sur les bas salaires sont donc exclues de l'analyse. Ce point de départ tronqué ne pourra pas déboucher sur une réforme satisfaisante.

30 juillet. Réforme des minima sociaux. La réflexion sur le Revenu Universel d'Activité commence par un diagnostic sévère sur les incohérences du système, ce qui laisse espérer que l'on s'orientera vers la seule vraie solution : une évolution linéaire et non plus erratique du revenu disponible (RD) quand le revenu primaire (RP) croit. Pour y arriver, il faut :
     - Mettre à part les enfants (une "allocation familiale unique" pour chaque enfant), le handicap, le logement.
     - Individualiser le système socio-fiscal.
     - Adopter une formule linéaire pour tous : RD = RM + (1-k)*RP (RM = revenu minimal, k = % de prélèvements et impôts sur le revenu).
Le tableur ChiffrageRB en propose une simulation précise paramétrable. Ce n'est pas révolutionnaire, l'existant est lissé, les aberrations supprimées.

29 juillet. Beaucoup d'entreprises et d'administrations interdisent à leur personnel l'accès à des sites jugés sans rapport avec leur travail. C'est normal. Blue coat est un des outils permettant de mettre en oeuvre ce filtrage. Mais je découvre que mon site est inaccessible dans certaines administrations ! Ce filtrage trop sévère interdit le dialogue !

25 juillet. Réforme des retraites. La proposition du rapport Delevoye n'est pas parfaite, mais elle est infiniment meilleure que le système actuel. L'évidence, c'est qu'harmoniser 42 systèmes différents ne peut pas se faire sans perdants. Ceux qui refusent les perdants sans rappeler d'abord la nécessité vitale de simplifier ont une attitude de réactionnaires irresponsables, mettant des intérêts particuliers, souvent masqués, avant l'intérêt général. Il est intéressant de les repérer au fur et à mesure qu'ils s'expriment.
Sans surprise, certains syndicats sont dans une opposition frontale, systématique : CGT le 1/7/2019, SUD / Solidaires.
FO soutient explicitement le statu quo et organise une grève / manifestation le 21 septembre 2019.
D'autres syndicats sont mesurés : CFDT le 19/7/2019, CFTC le 20/7/2019, MEDEF le 18/7/2019.
Le créneau de Médiapart est de dénoncer les anomalies. Pourquoi ne dénonce-t-il pas l'ineptie de ce qui existe, au lieu de chercher uniquement les détails discutables du changement proposé (22 juillet, 19 juillet, 2 avril) ?

24 juillet. Milieu 2018, un taux de prélèvement à la source a été arrêté au vu des revenus de 2017.
Puis le fisc a versé une avance en janvier 2019 à ceux qui avaient eu certains crédits d'impôts en 2017.
Au vu des crédits d'impôts 2018 maintenant connus, 1,7 millions de contribuables vont devoir rembourser une avance qui se révèle trop importante. Pour 3 millions de contribuables, cette avance sera par contre complétée fin juillet.
En septembre 2019, le taux de prélèvement, recalculé sur la base des revenus 2018, sera corrigé.
A l'été 2020, sur la base des revenus 2019 et des crédits d'impôts 2018, l'impôt définitif sera calculé. Il y aura un correctif pour tous les contribuables.
Pour éviter une avance indue en janvier 2020, les contribuables prévoyant des crédits d'impôts moindres en 2019 qu'en 2018 pourront le déclarer. Mais ceux dont les crédits d'impôts augmentent devront attendre.
La complexité génère des inepties et injustices que l'on corrige par toujours plus de complexité. Bercy est sans doute fier de maîtriser son usine à gaz.

20 juillet. La prime à la conversion des voitures (obsolescence accélérée au profit de l'industrie automobile) va dépendre du revenu fiscal de référence par part. Elle va donc contribuer à la politique de réduction des inégalités et à la politique familiale, ce qui va augmenter l'illisibilité globale de l'action de l'État dans ces domaines.

10 juillet 2019. Simplifier, c'est compliqué, explique très bien Julien Damon dans Le Point du 26 juin. Mais c'est essentiel pour dépasser les impasses doctrinales, les défaillances gestionnaires et les tracas individuels. L'informatique pourra réduire les tracas individuels. Pour le reste, personne ne veut être le perdant.
Ma conclusion : le futur s'annonce toujours plus injuste et incompréhensible.

28 juin. Le CESE vient du publier (JO du 26 juin) le rapport "Éradiquer la grande pauvreté à l'horizon 2030".
Il souligne la complexité des aides monétaires : un labyrinthe. Il propose un "revenu minimum social garanti" regroupant RSA, ASS, AAH, ASI, ASV, ASPA et AV, mais laissant hors champ les prestations familiales et les allocations logement.
Il n'aborde pas la question de son financement, ni des effets de seuil forcément liés aux conditions de ressources si l'on n'adopte pas le principe d'un revenu universel.
En séparant les sujets pauvreté, enfants et logement, il simplifie et clarifie beaucoup, alors que les principes posés pour l'étude du Revenu Universel d'Activité sont porteurs de plus de complexité.

27 juin. L'institut des Politiques Publiques publie d'excellents dossiers sur les retraites, s'ajoutant à ceux élaborés par le Conseil d'Orientation des Retraites.
Les médias ne disent pas assez (et même quasi pas) l'horreur de ce qui existe : complexité, injustices, coûts de gestion, opacité... Si l'opinion n'est pas préparée, les décisions politiques seront mauvaises.
La communication est aussi faite par le gouvernement. Sa médiocrité fait craindre une réforme très insuffisante, d'autant que certains (syndicats...) se préparent à batailler au motif qu'il y aura des perdants. Mélanger la question du niveau des retraites à celle de la rationalisation du système est le meilleur moyen de ne rien changer.

22 juin. Le service national universel m'a fait penser au mien, en 1967 : 6 mois pour apprendre à marcher au pas, puis 6 mois pour l'enseigner. Au lieu d'apprendre aux jeunes à juger par eux-mêmes et à faire des choix personnels, on va les mettre tous dans le même moule. On espère sans doute en faire des travailleurs dociles, des consommateurs dociles, des contribuables dociles, au service de la pensée unique.
Un témoignage direct (une encadrante de 19 ans sans expérience) modifie cette crainte théorique. La plupart des participants (jeunes de 16 ans et jeunes encadrants) sont revenus heureux de ces deux semaines : une expérience très différente de leur quotidien. Je reste incrédule sur la suite : comment passer de 2000 à 800000 jeunes en 2026, en incluant des non-volontaires ?

21 juin. Un bonus-malus pour usage abusif des contrats courts (CDD) va être mis en oeuvre sur les cotisations chômage, mais seulement dans sept secteurs d'activité. Rien n'est simple, et une fois de plus, tout se complique. Les discours politiques pourront au choix, en choisissant les secteurs, vanter l'incitation à créer des CDI plutôt que des CDD, ou vanter le soutien aux entreprises.

4 juin 2019. Le projet de Revenu Universel d'Activité (RUA) est lancé. L'idée que je m'en faisais le 4 juin a changé début novembre 2019, au vu du dossier phase 3. Voir un avis basé sur une meilleure information.

7 mai. 33 listes aux européennes ! Quel gâchis de papiers ! A quand la dématérialisation des élections, la suppression des tracts, affiches et bulletins ?

3 mai 2019. Le développement de l'éolien va de pair avec la construction de nouvelles centrales thermiques, nécessaires en l'absence de vent. Le projet contesté de centrale au gaz de Landivisiau (Bretagne) en est un exemple. Décroissance, émission de CO2 ou nucléaire, voilà le choix. L'énergie propre n'existe pas.

15 avril. Une vidéo de Gaël Giraud, Tsunami financier et désastre humanitaire (1h36), rencontre à juste titre un grand succès. La partie écologie, qui n'est pas la compétence première de l'auteur, me laisse cependant dubitatif. Il faudrait dépenser des milliers de milliards dans un grand plan d'investissements verts. Tout casser et refaire consommerait de l'énergie, créerait des déchets et inciterait des rapaces financiers à peindre en vert leur cupidité. Lutter contre la publicité et l'obsolescence, et par là réduire la consommation, me semble être le début de la sagesse. Mais il faut alors oser parler de décroissance, et affronter autrement le problème du chômage.

6 avril. L'idée est lancée de supprimer la redevance TV. Elle est excellente, cet impôt spécifique n'a aucun sens, tout le monde a accès à la TV. La question à se poser est : quels seraient les gagnants ?
     - Pas les rares très pauvres qui en sont dispensés selon des critères complexes,
     - Peu les couples et familles nombreuses, qui ne payent pas plus qu'un célibataire.
Ce serait donc une mesure "anti familles". Il serait logique de la compenser par une augmentation du RSA "couple", dont le montant très inférieur au RSA de deux célibataires décourage l'officialisation d'une union conjugale.

2 avril. Pour la seconde fois (20 mars et 1 avril), La Croix publie une tribune demandant le désarmement nucléaire de la France. Comment se fait-il que cette voix soit aussi peu relayée dans le débat actuel, alors que l'arme nucléaire coûte des milliards chaque année, n'est pas vraiment écologique, et que la France est la mieux placée pour poser un tel geste prophétique ?

1 avril 2019. Après une plongée dans l'enfer des calculs des retraites (voir observation du 4 février), le gouvernement s'attaque au chômage. Muriel Pénicaud affirme le 28 février que 20% des chômeurs touchent plus que dans leur période précédente d'activité, mais on n'en est pas sûr. Bref, personne n'y comprend rien.
Une note de Pôle emploi du 29 mars 2019 confirme et explique. Il s'agit de personnes ayant eu une activité morcelée. L'indemnité de chômage dépasse parfois le double de la rémunération moyenne d'activité.
Un article d'alternatives économiques éclaire cette bataiile de chiffres entre Pôle emploi et l'Unedic. Une seule certitude : c'est vraiment incompréhensible !

29 mars. Une émission TV d'informations traitait hier trois sujets :
- Le problème des Fake news. Elles mettent la démocratie est en péril, au faussant les élections (exemple : Brexit). Elles sèment la haine. Elles font douter des vaccins... Il faut lutter contre.
- Pierre Moscovici, commissaire européen, explique qu'il n'y a pas de paradis fiscaux en Europe.
- Une dirigeante de la BNP affirme que les banquiers oeuvrent pour le bien de leurs clients et pour l'écologie.
Conclusion : on appelle Fake news les mensonges qui n'émanent pas de la classe dirigeante.

27 mars. Dès 2015 (voir article 1), il était clair que la réduction de nombre de régions (décidée par F. Hollande et réalisée le 1/1/2016) coûterait plus qu'elle ne rapporterait. Pourtant, on l'a fait. Et de fait, elle coûte cher (voir article 2).
Tromperie et gaspillage de l'argent public. Comment se fait-il que les mensonges politiques ne soient pas passibles des tribunaux ?

26 mars. Dans le débat sur la protection sociale française, on confond sans arrêt assurance et solidarité, logique horizontale et logique verticale. D'où l'impossibilité d'y voir clair et de maîtriser les comptes. Voir l'article de Jean-Marc Vittori dans Les Echos.

13 mars 2019. “La Toile d’araignée : le second empire britannique” (film de 78'). La City responsable d'une partie majeure des paradis fiscaux mondiaux.
Tant que le monde de la finance reposera sur une opacité permettant de cacher les pires turpitudes, les protestations (gilets jaunes...) seront sans effet.

28 février. Les éditeurs de logiciels de paie sont dépassés par les multiples changements à prendre en compte. Cela veut dire que la fonction "ressources humaines" des entreprises devient plus complexe, plus onéreuse. De quoi décourager un peu plus les petits employeurs potentiels d'embaucher.

12 février. Une clé pour décoder l'agenda politique : le choix des sujets traités.
Il y a ceux qui ne sont pas importants. Dans un système trop centralisé, les responsables n'ont pas le temps de les traiter. De nombreux problèmes demeurent ainsi, qui brouillent le paysage et pourrissent la vie.
Il y a ceux qui sont importants et pour lesquels une solution existe. Les politiques s'en emparent pour engranger un bénéfice électoral. Mais ces sujets sont peu nombreux. Alors, on crée des problèmes, ou on monte en épingle des problèmes mineurs (de responsabilité locale), pour montrer qu'on agit.
Il y a ceux qui sont importants mais difficiles. On les ignore volontairement. Quand ce n'est plus possible, on brouille l'analyse. Exemple : l'écologie. La réponse évidente, c'est consommer moins. Qui recommande de freiner la publicité qui pousse à consommer trop ? Au contraire, on accélère la mise à la casse des véhicules, on fabrique des batteries, on installe des éoliennes de faible durée de vie et fournissant une énergie intermittente...

6 février. Le rapport de la Cour des comptes vient de sortir. A noter :
Les agents et retraités d'EDF bénéficient toujours d'une électricité quasi gratuite, qui les pousse à consommer trop.
L'AGIRC-ARRCO utilise une partie des fonds "retraite" pour des actions sociales opaques, faisant doublon avec d'autres organismes et dont le coût de gestion est exorbitant.

4 février 2019. Le conseil d'orientation des retraites décrit les modes de calcul actuels des pensions de réversion. Voir un diaporama facile à lire du 31/1/2019. En matière d'inepties, le mur du con est dépassé ! Ceux qui conduisent ce sujet se sont endormis au volant depuis des années et devraient rendre compte devant la justice.

25 janvier. 18 départements socialistes ont proposé de mener une expérimentation du revenu de base. La commission des affaires sociales de l'assemblée a rejeté, à juste titre, ce projet mal étudié et impossible : le revenu de base est une réforme fiscale, et non pas un arrosage flou de nouvelles subventions. Le PS utilise ce refus pour critiquer le gouvernement.
Hélas, le projet conditionnel de "revenu universel d’activité" de Macron n'a lui aussi rien à voir avec un revenu de base. De tous côtés, le mot est détourné à des fins politiques.

20 janvier. La Cour des Comptes a écrit le 12 octobre 2017 à Bruno Le Maire et Gérald Darmanin une sévère lettre de 8 pages sur les irrégularités constatées en matière de rémunérations de certains cadres supérieurs du ministère des finances. La réponse faite en 4 pages le 15 décembre 2017 se résume ainsi : des efforts ont entrepris depuis 2000. Les derniers bénéficiaires partant prochainement en retraite, des mesures correctrices sont quasi sans objet. L'IREF et l'IFRAP commentent. On peut au moins se réjouir que de tels courriers soient publiés.
La fonction publique meurt de ne pas savoir faire mourir les services devenus inutiles et les avantages acquis sans objet. J'ai connu le standard téléphonique de Beauvau, automatisé vers 1990. L'effectif est resté surdimensionné pendant dix ans.

19 janvier. Le prélèvement à la source commence. Avant, du fait des niches (employé de maison, dons), je ne payais rien. Comme ma retraite et celle de ma femme sont versées en 5 fois (c'est moins que la moyenne), cet impôt nul fera l'objet en 2019 de 60 ponctions dans l'année. Ces ponctions seront remboursées en trois fois : janvier et septembre 2019, puis août 2020 avec le calcul définitif.
On martèle que c'est plus simple. Ce lavage de cerveau est inopérant : je n'y crois pas. Pire : plus on répète que c'est simple, plus je pense : "mensonge".
Est-ce ce décalage entre discours et réalité qui fait manifester les gilets jaunes ?
L'analyse que j'ai faite d'un dossier de Terra Nova du 22 mai 2015 recommandant le prélèvement à la source garde toute sa pertinence.

16 janvier. Chantal Delsol publie une remarquable tribune dans Le Figaro du 15 janvier : La concorde ne sera rétablie que si les mêmes principes s'appliquent à tous les Français en matière de travail, de retraite et d'avantages sociaux. Extrait : La France est un pays dans lequel un quart des habitants bénéficient de régimes corporatistes, obtenus au fil des 75 ans qui nous séparent de la guerre et grâce notamment aux Trente Glorieuses. Les avantages de ces systèmes sont parfois exorbitants, toujours intéressants, en tout cas intouchables et dissimulés. Le premier avantage, et non le moindre, étant l’emploi garanti. Les bénéficiaires des corporations travaillent souvent moins, voire beaucoup moins que les autres, ne risquent pas le licenciement et bénéficient de protections de tous ordres. Le sommet de ce système étant la classe mandarinale, qui, ayant réussi un concours vers l’âge de 25 ans, reçoit de l’État un salaire à vie avec tous les avantages attenants, même hors périodes de travail.

13 janvier 2019. Le supplément familial de traitement (SFT) des fonctionnaires fait double emploi avec les allocations familiales. C'est un dispositif qui date de Pétain (travail, famille, patrie). La cour des comptes demande depuis longtemps sa suppression. On s'est prudemment contenté de ne (quasi) plus le réactualiser depuis 10 ans.
Mais survient la prime d'activité. Du fait du SFT qui entre dans la base ressources, la PPA se trouve réduite de 39% du SFT net (pour les fonctionnaires qui ont droit à la PPA). Ils ne sont pas perdants, mais simplement moins gagnants que leurs collègues sans enfants. Le phénomène devient significatif avec la PPA récemment dopée.
Faut-il souhaiter que cette amputation passe inaperçue ? Sur le fond, oui, mais c'est aussi reconnaître des mérites à l'opacité... Cela me dérange...
Certains diront qu'après le QF plafonné, les AF décroissantes, la taxe d'habitation, c'est encore un sale coup pour la politique familiale.
Un autre raisonnement, c'est de constater que les fonctionnaires assez payés pour ne pas avoir droit à la PPA vont garder 100% de leur SFT. Les "avantages famille" des uns et des autres ne sont plus équitables (si on prend comme définition de l'équité ce qui pré-existe). Il faudrait rogner de 39% le SFT de ceux qui n'ont pas droit à la PPA.
Plus simplement, ce serait l'occasion de supprimer cette verrue. Il n'est pas normal que les fonctionnaires mangent à deux râteliers.

11 janvier. Les taxes foncières et taxes d'habitation sont basées sur des valeurs locatives obsolètes et incompréhensibles. On pourrait profiter de la suppression totale de la TH pour asseoir la TF sur une valeur réactualisée du bien. Celle-ci serait déclarée par le propriétaire, sachant qu'il encourt un redressement en cas de sous-estimation constatée. L'État pourrait aussi se baser sur cette valeur pour exproprier ou préempter. Il ne serait pas anormal que nombre de TF doublent, pour compenser la suppression de la TH.

9 janvier. François Gervais (voir vidéo de 59') défend un point de vue climato-sceptique : le réchauffement climatique résulterait d'un cycle naturel, et non pas de l'activité humaine (émissions de CO2). Sa démonstration semble partiale, elle accumule des arguments qui vont tous dans le même sens.
Le Monde publie une réponse argumentée d'un climatologue qui défend le point de vue du GIEC. François Gervais lui répond à son tour.
La conclusion de François Gervais est juste : l'éolien intermittent est une chère bêtise. Il faut chercher des énergies non intermittentes pour faire face à l'après pétrole.
Les industriels et les politiques me semblent afficher une croyance climato-réaliste (GIEC), et se comporter comme s'ils étaient climato-sceptiques. S'ils croyaient à la cause humaine du réchauffement climatique, ils prôneraient une réduction de la consommation d'énergie, par exemple en luttant contre l'obsolescence précoce / programmée. Or, ils inventent la prime à la casse. Pour des raisons de particules fines, ils préfèrent l'essence au fuel bien que l'essence émette davantage de CO2 (consommation supérieure). Ils sont comme ceux qui utilisent l'étiquette bio pour mieux vendre du non-bio.

7 janvier. Faudra-t-il en 2021 aller jusqu'au bout de la suppression de la taxe d'habitation, malgré le coût pour l'État de cette mesure ? Ou maintenir un colossal effet de deuil entre les 80% qui ne la paieront pas et les 20% qui la paieront ? Pour se débarasser de cette patate chaude, conséquence des promesses démagogiques et boiteuses faites par E. Macron dans sa campagne, Bruno Le Maire lance l'idée... d'un référendum !!! Il se met ainsi en bonne position pour le prix de la manipulation politicienne : les français seront rendus responsables soit du déficit budgétaire, soit d'une mesure inepte.
La vraie solution, c'est la transparence et la simplicité avec un seul enjeu par dispositif. Les taxes d'habitation et foncières ne doivent dépendre ni des revenus, ni de la composition familiale. L'impôt sur le revenu ne doit dépendre que des revenus. Les prestations familiales doivent être les mêmes pour chaque enfant, de famille riche ou de famille pauvre.
Taxer les plus riches doit se faire dans la transparence, via l'IR d'une part, les impôts sur le patrimoine d'autre part (droits de succession, ISF).

4 janvier 2019. Bercy mobilise une armée pour renseigner sur le prélèvement à la source. La CAF mobilise une armée pour renseigner sur la prime d'acitvité.
Une troisième armée s'occupe du marketing : il devient de plus en plus difficile de faire croire que ces changements ont un sens.


2018

17 décembre 2018. Gilets jaunes. Une remarquable analyse de Marc de Basquiat sur la cause du malaise (Atlantico) : un système socio-fiscal incompréhensible et inepte.

12 décembre. Gilets jaunes. Il y avait le feu, le pompier Macron a arrosé. Dans l'urgence, quoi faire d'autre ? Mais les "dégâts des eaux" vont peser lourd : Le déficit 2019 va dépasser les 100 milliards. Une nouvelle couche de complexité et d'effets de seuils sera ajoutée, aux dépens de la lisibilité et donc de la confiance (voir Les Echos du 12 décembre : le casse-tête des 100 euros de plus pour les salariés au SMIC). Les oubliés seront amers. Tous perdants.

5 décembre. Est-ce volontaire, vu l’actualité des gilets jaunes ?
Hier soir, Arte diffusait « Coup de poker sur l’essence ». Un documentaire expliquant pourquoi le prix du baril a évolué de 1 à 5 depuis 10 ans. Un monde de brut !
Et France 5 « Ils ont plongé le monde dans la crise » : Les crédits accordés notamment à des insolvables, 97000 milliards de dollars au niveau mondial en 2008, ont été masqués par des manœuvres frauduleuses. Les banksters à l’origine de la crise courent toujours. Et c’est reparti de plus belle, avec les mêmes (Richard Fuld, patron psychopathe de Lehman Brothers…). L’en-cours de crédits atteint aujourd’hui 167000 milliards. Ou bien il va augmenter (si les taux restent bas), ou bien la bulle va exploser (si les taux montent).
Trop bien payés, les tradeurs sont indirectement encouragés par leurs patrons à prendre des risques et à frauder. On peut comparer aux politiques, qui exigent l’impossible sans se préoccuper du comment : faire mieux sans budget et sans perdants. Ils encouragent l’administration à imaginer des dispositifs complexes qui permettent de faire croire au miracle. Jusqu’au moment où la réalité s’impose, la bulle éclate.
Emmanuel Macron avait le profil pour travailler à l’assainissement du système financier international. Mais il agit comme s’il était à son service. La déception est d’autant plus grande, bien au-delà des taxes sur le diesel. Il a laissé passer sa dernière chance : faire amende honorable et fixer un nouveau cap. Il est paradoxal que celui qui a fait de beaux discours le 11 novembre soit ainsi le déclencheur de violences qui risquent de mener à bien pire que sa simple destitution.

4 décembre. Le joueur de foot Luka Modric risquait jusqu'à 5 ans de prison pour fraude. Il vient d'obtenir le ballon d'or... et juste après, la justice croate abandonne les poursuites. Curieusement, peu de médias en parlent.

2 décembre 2018. Le gouvernement est dans l’impasse. Au lieu d’un vrai changement, il a lancé sans réfléchir de gros pavés dans un océan de complexité : suppression de l’ISF, de la TH, nouvelles baisses des cotisations sociales alors que le « CICE à effet différé » de Hollande n’était même pas financé… Ces cadeaux imposent des économies drastiques dont les plus pauvres et les familles, qui ne bénéficient pas ou peu de la suppression de la TH, font les frais. Avec un déficit de 99 milliards prévu en 2019, au lieu de 68 Md€ en 2018 et 81 Md€ en 2018, il n’a plus qu’une marge négative.
Que faire ? Reconnaître l’erreur. Rétablir l’ISF et la TH. Réduire le CICE. Et fixer un nouveau cap basé sur le réalisme et l’humilité. L’État surendetté n’a aucun pouvoir sur l’emploi ou la température de la planète. Son rôle, c’est de rationaliser et simplifier les dispositifs sociaux et fiscaux. Les rendre lisibles. De rationaliser et simplifier les collectivités locales. Les rendre performantes.
La complexité sert les vautours qui cherchent des effets d’aubaine.
Il faut que les français ne soient plus dressés les uns contre les autres (défendant chacun son avantage), mais "tous dans le même bateau", solidaires. Uniformiser les régimes de retraites est une excellente idée, mais peut-être prématurée vu la difficulté. Commencer par les prestations familiales, avec une allocation unique par enfant, semble une voie plus réaliste, pédagogique.
Simplifier, c’est trois choses : Un seul objectif par dispositif. Remplacer les multiples notions de familles, foyers, ménages... par l’individu. Éviter les effets de seuils.
La cible, c’est un revenu de base remplaçant les prestations familiales, les minima sociaux et les réductions de cotisations sociales sur les bas salaires (réduction "Fillon" principalement).

23 novembre 2018. Calendrier du prélèvement à la source pour les retraités. Il commencera début janvier (retraite de décembre 2018) pour le privé, et fin janvier (retraite de janvier 2019) pour le public. C'est normal : les retraites de décembre 2017 n'ont pas été imposées pour le privé (qui est payé plus tardivement), mais elles l'ont été pour le public. Chacun aura ainsi une "annnée blanche" de 12 mois.
Ce détail compliqué n'est expliqué que par la règle générale : L'impôt sur le revenu sera prélevé à la source chaque mois à partir du 1er janvier 2019. Il pourrait susciter des incompréhensions. Sur le fond, c'est de peu d'importance, sans influence sur le total à payer qui sera arrêté mi-2020.

30 octobre. Changement d'heure. Il est question de le supprimer, et certains pensent que l'idéal est que le soleil soit au plus haut à midi. Ce serait vrai si nous nous levions à 4h et nous couchions à 20h, pour profiter d'un maximum d'ensoleillement. Comme nous nous levons vers 7h et nous couchons vers 23h, le milieu de notre journée est à 15h. En passant à l'heure d'hiver, le soleil à Paris, qui était au plus haut en été à 13h30, est maintenant au plus haut à 12h30. C'est à l'évidence l'heure d'été qui doit devenir notre heure unique.

18 octobre. Après le péage autoroutier, qui incite à emprunter les nationales gratuites pour plus de nuisances et d'accidents, après l'écotaxe qui a coûté 1,2 milliards pour être finalement abandonnée, voici la mauvaise idée des péages urbains qui réapparaït (voir mes craintes exprimées le 23/10/2013). Ces péages sont des impôts qui coûtent plus de 20% des recettes en frais de prélèvement, un scandale. Au lieu de taxer les autoroutes + les nationales + les villes, ne suffirait-il pas de majorer le prix du carburant, pour un coût de gestion nul ?
Les sociétés qui ont installé ces dispositifs ailleurs en Europe espèrent augmenter leur chiffre d'affaires. Elles distillent l'argument : "La France est en retard".
Les collectivités locales seront piégées : si vous manquez de ressources (après la suppression de la taxe d'habitation...), installez des péages urbains ! C'est le même scénario que la possibilité qui leur a été donnée d'augmenter les amendes pour stationnement interdit : les élus locaux peuvent y être défavorables, ils peuvent difficilement se priver de telles recettes.

14 octobre. Philippe Van Parijs, le "pape" du revenu de base depuis plus de trente ans, a publié avec Yannick Vanderborght un livre, référence sur le sujet, maintenant disponible en français : l'allocation universelle. Pourquoi cette idée dont on parle tant ne se traduit-elle par aucun changement dans les systèmes sociaux et fiscaux des pays développés ? Un débat intéressant avec Yannick Vanderborght pourrait l'expliquer. Il situe le revenu de base par rapport à la société idéale dont nous rêvons : éradication de la pauvreté ? Du travail pour tous ? La possibilité de ne pas travailler ? Le revenu de base serait un changement de paradigme, une révolution. Or, on a déjà donné (communisme...), on a vu le résultat.
Pour que l'utopie devienne réalité, il faut accepter que le revenu de base soit un progrès limité : passer de minima sociaux incompréhensibles, conditionnels, pleins de trous, d'injustices, de dossiers inquisiteurs et de non-recours, à un système simple, linéaire, individuel.
Les changements récents et annoncés vont dans la direction opposée : faire semblant, annonces flatteuses mensongères, obscurantisme, irresponsabilité (notamment par rapport à la dette publique). Ce n'est pas nouveau : La lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises [Jn 3,19].

8 octobre. Les réductions de cotisations patronales sur les bas salaires vont augmenter au 1/10/2019. Voir le projet de décret.
Conséquence 1 : L'effet "trappe à bas salaire" va s'accentuer. Augmenter un peu un smicard sera d'un coût prohibitif pour l'employeur.
Conséquence 2 : la fiche de paie répartira ces réductions sur les diverses cotisations employeur et sera encore plus illisible.

7 octobre 2018. En tapant PLF 2019 dans Google, on arrive facilement à un dossier de presse. Les bons documents se trouvent ici.
Il est annoncé (page 11/274 du PLF) un déficit de 1,9% du PIB "hors mesures exceptionnelles", alors qu'il est affirmé page 14 vouloir "Rendre le budget plus sincère, plus transparent et mieux l’évaluer".
Page 15, on voit que le solde budgétaire, de -67,7 milliards en 2017, et prévu à -81,3 en 2018, passera à -98,7 milliards en 2019. Seraient fautifs -20 milliards de CICE (bombe à retardement du gouvermnement Hollande) et -5,9 lié au prélèvement à la source (malheureusement maintenu). Mais le respect des promesses électorales récentes coûte aussi très cher.
S'agissant de la prime d'activité, elle fait partie des aides sociales mises au régime (0,3% seulement d'actualisation). Mais on ajoute à ses deux composantes (par foyer + bonus individuel) une troisième composante qui va la compliquer davantage, pour que les smicards célibataires aient +20€ (effet d'annonce) et les autres aussi peu que possible. Le résultat sera le contraire de la motivation au travail espérée : incompréhension, défiance, rejet.
Notre système électoral génère des promesses mal étudiées et démagogiques, telles que la suppression de la taxe d'habitation. Les services compétents tentent de cacher le désastre par une complexité sans cesse croissante.

14 septembre. La DREES vient de publier le rapport 2018 sur les minima sociaux et les prestations sociales (249 pages). En page 52, à la fin du chapitre "la combinaison des prestations et ses effets sur le niveau de vie", il est dit : "En définitive, quelle que soit sa situation familiale, une personne ne percevant pas de revenus d’activité a un niveau de vie inférieur à celui d’une personne travaillant au smic à mi-temps, lui-même étant inférieur à celui d’une personne travaillant au smic à temps plein". La complexité des dispositifs est telle qu'il fallait un long exposé pour arriver à cette conclusion : le niveau de vie augmente au moins un peu quand on travaille !
Mais toutes les aides et tarifs sociaux n'étant pas pris en compte (CMU-C, ACS, chèque énergie, transports...), méfiance ! Il y a dans cette complexité aux effets imprévisibles une incitation à ne pas déclarer une augmentation de revenus.
Les chiffres et graphiques montrent une forte diminution des revenus en cas de déclaration d'un lien conjugal, mais elle n'est pas commentée.

13 septembre 2018. Les modalités du revenu universel d'activité annoncé par Emmanuel Macron ne seront sans doute pas connues avant 2020, mais il n'aura certainement rien à voir avec un revenu de base.
Il ne fusionnera pas l'ASS (allocation individuelle pour les chômeurs en fin de droits) avec le RSA (calculé par foyer) et ne sera donc pas individuel.
Il sera soumis à conditions de ressources et ne sera donc pas universel.
Il sera conditionné, plus qu'aujourd'hui, à l'entrée dans un parcours d'insertion vers une activité qui sera reconnue à son rendement financier. Une activité bénévole (mère de famille, art...) ne donnera pas droit à un minimum vital. Cette obligation multipliera les non-recours. Comme le disait déjà Brassens, Non, les braves gens n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux. Le capitalisme libéral n'est pas libéral au point d'admettre qu'on ait dans la vie une autre ambition que la croissance du PIB.
Il fusionnera APL et RSA, ce qui est impossible (voir pourquoi). Cette fusion sera donc factice, et reviendra à mettre les deux dispositifs dans le même chapeau pour une opacité toujours plus grande des modes de calculs.
Il est désolant de constater qu'après avoir séparé le RSA d'activité du RSA en créant la prime d'activité, on annonce maintenant la fusion du RSA et de la prime d'activité. Ces modifications successives d'un système complexe coûtent très cher à étudier et mettre en oeuvre (il faut des années), avec comme seul résultat de donner l'illusion d'un changement.

29 août. D'un côté, les minimas sociaux et prestations familiales vont stagner. D'un autre côté, le "chèque-eau" fait son apparition, s'ajoutant à une multitude d'aides stigmatisantes et déresponsabilisantes, qui nécessitent des démarches et donc du temps, qui génèrent des non-recours et qui coûtent cher à gérer.
Le bien commun, ce serait de remplacer ces aides par une augmentation des minimas sociaux, en simplifiant ceux-ci sous la forme d'un revenu de base universel.

28 août. Une campagne publicitaire musclée est en cours (mails individuels, spots TV...), elle vante les mérites du prélèvement à la source. Si cette dépense est nécessaire, c'est qu'il faut tenter de masquer l'ineptie de ce changement, qui aurait dû être précédé d'une simplification massive (individualisation du système fiscal...).

30 juillet 2018. Après Louvois et ONP, c'est au tour de l'éducation nationale d'essuyer un cuisant échec informatique dans le domaine de la paye des fonctionnaires. SIRHEN est abandonné après avoir officiellement coûté 320 millions - et sans doute beaucoup plus en coût complet. Alors que l'enjeu de la simplification se chiffre en milliards, on continue à complexifier... pour cacher ce dont on n'est pas fier ?

25 juillet. Une forme de lavage de cerveau consiste à empêcher la réflexion sur les vraies questions en occupant l'espace médiatique avec des faux problèmes. L'été dernier, c'était la baisse de 5 € des APL. Cet été, c'est l'affaire Benalla.
Le succès de Macron rend jaloux, il devient Abel que Caïn veut tuer. Il devient un bouc émissaire (René Girard) dont le sacrifice est présenté comme la solution à tous les problèmes. L'inconsistance du motif est masquée par les hurlements qui exigent une peine exemplaire.

10 juillet. Le journal de France 2 fait état de réflexions sur une forte réduction d’effectifs au Ministère des Finances, soi-disant rendue possible par le prélèvement à la source.
L’automatisation en cours grâce à internet a en effet un impact fort sur les effectifs en relation avec les contribuables. Mais la complexité du prélèvement à la source freine cette tendance au lieu de l’accélérer.
Pourquoi ce mensonge ? Parce que le prélèvement à la source est un dossier pourri, et que tous les arguments sont bons pour tenter un sauvetage médiatique.
Les sondages d'opinion mesurent avant tout l'efficacité de ce genre de manipulations.

5 juillet. 3,5 millions de salariés à domicile selon le journal de France 2, 250 000 selon G. Darmanin, paieront leur impôt sur les revenus 2019 en 2020, sans acompte en 2019. Cette décision tardive, coûteuse pour la trésorerie de l'État, illustre que notre système socio-fiscal a atteint un niveau de complexité qui rend impossible la maîtrise des modifications. La manière dont elle est expliquée manifeste un grand mépris des français.
Dans cette rubrique, je dénonce ce projet depuis mai 2015. Il n'est pas mauvais en soi (on peut en rêver pour dans vingt ans), mais une simplification drastique aurait dû le précéder, incluant notamment l'individualisation de l'impôt. Il est navrant que l'on consacre autant de moyens au prélèvement à la source, et aucun pour vraiment simplifier.
S'agissant des salariés à domicile, le problème de fond est que le client doit endosser le rôle d'employeur, au lieu de simplement payer une facture. C'est au salarié d'être son propre employeur, avec un régime simple de type auto-entrepreneur. Pourquoi ne pas se lancer dans ce projet de bon sens ?

5 juillet. Un rapport de la cour des comptes de mars 2018 fait le point sur les subventions aux énergies renouvelables. Ce rapport est bien analysé sur un blog du Monde. Un budget astronomique pour un effet quasi nul sur les émissions de gaz à effet de serre et sur l'emploi durable, et augmentant massivement les importations. Une réalité à comparer avec la communication fausse ou mensongère sur le sujet.

4 juin 2018. Loto du patrimoine. Sur 15 € dépensés, 1,5 € iront au patrimoine, 10,5 € iront aux gagnants (un jeu augmente les inégalités en appauvrissant de nombreux joueurs et faisant peu de gagnants), 2 € iront à la Française des jeux (frais de gestion et commerciaux, détaillants, bénéfices) et 1 € ira à l'État. Ce sont surtout les pauvres qui jouent.
En faisant un don aux oeuvres de 15 €, 15 € vont à l'oeuvre, et 10 € sont remboursés au donateur par l'État (réduction d'impôt sur le revenu). Ce sont les riches qui profitent de cette formule.
Le sourire de Stéphane Bern séduira les uns. Les autres compteront. E. Macron applaudit au loto du patrimoine, on le comprend.

30 mai. Réuni autour d'E. Macron, le gouvernement aborde, selon Le Monde, un chantier miné, celui des aides sociales. Parmi les réflexions, "Est-ce que les aides sociales ciblent les bonnes personnes ?". Cibler, c'est ajouter des conditions à un système déjà illisible. C'est limiter la simplification à l'automatisation : des algorithmes opaques, incompréhensibles. C'est augmenter l'angoisse de perdre des aides en gagnant plus. C'est encourager le travail non déclaré.

23 mai. Le projet de revenu de citoyenneté italien n'a rien à voir avec un revenu de base. C'est un plancher de revenu conditionnel, familialisé, qui découragera les bénéficiaires de travailler plus... pour ne pas gagner plus.

19 mai. Le Monde révèle les "pistes explosives de Bercy pour réduire les aides sociales". Parmi elles, le patrimoine (des pauvres) pourrait être davantage pris en compte. Paradoxal, sachant qu'il l'est de moins en moins pour les riches (remise en cause de l'ISF) !
Ces pistes, grignoter partout en ajoutant des clauses restrictives, vont dans le sens de davantage de complications et donc d'illisibilité.

12 mai. Complexité du prélèvement à la source : une personne en maison de retraite a droit à une réduction d’impôt de 2500 €. Le taux de prélèvement personnalisé qui sera mis en oeuvre au 1 janvier 2019 ne tient pas compte de cette réduction. Il y aura ajustement / remboursement vers septembre 2019.

11 mai. Complexité du prélèvement à la source : si l’on souhaite que l’employeur n’ait pas connaissance du taux personnalisé de prélèvement, il est possible de demander un taux non personnalisé. Mais il faudra payer chaque mois au fisc la différence.

10 mai 2018. Les modifications liées à la préparation du prélèvement à la source ont généré des erreurs dans des centaines de milliers de déclarations d'impôts pré-remplies (voir article). Il faut s'attendre à bien pire dans les mois à venir. Pourtant, de nombreuses voix compétentes avaient prévenu : ce changement est une erreur majeure et hélas irréversible.
Pour que le prélèvement se rapproche de la somme qui sera finalement due, il faut maintenant simplifier l'IR, en commençant par l'individualiser. Une bonne nouvelle pour les partisans du revenu de base ?

19 avril 2018. Panem et circenses (du pain et des jeux), voilà un moyen démagogique de divertir la population, de la transformer en consommatrice passive. La prochaine privatisation de la Française des jeux permettra-t-elle à l’État de changer d’orientation et de viser l’éducation de citoyens responsables ? Si l’on considère la lenteur des progrès réalisés en matière de tabagisme depuis la privatisation de la Seita (1994), le chemin sera long. La FDJ se réjouit d’une activité qui a progressé de 17 % en trois ans pour atteindre 15 milliards l’an dernier. Il y a eu 3,1 millions de nouveaux joueurs en 2017, dont un million de 18-34 ans.
Les joueurs, pourtant plumés du tiers de leurs mises, semblent loin de se révolter. Les jeux sont l'impôt "volontaire" des plus pauvres, une redistribution à l'envers qui augmente les inégalités.

28 mars. Une voiture sans chauffeur a tué un piéton. A cette occasion, la difficile question de la responsabilité en cas d'accident est posée. Même si le nombre d'accidents est divisé par dix, certains juristes n'imaginent pas que l'on puisse l'éluder. Qu'une assurance dédommage les victimes ne suffit pas. Il serait plus important de désigner un responsable susceptible d'être jugé coupable et puni que de réduire le nombre de victimes...

16 mars. Les retraités manifestent : leurs revenus baissent alors, disent-ils, qu'ils ont fait la France d'aujourd'hui !
La France d'aujourd'hui, c'est une dette de 2300 milliards. Depuis plus de 40 ans, les français ont choisi de prêter à l'État pour recevoir un intérêt plutôt que de payer plus d'impôts. Cela leur a permis d'accumuler un patrimoine de 11000 milliards.
La solution, c'est de taxer ce patrimoine (ISF, droits de succession...) pour rembourser la dette. Hélas, nos idoles (Johnny) nous montrent un autre chemin : échapper à l'impôt via des trusts opaques.

12 mars 2018. On a annoncé la suppression de la taxe d'habitation pour 80% des français en 2020 (voir mon commentaire du 9 octobre 2017).
L'effet de seuil entre les exonérés et les autres étant insupportable, la suppression pour tous semble maintenant acquise. Ceci pour le plus grand profit... de ceux qui la payaient intégralement : les foyers sans enfants (il y avait des réductions de 10 % ou 15 % par enfant) et les foyers aisés ou riches (il y avait des exonérations ou un plafonnement pour les bas revenus). Cette mesure pénalise donc de plusieurs milliards par an les plus pauvres et les familles par rapport aux autres. C'est colossal.
On annonce maintenant que pour compenser, la taxe foncière pourrait dépendre des revenus.
Ou bien ces mesures distillées peu à peu font partie d'un plan préparé d'avance, et c'est de la manipulation. Ou bien elles sont improvisées par des apprentis sorciers qui ne savent pas où ils vont, et c'est tragique.
Je crois que la seconde hypothèse est la plus probable. Les candidats à la présidence n'ont pas les moyens d'étudier des mesures sérieuses (le diable est dans les détails) et font des promesses. Ils naviguent ensuite à vue. Ils sauvent la face grâce à la complexité : personne ne comprend. La bonne volonté des personnes n'est pas en cause, c'est le système qui est mauvais. De bonnes mesures ne peuvent résulter que d'études préalables approfondies.

25 février. Une amie syrienne en qui j'ai confiance me transmet une tribune de Michel Raimbaud, ancien ambassadeur de France, sur la situation en Syrie. A partir de ce lien, il est intéressant d'aller voir ce que disent des sites d'information alternative sur différents sujets : Iveris, Le grand soir... En effet, les médias français ont rarement été à ce point unanimes pour désigner le "camp du mal" dans des situations complexes qui méritent mieux qu'une approche dualiste.

24 février. Comment les livrets d'épargne défiscalisés sont-ils pris en compte dans le calcul du RSA : au taux forfaitaire de 3 %, ou selon leur rendement réel ? La question est banale, mais l'article R132-1 du code de l'action sociale et des familles est compliqué. L'interprétation du département de l'Aude (taux de 3 %), contestée auprès du tribunal administratif, a été confirmée en mars 2016. Puis, en juin 2017, le Conseil d'État a finalement donné raison au plaignant. C'est le rendement réel qui doit être pris en compte.
Ce jugement n'éclaire qu'une partie de la problématique. La baisse du RSA du fait des intérêts d'un livret défiscalisé peut être compensée par une hausse de la Prime d'Activité. En effet, celle-ci augmente quand le RSA baisse, et son calcul ne prend en compte que les ressources financières fiscalisées (articles L842-3 et L842-4 du code de sécurité sociale).
Un livret défiscalisé est aussi susceptible de faire baisser l'APL, si le patrimoine global est supérieur à 30 000 €. Il est alors pris en compte pour 3 % de sa valeur, et non pas pour les intérêts réels produits (article R351-5-1 du code de la construction et de l'habitation).
Ajoutons que dans certains cas (si l'APL est inférieure au forfait logement), la baisse de l'APL est compensée par une hausse du RSA et/ou de la Prime d'Activité...
Les enjeux sont faibles (un livret de 10 000 € rapporte 75 € par an). On ne peut qu'admirer le soin de l'administration à veiller à chaque euro dépensé. Pourquoi n'a-t-on pas le même souci d'économie pour les frais de gestion, en simplifiant les règles ?

8 février 2018. La multiplicité non maîtrisable des dispositifs sociaux et fiscaux produit des incohérences qu'il faut connaître pour pouvoir les corriger. On développe pour cela des outils informatiques lourds et onéreux. Le Répertoire national commun de la protection sociale (RNCPS), voté en 2007, existe maintenant... mais sans les montants ! Le législateur a reprécisé qu'ils devraient y être à compter du 1/1/2016 (article L 114 -12-1 du code de la Sécurité sociale). Mais cette disposition législative a rencontré des "difficultés d'application" (rapport IGF de juin 2017, page 51). Voir un article d'Alain Mathieu sur le sujet. Contrairement à ce que disent les sites officiels (SS...), les montants seraient maintenant consultables.
Quand se décidera-t-on à simplifier plutôt que de gérer la complexité ?


2017

18 décembre 2017. Le chèque énergie, en test jusqu'à présent, sera généralisé en 2018. Son but est de compenser, pour les plus pauvres, la hausse du prix de l'énergie (liée à la taxe carbone). Il va remplacer les tarifs sociaux sur le gaz et l'électricité. Son montant, 150 € par an, est dérisoire par rapport aux coûts de gestion, aux démarches, aux contraintes, aux effets de seuil. Pourquoi l'État se mêle-t-il de gérer le budget des foyers pauvres à leur place ?

4 décembre. Une histoire belge. La Wallonie vient de décider de simplifier les prestations familiales en instaurant un montant unique par enfant, quel que soit son rang dans la famille. Mais le nouveau mode de calcul, outre ses nombreux cas particuliers, ne visera que les enfants nés à partir de 2019. Deux systèmes vont donc coexister jusqu'en 2043. La promesse de simplification se paye par 24 ans de complexité plus grande.
Et nous, en France ? Il se pourrait bien que vous regardiez nos amis belges avec envie quand vous aurez lu "La face cachée des prestations familiales", un livre à paraître fin janvier 2018.

1 décembre 2017. François-Xavier Oliveau, vice-président de l'AIRE, vient de publier "Micro-capitalisme, vers un nouveau pacte social" (PUF). Une excellente recension de ce livre décoiffant en est publiée aujourd'hui dans "Les Echos". De quoi faire réfléchir au monde économique de demain, très différent de ce que nous avons connu.
Ce livre a obtenu le prix Turgot (prix du jury) en avril 2018.

19 novembre. L'ISF sera remplacé par l'IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière). Selon le PLF 2018, les recettes de l'État passeront de 4,05 à 0,85 milliards. Les français devraient être mieux informés :
- Comment se fait-il que les 1% les plus riches (350 000 ménages payant l'ISF), qui possèdent environ 20% du patrimoine total des ménages, payent en 2017 un ISF aussi faible ?
- Le montant ridicule de l'IFI laisse présager sa suppression. Qu'en est-il ?

19 novembre. Un Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30% va remplaçer, pour les revenus financiers, les prélèvements sociaux et l'Impôt sur les Revenus. Est-il une mesure simplificatrice ? Pour le savoir, il faut lire le PLF 2018, évaluations préalables des articles du projet de loi de finances, pages 79 à 104. L'obscurantisme est total. On notera par exemple que ceux qui ont un revenu moyen devront choisir entre ce prélèvement forfaitaire, et le système précédent d'imposition par l'IR. Bon courage pour savoir lequel sera préférable !

13 novembre 2017. La mécanique "prélèvement à la source" est confirmée pour le 1/1/2019. Outre l'aspect usine à gaz, les grands gagnants seront les foyers imposables sur les revenus de 2018 (année blanche). Leurs héritiers n'auront pas à payer d'impôt pour la dernière année de leur vie, comme c'est le cas actuellement. Autrement dit, s'ils ont eu 60 années de revenus imposables dans leur vie, ils n'auront payé au final que 59 années d'impôts. La compensation vient des nouveaux contribuables, qui devront payer un an plus tôt... et paieront, eux, toutes leurs années.

7 novembre. Le député Julien Bayou organise une loterie. Pour chaque tranche de 12000 € récoltés, une personne tirée au sort percevra 1000 € par mois pendant un an.
Mais pourquoi associer cette loterie au Revenu de Base ? Malfaisance pour tuer le revenu de base ou insondable bêtise ?

17 octobre. Les agences immobilières fleurissent. A Rambouillet, l'annuaire en indique 28 pour 12000 logements et 26000 habitants. Les vendeurs et acheteurs ne peuvent pas avoir une vue d'ensemble d'un marché ainsi morcellé. Les "frais d'agence" sont exorbitants, ce qui leur permet de vivre avec peu de transactions. Elles passent leur temps à chercher des clients, avec un taux de succès faible vu la concurrence.
Un jour, il faudra réduire le nombre de ces emplois inutiles. Ce sera aussi difficile que pour les buralistes, pourtant prévenus depuis des dizaines d'années des méfaits du tabac.
En attendant, les vendeurs ont intérêt à chercher eux-mêmes un acheteur. C'est facile (voir exemple). Il suffit de ne pas se laiser influencer par les arguments anxiogènes des agences.

9 octobre. La taxe d'habitation dépendait essentiellement de la qualité du logement. Elle dépendra dorénavant lourdement des revenus, avec un fort effet de seuil entre les 80 % qui auront un rabais (de 30 % en 2018, 65 % en 2019 et de 100% en 2020) et les autres.
Elle dépendra aussi lourdement de la composition familiale, puisque le seuil de ressources pour avoir le rabais est majoré de 6000 € par demi-part.
Au lieu de séparer les variables (logement = TH, revenus = IR, enfants = prestations familiales), le mélange conduira à une illisibilité totale.
Évidemment, on ajoutera des rustines en 2018 pour corriger les effets inattendus ou trop critiqués.
On peut craindre que les collectivités locales n’augmentent beaucoup la TH, puisqu’elle ne pèsera que sur les riches. La réduction des inégalités, maîtrisable dans la transparence avec un IR national, deviendra n’importe quoi. Pour en savoir plus, voir PLF 2018, évaluations préalables des articles du projet de loi de finances, pages 13 à 25. Compter deux heures pour une première lecture, et deux jours pour comprendre.

29 septembre. L’émission diffusée mercredi sur France 5, Autopsie d'un scandale politique : l’écotaxe, donne à penser. Les interviews des politiques qui sont intervenus sur ce dossier complexe illustre qu’ils n’avaient pas les moyens (le temps…) d’en comprendre tous les aspects. Les paroles assassines de Ségolène Royal ont signé la mise à mort finale, alors que son niveau d’ignorance du sujet est apparu surréaliste. Le petit débat qui a suivi m’a fait réaliser l’ampleur des malentendus. Pour les uns, l’écotaxe est un moyen de réduire la pollution des camions. Pour d’autres, un moyen de faire rentrer des taxes. Pour d’autres, une source de financement pour certains projets précis. Pour d’autres, un moyen de renvoyer vers l’Allemagne les camions qui choisissent les routes alsaciennes gratuites. Beaucoup agissent pour leurs intérêts particuliers (pas d’écotaxe en Bretagne – ce n’est pas aux transporteurs de payer, mais à leurs clients…). Personne n’a dit que les autoroutes à péage ont été une erreur, et qu’il ne fallait pas la recommencer avec une taxe ne rapportant à l’État que 80 % des montants prélevés.
Le Grenelle de l’environnement a plébiscité une idée. Il aurait dû lancer une étude technico-financière détaillée, en vue d’une décision deux ans plus tard. On aurait évité un gâchis de 1,2 milliards d’euros.

29 août. Baisser de 5 € les APL (aides au logement) fait couler beaucoup de salive. Mais un "détail" semble passé inaperçu : cela va se traduire par une hausse de 5 € du RSA et de la Prime d'Activité de ceux qui ont une APL inférieure au "forfait logement" (65€ pour un célibataire, 130 € pour deux personnes, et 162 € pour trois personnes ou plus). Le pire serait que cet effet indésirable soit corrigé au prix d'une nouvelle rustine dans le mode de calcul des minima sociaux. Pour les améliorer, la voie n'est pas d'accentuer l'inextricable enchevêtrement des mécanismes les uns dans les autres. mais de simplifier. Alors, la France deviendra réformable.

11 juin. Les simulateurs en ligne se multiplient. Le site service-public.fr en indique 65. Parmi eux, mesdroitssociaux.gouv.fr a été annoncé en mars 2017 comme le dernier volet du "choc de simplification" de François Hollande. Je viens d'essayer. J'ai 71 ans et une retraite confortable. Le site me dit, sans engagement bien sûr, que je pourrais avoir droit à un RSA de 670 € et à la CMU-C. En précisant quelques revenus financiers et patrimoniaux, le RSA passe à 230 €.
Les simulateurs se veulent simples, ils n'indiquent pas les barèmes et algorithmes de calcul. Si les résultats sont manifestement faux comme ici, le simulateur est mauvais. Si non, on ne peut pas savoir. La complexité des règles rend impossible la perfection. Donc les simulateurs ne servent à rien d'autre qu'à donner le change, à faire semblant. Simulateur est synonyme d'hypocrite.

7 juin 2017. Le prélèvement à la source est reporté au 1 janvier 2019. C'est une reconnaissance de la complexité du projet, puisqu'il faut un an de plus pour sa mise au point. Mais alors, pourquoi ne pas l'avoir abandonné ?
Autre dossier à suivre : la baisse des cotisations salariales. Si elle s'imspire de la réduction Fillon sur les cotisations patronales pour dépendre du niveau de salaire, ce sera une usine à gaz de plus.
Enfin, la volonté d'uniformiser les régimes et caisses de retraite est une excellente chose. Les modalités obsolètes de la pension de réversion (penser aux familles décomposées recomposées) devraient s'inviter au débat. La voie de la simplicité est celle de l'individualisation de notre système socio-fiscal. A chacun ses points de retraite, et la possibilité de les reverser à son conjoint.

31 mai. La méthode Macron n'est pas la méthode Hollande. Celui-ci annonçait un choc de simplicité et lançait des usines à gaz. Celui-là engage l'abandon du prélèvement de l'impôt à la source (voir mes nombreux commentaires du 26/5/2015 au 11/3/2017) et du compte pénibilité (voir mes commentaires des 4/12/2014 et 13/1/2017). Deux excellentes nouvelles, si elles sont confirmées !

5 avril. Le CAE (Conseil d’Analyse Économique) diffuse une note sur la pauvreté, et propose des améliorations des minimas sociaux. Certains points sont intéressants, mais en insistant-sur la pauvreté des familles mono-parentales (il est vrai que le taux de mariage est beaucoup plus faible parmi les pauvres que parmi les riches), elle suggère d’augmenter les aides qui les concernent.
Or, il est déjà financièrement pénalisant pour deux personnes pauvres de se marier. Est-on moins pauvre avec un RSA de 625 € pour deux qu’avec un RSA de 472 € pour une personne seule ?
Pourquoi le premier enfant d’un foyer mono-parental est-il compté pour une part entière dans le calcul de l’IR ? Seules les riches sont significativement concernés.
La note va plus loin en suggérant de ne plus distinguer les familles mono-parentales (divorce avec pension alimentaire) des parents isolés (veufs ou veuves…). Est-il normal que le divorce, décision personnelle, se traduise par une dépense supplémentaire pour l'État ? Est-il normal que le mariage se traduise par des économies pour l'État ?
L’Allocation de Soutien Familial (105 € par mois et par enfant, sans conditions de ressources) versée aux vrais « parents isolés » est normale. Elle devrait même être liée à l’enfant orphelin et maintenue en cas de remariage. Mais que la fiscalité décourage la vie en couple, non !
Le Revenu de Base est individuel. C’est une caractéristique essentielle.

28 mars 2017. Cour de coeur, l'interview (dans Le Monde) de Delphine Horvilleur. Une des trois femmes rabbin de France.

27 mars. Au programme d'Emmanuel Macron, la suppression de la Taxe d'Habitation dans 80% des cas. Mais cette taxe est une composante parmi de multiples autres d'une fiscalité immobilière complexe. Il est impossible d'y toucher sans repenser l'ensemble. Une annonce aussi simpliste encourage la paresse intellectuelle. Encore une promesse qui n'engage que les crédules.

24 mars. Interrogé par François Lenglet, François Fillon confirme des avantages fiscaux considérables pour les riches (investisseurs potentiels sur tous les sujets : vente d'armes à l'Arabie Saoudite, mur entre les USA et le Mexique...). Il justifie cela par la théorie du ruissellement : en arrosant le haut de la pyramide, tous en profiteraient. Les inégalités créeraient le bonheur ! Où est le bug dans ce raisonnement, et que faire ?
Au lieu d'emprunter aux riches et de leur servir un intérêt, l'État doit imposer leur patrimoine (ISF rénové et augmenté).
L'urgence est dans une coordination internationale qui rende cela possible (transparence, harmonisation fiscale).

22 mars. L'essence du revenu universel, c'est de simplifier. Benoît Hamon le transforme en une effroyable usine à gaz pleine de conditions et financée... par une augmentation de la dette. Hèlas !

11 mars. Une question pour les candidats à la présidentielle : allez-vous supprimer le projet de prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu au 1/1/2018 ? C'est une question précise et urgente qui équivaut à celle-ci : nous sommes au bord du précipice. Allez-vous confirmer l'ordre de faire un grand bond en avant ?
On trouve sur le web la réponse de François Fillon : Je suis hostile au prélèvement à la source. [...] Si je suis élu, j'arrêterai cette réforme, a-t-il affirmé dans une interview accordée au journal Le Parisien, le 8 novembre 2016.
Réponse écrite de l'équipe d'Emmanuel Macron  en mars 2017: Emmanuel Macron ne souhaite pas revenir sur le prélèvement à la source ni sur sa mise en œuvre. Hélas ! Comme il est capable de comprendre que seul un impôt à taux unique peut être proprement prélevé à la source, c'est que ses objectifs sont autres. Ce proche de Hollande pourrait bien continuer dans la même ligne : annoncer un choc de simplification, et pratiquer un choc de complexification.
Toutes les entreprises sont censées adapter leur informatique. L'État lui-même, s'agissant des fonctionnaires, peine sur la question.

1 mars 2017. L'usine Imperial Tobacco (ex Seita) de Riom va fermer. Les syndicats proposent une alternative pour maintenir une filière tobacole française. Voilà qui illustre bien le souci de nos institutions : maintenir ou développer l'activité économique, sans prendre en compte son utilité ou sa nocivité.

1 mars. Le pire m'est confirmé sur la réécriture des programmes de paye des 5 millions de fonctionnaires. Après les coûteux échecs de Louvois (paye des militaires) et d'ONP, la réécriture des programmes (écrits en cobol, un langage des années 1970 que seuls certains "vieux" connaissent encore) a été relancée il y a deux ans. L'objectif de terminer en 2020 ne sera pas tenu. Cette réécriture, purement technique, se fait en aveugle et à fonctionnalités identiques, c'est à dire sans rien simplifier.
L'issue ne fait pas de doute. Quand la mise en oeuvre commencera, au mieux vers 2022, il y aura des bugs, et aucune compétence pour les corriger. On se retrouvera à la case départ en ayant dépensé un milliard de plus.

27 février. « Avec la réforme du RSI, on a vécu l’enfer » titre une nouvelle fois La Croix. C'est le résultat de décisions de 2006 et 2008 prises sans études préalables suffisantes. Manifestement, la leçon de cet échec n'a pas été tirée, des incompétents continuent à décider par idéologie en ignorant ce qui existe, et qu'il faut simplifier avant toute réorganisation.

27 février. Le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, a signé avec sept associations, le 21 février, une charte nationale visant à « renforcer l’accès au droit des plus démunis », qui souvent « méconnaissent » les démarches juridiques. Les partenaires disposeront d’un guide pratique à destination des usagers. Au lieu de simplifier, on ajoute des outils pour expliquer !

9 février. Si le nucléaire rencontre des difficultés, l'éolien est un scandale (voir une vidéo simple de 15'). C'est une énergie sale (il faut des centrales à charbon ou à gaz pour relayer l'absence de vent, 75% du temps) et chère. Les tentatives de corruption pour obtenir les permis d'installation semblent répandues.

8 février. De nouveaux soucis à Fukushima. La facture est évaluée à 177 milliards d'euros, et le délai de démantèlement à 40 ans.
Les déboires d'Areva semblent sous-estimés. Il n'y a pas que les projets d'EPR qui dérapent, mais aussi la construction d'une usine de traitement de déchets nucléaires militaires aux Etats-Unis. L'État français actionnaire ne cesse pas d'avancer des milliards.

7 février. Donald Trump veut détricoter les mesures prises pour éviter une nouvelle crise financière. Les banques pourront augmenter les prêts risqués et les emballer dans des montages opaques. La bulle toxique va grossir, puis exploser à nouveau. Trump n'est pas le seul fou dangereux : Wall street semble applaudir.

26 janvier. Des sujets majeurs tournant autour de la simplification de nos lois et de notre organisation ont été absents du débat entre Manuel Valls et Benoit Hamon. Pourquoi de multiples régimes et caisses de retraites ? Comment baisser le mur séparant les exclus (chômeurs...) des "inclus" (CDI...), composé d'effroyables contraintes décourageant les embauches (code du travail, SMIC...) ? Comment simplifier le mille-feuille territorial et réduire le nombre de fonctionnaires (2 millions) qui s'enlisent son inutile complexité ? Pourquoi des centaines de mutuelles redondantes avec l'assurance maladie ?
C'est une fuite devant le défi de remettre en cause les "avantages acquis" par les fonctionnaires, les syndicats... et les politiques ! En l'absence de courage pour affronter les vraies questions, la France va continuer de sombrer.

24 janvier. Le Monde publie une double page sur le revenu universel, avec des articles de Jean-Marc Ferry, Paul Jorion, Guy Sorman et Philippe Van Parijs. La revue Projet publie un article de fond signé Floran Augagneur. Le débat progresse en qualité !

23 janvier. Hier soir à 20h30, on connaissait les scores de chacun, mais un flou énorme demeurait sur la participation à la primaire de la gauche, entre 1,5 et 2 millions. Du jamais vu, qui m'a donné à penser que l'on différait volontairement l'annonce d'un chiffre dans le bas de cette fourchette. Mardi, l'incertitude demeure : entre 1,2 et 1,7 millions. Manipulation ou cafouillage technique ? Les deux peut-être ? J'ai voté hier malgré la manière caricaturale dont on a parlé du Revenu de Base, autant pour le critiquer que pour le défendre. Je n'irai pas voter dimanche prochain.

16 janvier. La prostitution en Allemagne : voir un excellent article sur la question, rédigé par Florence-Lina Humbert, une amie. La vigilance s'impose, vu les intérêts qui sont derrière cette activité.

14 janvier. L'Assurance-maladie, pour rembourser 150 milliards par an, dépense 6,5 milliards en gestion (4 % de ses coûts). C'est un premier étage. Le deuxième, ce sont les centaines d'assurances complémentaires qui dépensent également 6 milliards de frais de gestion pour couvrir 32 milliards de dépenses maladie (19 % !). A partir de ce constat, Martin Hirsch, dans une tribune du Monde, propose l'évidence : fusionner ces deux étages pour économiser au moins 6 milliards par an. Sachant les intérêts qui sont derrière, il aimerait un référendum sur le sujet. Si un candidat inscrit cette mesure à son programme, je voterai pour lui !

13 janvier. Débat en vue des primaires de la gauche. Il a été question du compte pénibilité et du CPA (compte personnel d’activité). Ce sont des constructions administratives qui étouffent davantage les entreprises sous les contraintes et qui n’intéressent que leurs promoteurs. Pourtant, aucun des sept candidats ne les a remises en cause. Ont-ils conscience de cette dérive vers toujours plus de complexité ? Veulent-ils continuer à créer des emplois inutiles pour la gérer ?
Notre machine institutionnelle, surdimensionnée, ne cesse de produire de nouvelles lois. Il faut lui demander de détricoter les horreurs qu’elle a mise en place depuis des années, puis diviser par trois ses moyens. Nos politiques auront-ils le courage de s’attaquer ainsi à leurs rentes (mille-feuilles territorial…) ?
En 1995, j’entendais les grévistes à France Telecom réclamer à la fois, en un raccourci saisissant, la « défense du service public » et « l’augmentation des indemnités ». Aujourd’hui, quand j‘entends parler de la défense de la France et du modèle social français (pensons simplement aux multiples régimes et caisses de retraite), j’entends défense des intérêts de certains et immobilisme mortifère.

12 janvier. Le revenu universel, premier sujet du débat en vue des primaires de la gauche. Pour démêler le vrai du faux, voir une analyse de l'AIRE.

2 janvier 2017. Coup de coeur : une vidéo de Frédérique Lemarchand (21') et son site artistique. Un parfum de l'au-delà.


2016

17 décembre 2016. Le délit d’entrave à l’IVG, créé en 1993 et étendu en 2001 et 2014, pourrait être élargi pour interdire certains sites internet "pro-vie" que le moteur de recherche Google met trop en évidence et qui concurrencent les sites officiels. Le débat étant passionné, il faut regarder par soi-même pour se faire une idée. Voici la situation au 17/12/2016.
Le site gouvernemental indique que l’IVG est :
     - un droit garanti par la loi jusqu’à 12 semaines de grossesse. « Mon corps, mon choix, mon droit ».
     - sans conséquences physiques ni psychologiques.
     - gratuite.
6 liens renvoient sur d’autres sites qui ne parlent, eux aussi, que de droit de la femme à avorter et de contraception, et indiquent comment faire. Le planning familial fait appel à des dons ouvrant droit à réduction d’impôts. Pas un mot sur l’éventualité de ne pas avorter, ni sur la gravité de l’acte, ni sur les droits de l’enfant à naître : il est juridiquement un embryon, pas une personne.
Deux sites "pro-vie" sont cités en première page de Google avec le mot clé IVG : ivg.net et ecouteivg.org. Ils s’adressent à des femmes qui "envisagent" l’IVG. Ils proposent une écoute gratuite. Ils ne cachent pas les risques médicaux et psychologiques. Selon WOT, ces sites « ont mauvaise réputation », ce qui veut dire que de nombreux internautes les notent mal pour réduire leur audience.
Le blog militant pro-IVG http://blog.jevaisbienmerci.net/ apparaît aussi en première page de Google. Il met en garde contre la "désinformation" des deux sites précédents, et aussi des sites laissezlesvivre.free.fr et avortementivg.com. Il se scandalise des photos qui sont montrées. Faire réfléchir à la démarche IVG, c’est culpabiliser.
Les militants pro-IVG se disent défenseurs des libertés. Ils semblent en voie d’obtenir une nouvelle restriction de la liberté d’expression. C’est la pensée unique imposée à tous malgré les appels des évêques (Mgr Pontier le 22/11/2016, Mgr André Vingt-Trois le 30/9/2016). Déjà en 1990, en interdisant les propos déviants sur les crimes reconnus "contre l'humanité", la loi Gayssot confondait antisémitisme et antisionisme.

16 décembre. Le niveau de mensonge, élevé en matière publicitaire, atteint des sommets quand il s'agit de la guerre. Les médias sont une arme. Cette semaine, à la suite de Bernard Caseneuve dans le préambule de son discours de politique générale à l'assemblée, les médias français font porter exclusivement sur Bachar el-Assad et la Russie la responsabilité des souffrances du peuple syrien. A défaut d'une information objective sur ce conflit complexe, il est sain d'écouter la voix de l'autre camp, et par exemple un interview de Bachar el-Assad par la chaîne russe RT, diffusé le 15/12/2016. Ou encore le sketch "le roi des fous" de Roland Magdane.

16 décembre. Je reçois une publicité d'Engie (ex GDF-SUEZ), concurrent d'EDF (ex EDF-GDF, à ne pas confondre avec sa filiale ERDF qui devient Enedis). Engie fait, en plus de 20 pages, une offre d'électricité "verte" à une petite association (sans local !) dont je m'occupe. Comment l'électricité peut-elle être 100% garantie d'origine renouvelable alors que les éoliennes sont à l'arrêt 75% du temps faute de vent, et que le réseau électrique est unique ? Serait-elle plus verte que celle d'EDF, lourdement taxée pour financer la filière dite "renouvelable" ?
La concurrence artificielle dans des domaines intrinsèquement monopolistiques génère une forte pollution publicitaire, légale mais trompeuse, et des comportements financiers douteux : Engie est soupçonné d'avoir usé du paradis fiscal luxembourgeois.

1 décembre. A propos de la réforme des minimas sociaux, Terra Nova, think tank de gauche, préfère un "minimum décent" de 750 € plutôt qu'un revenu de base. Marc de Basquiat en fait une analyse constructive, en y relevant des points positifs. Il est vrai que l'analyse de la Fondation Jean Jaurès est pire. Quand leurs propositions se traduisent en loi, comme c'est le cas du prélèvement à la source, le choc de simplification qu'ils espéraient devient choc de complexification.
La compétence sur ce genre de sujet s'obtient en analysant le détail de ce qui existe, et c'est un rude travail : des milliers d'heures...

25 novembre. Entre Juppé et Fillon, un débat serein a permis d’écouter leurs propositions. Celles-ci sont dans la ligne de la pensée unique, celle que les médias (propriété des milliardaires) ne cessent de répéter : le salut par la croissance, par l’investissement. Pour cela, il faut attirer les riches, en baissant leurs impôts : les cotisations sociales, l’ISF…
On voit le résultat : les très hauts salaires augmentent et avec elles d’insupportables inégalités au profit des « 1% ». On encourage le succès de quelques start up qui profitent d’une éphémère situation de monopole pour faire des profits sans rapport avec leur travail. De ceux qui savent faire payer cher leurs produits (lunettes, prothèses auditives…). De ceux qui dépècent les entreprises en difficulté. De ceux qui développent des activités rentables mais socialement nuisibles ou inutiles. La guerre commerciale et les réglementations incompréhensibles rendent la triche fiscale ou sur les produits (Volkswagen...) nécessaire pour gagner ou survivre.
Certains sont exclus du système (chômeurs…), d’autres en sont esclaves (burn-out…). La violence se développe, on augmente les moyens militaires et policiers.
Nos politiques de droite comme de gauche se résignent, ils cèdent aux chantages à l’emploi. Le vrai courage serait de dire non. D’imposer lourdement les revenus et patrimoines indécents. De lutter au plan européen et mondial contre l’évasion fiscale. D’harmoniser les impôts entre les pays.
Pourquoi les hauts patrimoines quittent-ils la France ? A cause de la dette. Un jour, les banques et l’État seront déclarés en faillite, et les avoirs bancaires seront gelés. En effet, l’autre face de la dette des uns, c’est l’épargne des autres. Le seul moyen mathématique de réduire la dette, c’est de ponctionner l’épargne. Supprimer l’ISF mité qui existe (il rapporte 5 milliards au lieu de 40), c’est renoncer à la seule solution pacifique pour le faire. La loi Sapin 2 ouvre la voie, en cas de crise, à une spoliation brutale des possesseurs d'assurences-vie.
Fillon et Juppé se sont présentés comme des gestionnaires plus avisés que la gauche... d'un système capitaliste en train de mourir. Ceux qui veulent autre chose pourraient l'exprimer dans un vote sanction suicidaire : l'extrême droite n'a pas de projet audacieux, elle cultive au contraire les peurs.

25 novembre. Fillon veut harmoniser les minimas sociaux. Il s’agit sans doute de fusionner le RSA et l’ASS (chômage en fin de droits). Mais comme le RSA dépend du nombre d’enfants, il est impossible de rationaliser les minimas sociaux sans revoir le système illisible de prestations familiales (AF, CF, ARS, QF…). La solution est de passer à un montant unique par enfant, quel que soit son rang dans la famille, de 200 à 270 € par mois. Or, Fillon veut en même temps non pas supprimer mais augmenter le plafond du quotient familial (actuellement 1500 € par demi-part), pour baisser l’impôt des familles très aisées.
Deux philosophies s’affrontent. Ou bien l’État donne le même montant à chaque enfant. Ou bien il donne plus aux familles riches, au motif de maintenir leur niveau de vie relatif (revenu par personne ou par unité de consommation) quand arrive un enfant. Certains milieux catholiques défendent âprement les familles riches.

20 novembre. Marc de Basquiat, auteur d'une thèse sur le financement d'un revenu de base en France, a basé ses travaux sur un splendide outillage de simulation mis au point par Thomas Piketty. 5 ans après, du fait des multiples changements intervenus, l'actualisation de son travail est difficile. Un seul exemple : comment modéliser l'incompréhensible imposition des plus-values et moins-values, telle qu'elle est sommairement décrite dans wikipédia  ?
Même les meilleurs spécialistes sont peu à peu privés de leur capacité de comprendre.

19 novembre. Une nouvelle fois, la machine à complexifier est en marche. Au lieu de refuser le principe du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu, les députés imaginent des rustines pour atténuer certains des effets secondaires néfastes. La droite devrait l'abroger en cas d'alternance en 2017. Commentaire de Michel Sapin : Quel intérêt y aurait-il à revenir sur une réforme qui a demadé autant de travail et qui est une telle évidence en terme de simplicité ? Alors, simple ou complexe ? Pour le savoir, il suffit de lire les 415 pages du projet...

14 novembre. Notre fiscalité est un inextricable maquis. Dans un rapport de juillet 2016, la Cour des comptes comptabilisait 230 impôts et cotisations payés par les entreprises... Voir l'article complet publié par Le Monde économie le 11 novembre. Les propos cinglants d'Olivier Babeau (fondation Concorde) ne font hélas que constater la désastreuse réalité. Combien d'initiatives découragées par les complications byzantines de notre système...

21 octobre. Le tribunal de Monsanto s'est tenu du 14 au 16 octobre 2016. Jugement attendu le 10 décembre.

20 octobre. La mission d'information du Sénat sur l'intérêt et les formes possibles de mise en place d'un revenu de base en France, commune à la droite et à la gauche, vient de rendre son rapport. Nos élus sont intéressés par le concept, c'est une bonne nouvelle !
Ceci dit, elle préconise un test sur 20000 à 30000 personnes, pour un coût de 100 à 150 millions. C'est irréaliste. On distribuerait une manne de 500 € par mois, à des pauvres sans doute, sans tester la partie "qui finance ?". Je craignais que ce ne soit une manière de botter en touche, voire de torpiller le revenu de base. Il semblerait que non, la réflexion ne fait que commencer.

2 octobre. Imaginons un employeur qui majore de 100 € par mois le salaire superbrut d'un employé payé entre 1 x SMIC et 1,2 x SMIC. Compte tenu de la réduction "Fillon" sur les charges patronales des bas salaires, le salaire brut ne sera majoré que de 54 €. Le net sera majoré de 42 €. Et compte tenu de la Prime d'Activité, le revenu disponible n'augmentera que de 26 €. Si l'employé est marié, la diminution de l'APL réduira encore ce gain. C'est ce qu'on appelle la trappe à bas salaires. Le mécanisme du revenu de base éliminerait ce genre d'aberration.
Il faut gagner plus de 1,6 SMIC pour sortir de cette trappe. Malgré l'incidence de l'impôt sur le revenu, une augmentation de 100 € du superbrut payé par l'employeur se traduit alors par une augmentation de 48 € du revenu disponible.

27 septembre. Dans un article publié par La Tribune, un ancien directeur adjoint de la DGIP analyse le projet de prélèvement de l'IRPP à la source à compter du 1/1/2018. L'absurdité des choix de départ rend la promesse informatiquement chimérique, fiscalement difforme, constitutionnellement injuste et budgétairement impraticable. Le bon sens paysan voudrait qu'on remplace un tel projet projet par une simplification de cet impôt. Mais non : cet expert propose des ajustements pour arriver au résultat visé non pas d'un seul coup, mais en cinq ans.

12 septembre. La baisse d'impôt annoncée pour 2017 ne coûtera presque rien à l'État. Elle se fera en ajoutant un nouveau mécanisme à un IRPP déjà infiniment complexe : le citoyen ne peut pas savoir s'il sera concerné et pour quel montant. Si ce dispositif est maintenu en 2018, il rendra encore plus impossible un prélèvement à la source correctement calculé. Pourquoi une telle ineptie ? On peut penser à une annonce électoraliste. On peut aussi penser qu'un contribuable incapable de comprendre est plus facile à tondre...

26 août 2016. Depuis le 1 janvier, l'instauration de la protection universelle (sécurité sociale) a logiquement conduit à la suppression de la notion d'ayant-droit. Le rattachement au régime d'un proche n'est plus obligatoire. L'affiliation devient personnelle, ainsi que les remboursements. Finies les démarches complexes en cas de changement de situation personnelle (décès du conjoint, divorce…).
L'association « Familles de France » a regretté une étape supplémentaire vers l'explosion de la cellule familiale : la notion de solidarité familiale disparaît avec ces comptes séparés. En défendant le statu quo au nom de ses valeurs, elle mélange les genres de manière stérile. La famille ne sera pas défendue par la complexité administrative et le maintien de l'un des conjoints dans une situation d'assisté(e) !

6 août. Alors que le Traité commercial transatlantique (Tafta) mobilise l’attention d’une partie des Européens, la Commission européenne n’a toujours pas renoncé à imposer aux États africains un accord de libre-échange encore plus dévastateur (APE : Accords de Partenariat Économique). Voir l'article de Fanny Pigeaud pour Médiapart. La suite des horreurs de Françafrique ?

4 août. Le conseil les ministres d'hier a confirmé le prélèvement de l'impôt sur le revenu à la source à compter du 1/1/2018... puis le gouvernement est parti en vacances. Que voilà une belle manière pour les (ir)responsables d'éviter les questions embarrassantes ! Voir mon analyse du 26 mai 2015. Quand les modalités précises seront connues, mon jugement sur cette usine à gaz sera beaucoup plus sévère.

10 juillet. Le portugais José Manuel Barroso, longtemps président de la commission européenne, est embauché chez Goldman Sachs, la banque américaine qui a "arrangé" les comptes de la Grèce pour qu'elle puisse entrer dans l'Union Européenne. L'annonce tombe "discrètement" pendant les vacances, au moment du match de foot France - Portugal. Le divorce entre le peuple et les élites ne cesse de croître. C'est gravissime. D'un côté ceux qui ont la compétence l'utilisent à leur profit. D'un autre, le peuple scandalisé et dépossédé de toute capacité de comprendre ne peut que détruire (Brexit, loi travail...). Faute de nous entendre, nous allons vers davantage de violences : tous perdants.

9 juillet. Observation d'un moine qui a passé 8 ans en Afrique. La-bas, la corruption s'étale au grand jour. Dans les zones où elle sévit, ses conséquences soint visibles : il n'y a plus rien, plus d'infrastructures, plus d'administration, plus d'aides sociales... Faut-il penser que là où elle est discrète, les conséquences sont moins graves ?

8 juillet. Non seulement la complexité administrative (RSA, APL...) est opaque, injuste et onéreuse. Elle tue. Poussée à bout, une mère de deux enfants, dont un handicapé, s'est suicidée à Armentières (voir article).

25 juin. Pour éviter une gratification au noir, je viens de déclarer un emploi saisonnier d'une semaine sur le site des chèques emplois associatifs de l'URSSAF. Je n'y suis pas habitué. L'imprimé de deux pages est rempli de questions auxquelles je ne sais pas répondre, entre autres sur le temps de travail qui n'est ni mesuré, ni mesurable dans le cas présent. Après une heure laborieuse, le contrat est enregistré, et l'avertissement suivant apparait en rouge : Le contrat de Monsieur ... à compter du xx/xx/2016 08:00 heures a été enregistré le 25/06/2016. Ce document sert de contrat de travail. Vous devez donc l’imprimer et en remettre une copie signée par les deux parties à votre salarié, et ce au plus tard dans les deux jours ouvrables suivant l’embauche. Vous en conservez un exemplaire. Il indique la date et l’heure d’enregistrement et vaut à ce titre récépissé de la déclaration préalable à l’embauche (DPAE) qui est générée automatiquement. Attention : l’utilisation du CEA dispense de rédiger un contrat de travail. Toutefois, dans votre intérêt et celui de votre salarié, nous vous recommandons d’en établir un, notamment pour prévoir d’éventuelles clauses particulières (exemple : horaires en cas de travail à temps partiel...). Quel bel encouragement à la vocation d'employeur !
Une fois la semaine passée, il me faudra préciser sur un volet social le nombre (fictif) d'heures effectuées. Ce nombre servira à calculer la "réduction Fillon" sur les charges patronales.
La machine politico-administrative produit des réglements de plus en plus ineptes et déconnectés du monde réel, et personne ne l'arrête...

10 juin. La France se déchire. Le ciel en pleure de désespoir, au point qu'un déluge de larmes s'abat sur certaines régions. La solidarité s'organise, cette solidarité que l'on aimerait tant voir mise au cœur de notre système économique et social. Hélas, la France laïque reste sourde aux cris d'en-haut. Elle veut bien la fraternité, mais à l'intérieur de sa « classe ». Au-delà, c'est la lutte contre ceux dont on répète comme pour mieux s'en convaincre qu'ils sont des ennemis à abattre.
Que demandent les grévistes ? A la fois la révolution (la fin de la société capitaliste, la mort des capitalistes) et de ne pas toucher aux avantages acquis. L'incohérence est à ce point énorme qu'elle passe inaperçue.
Le ciel n'a pas fini de pleurer. Sur tous les fronts, l'orage gronde de plus en plus fort, hurlant la nécessité repenser notre manière de vivre. Nos élites veulent l'ignorer. Les grèves pourraient bien être une diversion qui les arrange. L'impossibilité de changer quelques lignes au code du travail n'est-elle pas la preuve de l'inutilité de s'attaquer à des sujets plus graves ?

25 mai. La CGT défend les avantages acquis de certains travailleurs en pénalisant lourdement l'ensemble de l'économie, et donc l'ensemble des travailleurs. La manière est opposée au but recherché. Mais le plus étonnant est dans le pourquoi : pour qu'on enterre un projet de réforme du code du travail... qui a déjà été vidé de toute substance. Même le MEDEF n'en veut plus. C'est une belle illustration du phénomène de rivalité mimétique qu'a décrit René Girard. La raison de la lutte est perdue de vue, il ne reste qu'une violence fratricide dont l'intensité tente de cacher l'absence de cause. S'il y a un mort, il pourrait bien devenir le bouc émissaire auquel les combattants sidérés remettront ensemble une médaille posthume, voyant dans son sacrifice la cause de la paix revenue. En attendant un nouvel accès de fièvre.

11 mai 2016. En juin 2015, un rapport de 614 pages intitulé « Revue de dépenses sur les exonérations et exemptions de charges sociales spécifiques » a été remis aux pouvoirs publics. Voir une présentation d'Economie matin ou le rapport complet diffusé par l'IFRAP. Magouilles, clientélisme, opacité, détournement des lois européennes... l'Etat a exonéré 15,1 milliards d'euros de charges sociales en 2015. On comprend qu'on ait mis un an avant de le rendre discrètement public. Une discrétion qui veut dire, hélas, qu'il n'y aura pas de suite.

10 mai. Voici le chèque énergie : environ 150 € par an (selon la composition du foyer) accordé sous condition de ressources (le revenu fiscal de référence par unité de consommation). Il est annoncé comme une nouvelle aide pour 4 milllions de personnes, alors qu'il remplacera les tarifs sociaux de l'énergie. Certains fournisseurs seront tenus de l'accepter, il faudra savoir lesquels. Sa durée de validité sera courte. Une usine à gaz de plus, qui obligera à des démarches et surchargera les fonctionnaires qu'il faudra au préalable former. Pourquoi l'administration devrait-elle s'immiscer dans la gestion du budget de 4 millions de français ? Parce qu'ils sont débiles ? Comment se fait-il que les médias ne prennent aucun recul critique en annonçant cette nouveauté ?

15 avril. Devant quatre français qui lui disaient leurs difficultés, François Hollande a multiplié les exemples positifs de son action. Un dialogue de sourds. Comment comprendre ce décalage ? Par la complexité de notre système. On ne cesse pas d'y rajouter des mesures incompréhensibles aux multiples facettes. Les politiques n'ont qu'à choisir pour illustrer ce qui leur convient, et qui n'a rien à voir avec la réalité moyenne. La panoplie dont ils disposent contient même des mesures de simplification !
Exemple. la Prime d'Activité citée plusieurs fois fait gagner 100 €¶ par mois de plus à un smicard célibataire. C'est vrai, mais avec des conditions multiples (aucun autre revenu…). Même dans ce cas favorable rare, elle remplace une Prime Pour l'Emploi de 600 € par an.
En emballant une réalité difficile dans un marketing flatteur, les hommes politiques sont comme des médecins dépassés qui mentent au malade. Celui-ci ne peut plus leur faire confiance. Il se tourne alors vers les boniments d'un rebouteux : le front national. Sans y croire, mais par colère, et dans une attitude suicidaire.
Même le projet abandonné de déchéance de nationalité a été présenté en réussite. Le président a expliqué qu'il lui fallait dire une mesure symbolique forte juste après les attentats, compte-tenu de l'émotion qu'ils engendraient. Quand j'entends symbolique forte, je comprends façade brillante. Le rôle des politiques, dans les situations graves comme devant les faits divers douloureux, n'est-il pas d'aider les français à prendre du recul, à ne pas se laisser emporter par la passion ou la peur ?
Le pire est venu avec le satisfecit sur le déficit 2015, 77 milliards, moins pire que certaines prévisions intermédiaires. La dette (95,7% du PIB din 2015) peut continuer à grimper au même rythme, et les français dormir tranquilles ! En niant le problème, on évite de chercher une solution. François Hollande ajoute que ce bon résultat est obtenu malgré le pacte de responsabilité et de solidarité, 35 millierds d'allègements de charges pour les entreprises selon lui. Il oublie simplement de rappeler que ces sommes viennent en déduction des impôts sur les sociétés : les entreprises ne les toucheront, pour la plus grande part, qu'en 2016 ou 2017 - années où le déficit pourrait bien exploser.
Ce jeudi 14 avril, la politique est apparue sous son plus mauvais jour. Celui du marketing de façade, de la manipulation, de la désinformation. Nous avons le choix entre le suicide façon Hollande ou façon FN.

5 avril. Pourquoi confirme-t-on l'impossible prélèvement à la source pour le 1 janvier 2018 ? La complexité de l'impôt, calculé par foyer fiscal et non pas par salarié, est telle que le correctif a posteriori sera général. Et comment sera traitée l'année 2018 de double imposition ? Je ne crois ni à l'incompétence, ni à une peau de banane préparée pour le prochain gouvernement. Alors pourquoi cette bêtise ?
J'imagine une raison financière : un prélèvement à la source qui, pour sa plus grande part, s'ajoutera à l'impôt sur les revenus 2017 payé en 2018. Le gagnant sera l'État, ce dont je ne saurais me plaindre : la dette augmentera moins vite. Mais elle repartira ensuite de plus belle, la manoeuvre étant un fusil à un coup.
Il pourrait y avoir une autre raison : la rengaine sur la croissance qui va nous sauver est usée. Il faut autre chose pour détourner l'attention des français des problèmes réels, de la mort de notre société de consommation. Et pour cela, on crée un gros chantier artificiel.

9 mars. Les français devraient se mobiliser pour affronter les questions prioritaires. Celle des réfugiés. Celle des exclus du monde du travail. Celle de la dette : de plus en plus nombreuses sont les voix avisées qui disent que nos institutions bancaires et étatiques seront incapable de faire face à la prochaine crise. Celle du nucléaire et de l'EDF, dans une situation si difficile que le directeur financier tire le signal d'alarme en démissionnant.
Hélas, ils se mobilisent aujourd'hui pour dire non à la simplification du code du travail. Et pour réclamer une hausse des salaires à la SNCF. Que penser des jeunes qui soutiennent ce refus de tout changement ? Sont-ils éduqués à devenir co-responsables dans le dialogue, ou sont-ils manipulés pour être la chair à canon de "la lutte des classes" ?

3 février. Dans le privé, il y a des morts et des naissances. Dans la fonction publique, il n'y a pas de morts (pas de licenciements, pas de faillites...). Notre condition humaine, c'est d'être mortels. La fonction publique est donc structurellement incapable de "vivre". (réflexion personnelle inspirée de propos de Julien Damon)

28 janvier. Coup de coeur en passant 10 minutes sur le site qu'une internaute me signale : http://www.lejournaldepersonne.com/. C'est rare, un coup de coeur. Tiendra-t-il dans la durée ? Mystère à vivre...

26 janvier. Les employeurs ont maintenant l'obligation d'inscrire leurs salariés à une mutuelle complémentaire santé, en assumant au moins 50% du coût. Cette obligation concerne-t-elle les particuliers employeurs (CESU) ? On ne peut malheureusement pas aujourd’hui répondre autrement à cette question que par « probablement », selon les sites spécialisés. Ils ne sont pas explicitement exclus du champ d’application de la loi. Il faudra attendre une décision de justice à ce sujet pour être être certains.
S'agissant des petites associations (chèque emploi associatif), il leur faudra au minimum s'interroger sur les cas de dispense.
C'est ainsi que l'on encourage les embauches !!!

21 janvier. Gouverner la protection sociale : transparence et efficacité. Cette note n°28 de janvier 2016 du Conseil d'Analyse Économique (12 pages), rédigée par Antoine Bozio et Brigitte Dormont, montre l'opacité et l'inefficacité du système de retraite et de santé. Le style posé de leur analyse objective ne doit pas faire illusion : le constat est tragique. Les propositions sont de bon sens. Elles seront, hélas, vite enterrées, comme d'habitude.
L'ignorance n'est pas la cause de l'impasse où nous sommes.

18 janvier. La leçon de l'échec des projets d'informatisation de la paye des fonctionnaires, ONP (voir note du 13 mars 2014), et Louvois pour les militaires, n'a pas été tirée. Au lieu de simplifier d'abord les règles de gestion des personnels, on est reparti dans le projet Source Solde, qui a pris la suite de Louvois, en augmentant les moyens.
Le bilan est pudiquement minimisé. On reconnait une perte de quelques centaines de millions pour ces fiascos, alors qu'ils dépassent très largement le milliard. Louvois, testé en vraie grandeur dans l'armée de terre, a provoqué 350 millions d'indus en 2012. On n'a pas fini de les notifier !
La gestion de nos fonctionnaires est un abîme de complexité d'un coût ignoré. Quand on aime, on ne compte pas.

16 janvier. Les propositions visant à promouvoir l’usage des logiciels libres, notamment en milieu scolaire, sont écartées du projet de loi numérique (voir l'interview d'Axelle Lemaire). Elles auraient été contraires aux intérêts des vendeurs de solutions payantes...

14 janvier. La complexité et l'opacité poursuivent leur progression.
Les auto-entrepreneurs doivent maintenant s'immatriculer au registre du commerce, contrainte qui s'ajoute à d'autres : avoir un compte bancaire dédié, payer des impôts non proportionnels à leur chiffre d'affaires (CFE, CFP, TCF). Ils sont en voie de devenir "micro-entrepreneurs". L'égalité, c'est la complexité pour tous !
Les seuils de revenus en-deçà desquels on peut toucher une prime à la naissance d'un enfant, une aide mensuelle jusqu'à 3 ans (PAJE) ou une participation aux frais de garde ont discrètement baissé au 1/1/2016.
Le RSA n'est pas réévalué au 1/1/2016. C'est normal, vu la hausse du 1/9/2015. Mais pourquoi taire ce fait en vantant la Prime d'Activité ? Le changement dans les dates d'actualisation de certains barèmes (avril et septembre au lieu de janvier) ajoute à l'illisibilité.

7 janvier. Le Conseil National du Numérique vient de remettre un important rapport à la ministre du travail. Ce rapport aborde la question du Revenu de Base (pages 65-69). Dans un interview, Bernard Thieulin, président du CNNum, affirme : "Le système de protection sociale se fissure... Les coûts de gestion sont monstrueux... A un moment, il faut se demander si ce ne serait pas plus simple, moins cher, et au bénéfice de tous si on mettait en place un filet social universel. Le rapport ne fait que donner des pistes mais ma conviction, c’est que la réponse est oui. La société doit y réfléchir et mon objectif, c’est que ce soit un débat de la présidentielle 2017."

5 janvier 2016. France 2, dans le journal de 20h, se fait l'écho d'une annonce de F. Hollande : une aide de plus à l'embauche. Le maquis des mesures ne cesse pas de d'épaissir, comment y voir clair ?
Le propos est illustré par un patron qui manifeste sa satisfaction. Il dirige un centre d'appels. Je vais donc être dérangé plus souvent par des tentatives d'arnaques téléphoniques ?
Faut-il penser que les médias n'ont aucun recul critique, au point de soutenir de pareilles énormités ? Ou alors, manipulent-ils volontairement l'opinion ?
Ou alors, chacun fait son travail technique sans réfléchir, comme un zombie décérébré. C'est grave : les médias sont par nature contagieux.

2 janvier 2016. La Prime d'Activité, dont les détails sont connus depuis le 21 décembre, est saluée par la presse comme une avancée, alors que son seul succès est son habillage marketing. Voir mon analyse des décrets (5 pages) qui confirme mon pronostic du 20 avril 2015. Elle démasque les mensonges et dévoile une ineptie et un immobilisme à peine croyables. Pourquoi en est-on arrivé là ? Des lecteurs donnent leur point de vue (voir la fin du dossier d'analyse).


2015

7 décembre 2015. Un magnifique signe du rapprochement des juifs et des chrétiens : le 23 novembre 2015 au Collège des Bernardins, à Paris, la "Déclaration pour le jubilé de fraternité à venir", signée par diverses personnalités du monde juif français (Jean-François Bensahel, rabbin Philippe Haddad, rabbin Rivon Krygier, Raphy Marciano, Franklin Rausky), a été remise par le Grand Rabbin de France, Haïm Korsia, à Son Eminence le Cardinal André Vingt-Trois, Archevêque de Paris et à Monsieur le Pasteur François Clavairoly, Président de la Fédération Protestante de France.

6 décembre 2015. Au Bataclan, deux camps s'affrontent. D'un côté, Eagles Of Death Metal, dont le premier album s'appelle Peace, Love, Death Metal. Ils chantaient "kiss the devil" lors de l'attaque. De l'autre, des terroristes qui tuent au nom d'Allah.
Rav Haim Dynovisz, enseignant juif francophone, fait une analyse de l'évènement à partir de la Torah. Voir video (71'). Le Père Benoit a fait de même. Il a été relevé de ses fonctions par Mgr Barbarin. Qu'en penser ? Serait-il malvenu de condamner, au nom de la Bible, ceux qui disent embrasser le diable ? Voir mon analyse.

27 novembre. La Cour des Comptes fustige la complexité et l'inéquité des minimas sociaux (revenu de solidarité active, revenu de solidarité outre-mer, allocation de solidarité spécifique, allocation transitoire de solidarité, allocation temporaire d’attente, allocation veuvage, allocation supplémentaire invalidité, allocation adulte handicapé et allocation de solidarité pour les personnes âgées), et recommande de les limiter à trois. Cet appel au bon sens sera-t-il entendu ? Le député Chistophe Sirugue, mandaté par le gouvernement pour étudier le sujet, pourra-t-il faire mieux qu'avec la Prime d'Activité ? (voir mes commentaires des 20 avril, 12 novembre 2015 et 2 janvier 2016)

23 novembre. Un député PS veut proposer des CDI aux chômeurs de longue durée, titre Le Figaro. Ce beau projet parvient à faire l'unanimité politique, bravo ! Il se situe au niveau micro-économique, alors que le Revenu de Base vise l'architecture macro-économique. Les deux sont complémentaires. Patrick Valentin, qui le conduit à ATD quart monde, soutient aussi l'AIRE.

17 novembre. « Monsieur le Président, vous êtes tombé dans le piège ! » Voir la lettre d'un écrivain néerlandais à François Hollande après les attentats de Paris. Une salutaire prise de recul devant l'engrenage de la violence.

13 novembre. Pour un revenu universel inconditionnel ? Lire cette tribune que publie Libération, un magnifique plaidoyer signé par huit personnalités très différentes : philosophe, sociologue, économiste, ATD quart monde, entrepreneur...

12 novembre. La Prime d'Activité qui remplacera en 2016 le RSA d'activité et la PPE (voir mon commentaire du 20 avril 2015 sur ce projet) n'est pas encore opérationnelle que les députés ont voté, contre l'avis du gouvernement, un amendement de Jean-Marc Ayrault pour en transférer au 1/1/2017 une partie sur une baisse sélective de la CSG. En l'absence de cap et en dépit des mises en garde (voir une étude d'impact de la DREES dont Les Echos font état le 17/12/2015). la complexité non maîtrisée progresse dans un mouvement brownien de plus en plus rapide.
Une fuite en avant pour masquer l'échec attendu de la Prime d'Activité ?
La Croix titre ce jour à la Une : "Impôts, l'impossible réforme". L'éditorial s'intitule "Un besoin de simplification". Deux pages expliquent "Le gouvernement de nouveau face au casse-tête de la fiscalité". Début de prise de conscience ?

11 novembre. La Dette, chronique d'une gangrène sur France 5 hier soir. Belle émission, triste réalité. Les enjeux électoraux conduisent nos responsables à promettre, à dépenser ce qu'ils espèrent obtenir de leurs prières à Sainte Croissance. Les économistes convoqués pour en débattre restent enlisés dans les schémas de pensée qui ont conduit à cette situation catastrophique.
Personne n'a dit que la dette est le côté pile d'une réalité dont l'autre face est la créance, c'est à dire l'épargne. Que réduire la dette des uns, c'est réduire l'épargne des autres. Beaucoup d'épargne, c'est beaucoup de dettes et de fortes inégalités. Qu'espérer quand on est à ce point au niveau zéro de l'analyse ?
Ne comptez pas sur les puissants, des fils d'homme qui ne peuvent sauver ! [psaume 145]

6 novembre. L'APL (Aide Personnalisée au Logement), l'ALF et l'ALS étaient déjà bien placées pour emporter la palme de la complexité. Les députés viennent de voter des restrictions : pas d'APL pour les étudiants rattachés à un foyer payant l'ISF, mise en place d'un plafond de loyer excessif, et prise en compte du patrimoine au-delà de 30000 € dans le calcul des revenus.
La demande d'APL va s'alourdir de l'équivalent d'une déclaration de patrimoine qu'il faudra actualiser régulièrement... Les bras m'en tombent !
L'amendement a été déposé par deux députés socialistes, Daniel Goldberg et François Pupponi. L'Assemblée est-elle à ce point dénuée d'intelligence au service du bien commun pour les avoir votés ?

2 novembre. Une demi-part supplémentaire était accordée à certaines "veuves" ayant eu des enfants. Il a été décidé en 2008 qu'elle serait peu à peu soumise à des conditions plus restrictives, selon des modalités incompréhensibles.
Ceci a un effet direct sur l'IRPP, et un effet indirect inattendu sur le seuil d'exonération des impôts locaux (taxe d'habitation et taxes foncières). Le gouvernement a décidé en urgence un correctif partiel pour cette année.
Pire : on nous explique que le correctif sera financé par la hausse à venir de la fiscalité du diesel. Je comprend qu'on ne soit pas fier de la vérité : le déficit abyssal augmentera un peu plus. Mais de là à raconter de telles inepties, contraires au principe comptable élémentaire de la non-affectation des recettes aux dépenses (le budget de l'État est unique)...
Combien d'erreurs faudra-t-il pour reconnaître que la complexité du système dépasse l'entendement de nos élus et de l'administration, qu'il est incapable d'évoluer, qu'il faut le simplifier drastiquement en mettant en place un Revenu de Base individuel ?

30 octobre. Thomas Guénolé explique en 3' sur BFM TV comment rationaliser la politique familiale. Une explication simple et exacte, bravo !

15 octobre. La moitié des Français estiment « passer à côté de leur vie » selon une enquête d'opinion. Parmi les causes, l'obligation d'accepter n'importe quel emploi, même inutile ou nuisible, pour gagner sa vie. Le problème majeur n'est pas les conditions de travail, mais l'absence de sens. Voir un beau commentaire de Laurent Saussereau.
Le Revenu de Base inconditionnel serait un moyen d'entrouvrir la porte vers une autre société, plus respectueuse de la vocation de chacun.

22 septembre. Volkswagen. Si les meilleurs trichent, que penser des autres qui peinent pour survivre ? Il ne s'agit pas d'une dérive individuelle, mais d'un problème systémique. La concurrence trop rude et les lois trop complexes pour être respectées conduisent à une attitude pragmatique des entreprises : pas vu, pas pris. Volkswagen a joué et perdu. Combien d'autres passent inaperçus ?
On va nous faire croire qu'il s'agit d'un cas isolé. C'est l'occasion de revoir le film de Coline Serreau Solutions locales pour un désordre global.
La solution passe par l'éducation du consommateur, le développement de son esprit critique et de son sens des responsabilités.
Elle est aussi est systémique. Il faut réduire l'appât du gain par des impôts drastiques sur les gros revenus et surtout les gros patrimoines. D'ailleurs, ces impôts sont indispensables pour rembourser peu à peu les dettes souveraines prêtes à exploser.

22 juillet. Les Échos publient une étude "Où fait-il bon vivre en France ?". Ce sont les endroits où il y a plus de gens mariés, diplômés, riches et en bonne santé que de chômeurs pauvres et seuls.
Un géographe commente : Les anciennes zones où le catholicisme était une résistance à l'État vont bien. Vont moins bien les régions qui défendent les principes républicains d'égalité et de laïcité et attendent beaucoup de l'État.
De quoi réfléchir à la mixité sociale... mais certainement pas une liste de lieux où il serait conseillé d'aller pour être plus heureux. Soeur Emmanuelle (voir un interview sur son livre "Richesse de la pauvreté") s'étonnait de la morosité des riches...

3 juillet. Diviser pour régner. Selon George Friedman, PDG de la société de renseignement Stratfor, c'est la stratégie géopolitique des USA (voir vidéo de 11').
La TV russe a diffusé en 2013 un reportage caricatural sur les musulmans de France (voir vidéo de 5'). S'agirait-il de monter les français les uns contre les autres pour les affaiblir ? Au vu des commentaires, c'est très efficace. Pour déméler le vrai du faux dans les chiffres, voir Wikipédia. Il n'y a pas en France des millions de musulmans radicaux faisant beaucoup d'enfants !
L'intégrisme existe dans tous les camps. Semer la peur de l'autre, c'est le renforcer et aboutir à de terribles violences (telles que le génocide du Rwanda, fruit d'une campagne radio de quelques années montant les Hutus contre les Tutsis). La seule solution est le dialogue, l'éducation, l'intégration.
"N'ayez pas peur" ouvre la voie à la résistance à toutes les oppressions.

2 juillet. La dette souveraine de la France a augmenté de 51;6 milliards au 1er semestre. Dans La Croix, Raul Sampognaro, économiste à l'OFCE, explique que, les recettes étant plus fortes au second trimestre qu'au premier, ce chiffre ne remet pas en cause les prévisions annuelles. C'est vrai. Donc tout va bien. C'est faux.
Il ajoute deux informations. "Depuis 1995, la dette a augmenté en moyenne d’un peu plus de 2 points de PIB par an". Et "Il y aura quasi-stabilisation du taux d’endettement, avant une décrue à partir de 2017... Aucun grand organisme économique ne prévoit que le taux d’endettement français atteigne le seuil de 100 % du PIB".
C'est la version officielle. Le taux d'endettement devrait se stabiliser à 98 % du PIB. Nous ferons donc beaucoup mieux que depuis 20 ans, grâce à la croissance et à l'absence de crise telle que celle de 2007.
Pourquoi ce mensonge ? Parce que diminuer la dette ne peut se faire qu'en taxant lourdement l'épargne (les patrimoines). Et cela, "on" ne le veut pas. Et "on" a tout fait pour que ce soit impossible (paradis fiscaux...).
Quand la dette dépassera 100 % du PIB (2017 au plus tard), "on" nous donnera de bonnes explications. Par exemple, il a fallu assumer la faillite de la Grèce. Ou bien il y a eu une nouvelle crise. Ou bien la croissance s'est ralentie...

1 juillet. La fraude au RSA, c’est environ 60 millions d’euros par an. 80 % à 90 % de ce montant est récupéré par les services de la Caf suite à des contrôles. Alors que le non recours au RSA, c’est 5,3 milliards d’euros non-redistribués ! Lire le témoignage complet d'une ancienne salariée de la CAF, il vaut la peine.

29 juin. La théorie du ruissellement (l'enrichissement du haut de la pyramide profite à tous) est encore bien ancrée dans les esprits. Un article de l'Opinion, intéressant pour les informations données sur l'impôt sur le patrimoine en Suisse, se termine par "les plus riches ne rechignent pas à vivre en Suisse où ils enrichissent tout le monde". Il est signé Jean-Philippe Delsol, président de l’IREF, co-auteur de "Anti-Piketty". Le site de l'Institut de Recherches Économiques et Fiscales affiche sa visée : « Pour la liberté économique et la concurrence fiscale ». Autrement dit, vive le dumping entre États, vive les inégalités !

26 juin. Le Revenu de Base serait au programme du nouveau gouvernement Finlandais. A suivre...

20 juin. Encyclique Laudato Si' du pape François. Elle rejoint quasi complètement mes réflexions : nous allons vivre des moments très douloureux faute d'avoir su changer à temps et de manière radicale notre mode de vie. Nos structures sont perverses. Notre paradigme – appelé technocratique alors que je l'appelle croissance – doit être remis en cause.
La sobriété est préconisée, ainsi que la décroissance. Ce sont des termes forts.
Voir des extraits significatifs (4 pages).

19 juin. Prélèvement à la source. Comme je le craignais (voir mon analyse du 26 mai du dossier de Terra Nova), la décision est prise de le mettre en oeuvre en 2018. Ce sera d'une effroyable complexité, une grosse galère pour l'administration, les entreprises et chaque français.
S'agirait-il de nous occuper pour nous empêcher de nous intéresser aux problèmes importants ?

11 juin. La Croix titre en première page : "L'euro n'est plus en danger". Deux pages sont consacrées à un interview sur ce thème de Bernard Coeuré, membre du directoire de la BCE. L'interview est également diffusé par la direction de la communication de la BCE. Pourquoi ce besoin de rassurer, s'il n'y a effectivement pas de risque ?

26 mai. Un dossier de Terra Nova sur le prélèvement à la source a du succès. En voir mon analyse.
En critiquant l'immobilisme administratif, il illustre l'absence de dialogue entre le politique et l'administratif. Or, l'immense chantier de la simplification ne peut avancer que par un travail commun. On en est à mille lieues, dans les têtes comme dans les procédures.

25 mai, lundi de Pentecôte. Jour férié supprimé et à moitié rétabli. Le JT (Antenne 2) en vante les mérites : le budget consacré aux personnes agées est ainsi abondé.
On pourrait évidemment faire la même chose sans cet imbroglio administratif, en respectant le principe budgétaire sain de la non-affectation des recettes aux dépenses.
Si les médias applaudissent à la complexité inutile, c'est qu'on est infiniment loin de s'y attaquer sérieusement.

22 mai. Au début, l'ordinateur a aidé à compter, puis à écrire. Puis sont venus les photos, les vidéos, les jeux, et la merveille de pouvoir communiquer et d'accéder à "tout" par internet.
Je viens d'acheter un ordinateur sous Windows pour une amie. Hélas, la merveille est devenue un support de publicités mensongères. Il m'a fallu plus de 6 heures pour ôter les pourriciels et lui redonner un peu figure humaine.
Une lumière dans ce monde fou : les logiciels libres et gratuits, tels Linux et LibreOffice.

16 mai. Alain Madelin vient de publier un "programme" intéressant à analyser car emblématique des discours politiques de droite comme de gauche. Il y dit à la fois la gravité de la dette, l'importance de préserver le capital (il faut réduire l'ISF, ne pas surtaxer les talents), l'urgence sociale. Il est partisan d'un revenu minimum pour tous remplaçant la complexité des dispositifs existants, de développer l'économie non marchande, de titriser les économies d'énergie pour financer la transition énergétique. Il veut maîtriser les dépenses publiques sans toucher au statut des fonctionnaires, encourager la compétitivité par la concurrence. L'ensemble forme un empilage de promesses inconciliables emballé dans un vibrant hommage à la déesse Croissance.
A juste titre, Médiapart écrit le 16 mai : En France, gouverner c'est surtout ne pas choisir. Les Echos reprennent le même sujet.
Puissent les citoyens développer leur sens critique et vomir la démagogie !

20 avril 2015. François Hollande vient d'annoncer la fusion de la Prime Pour l'Emploi et du RSA d'activité pour 2016. Un million de jeunes de 18 à 25 ans (18 % de cette classe d'âge) pourront toucher la nouvelle "prime d'activité", voilà le progrès mis en avant !
Le mode de calcul de la PPE est incompréhensible. Mais ce sont les ordinateurs de Bercy qui s'en chargent. Les ayants-droit en bénéficient automatiquement, même si c'est tardivement (avec l'impôt sur le revenu). Elle sera supprimée.
La prime d'activité ressemblera au RSA d'activité. Comme lui, elle devra être demandée. Comme lui, elle sera subordonnée à des conditions multiples, et son montant dépendra de nombreux paramètres. Les candidats devront remplir un dossier inquisiteur sur eux-même et leur foyer, et le réactualiser fréquemment (aujourd'hui, chaque trimestre). Le résultat actuel est un taux de non recours de 68 %.
C'est dans cette galère que l'on va inviter les jeunes à entrer. Une galère d'autant plus décourageante que les jeunes ne sont pas stabilisés : leurs droits ne cesseront pas de changer.
Certains apprendront à tirer parti des méandres administratifs, à ajuster leurs déclarations relatives à leurs études, leurs stages, leur apprentissage, leurs petits boulots. Les autres resteront dehors. A tous, l'État aura inspiré amertume et dégoût.
Est-ce ainsi qu'on espère motiver des citoyens ?
A quand la seule vraie solution, le revenu de base inconditionnel ?

9 avril. En janvier, l'unité nationale s'est manifestée à un niveau jamais atteint pour défendre l'humour, même border line (Charlie Hebdo).
Il y a un an, les médias unanimes condamnaient l'humoriste Dieudonné. J'ai tenté d'en parler. J'ai senti que mes propos mettaient mal à l'aise. J'ai néanmoins proposé un texte sur l'humour le 22 janvier 2014. Je l'ai actualisé le 12 janvier 2015, et aujourd'hui après la lecture d'un livre de Gilad Atzmon, juif considéré comme antisémite. Sera-t-il mieux compris ?

12 mars. Une amie franco-syrienne en qui j'ai confiance me recommande la conférence (vidéo de 1h20) donnée par Mère Agnès Mariam le 6 mars. Pour elle, ce que dit Mère Agnès de la tragique situation en Syrie est souvent juste. Un témoignage bouleversant, un avis différent de la parole officielle...

3 mars. France 2 diffuse une splendide enquête (Cash Investigation) sur la pression des actionnaires sur les entreprises. D'un côté, des salariés en burn out ou licenciés. D'un autre, des enseignants canadiens à la retraite. Ils ont la chance d'avoir cotisé auprès d'un fond de pension efficace. Ils n'ont pas conscience des moyens prédateurs employés pour arriver à des rendements du capital placé atteignant 20%. Et au milieu, de riches gérants qui fuient le dialogue.
D'autres compléments de retraite par capitalisation, tels UMR et COREM proposés à des fonctionnaires en France, emploient sans doute des moyens moins violents. Ils subissent la baisse des taux d'intérêts des placements peu risqués et l'augmentation de la durée de vie des retraités. Ils réduisent drastiquement les pensions qu'ils versent.
Il y a aussi les fonds de pension qui font faillite. De quoi méditer sur les mérites comparés de la capitalisation et de la répartition.

26 février. France 3 a diffusé (tard) une remarquable émission sur la dette grecque. Le problème (comptes truqués...), connu depuis toujours, a été nié par les politiques et les institutions européennes. Giscard puis Chirac ont défendu l'entrée de la Grèce dans l'Europe au nom... de Platon ! Pour cacher la réalité, Goldman Sachs a mis au point des "swap de monnaies" qui lui rapportent des centaines de millions chaque année (jusqu'en 2037). Les grecs ont vécu quelques années d'apparente prospérité, leur consommation étant financée par la dette (et par l'Europe).
Nos responsables et nos institutions n'ont pas changé. Ils viennent de décider de se donner 4 mois de plus. Avant de regarder le problème en face ?
Il est clair que la situation de la Grèce est aussi la nôtre. Nos responsables et nos institutions ne veulent pas voir que la dette française, 1000 milliards il y a dix ans, 2000 milliards aujourd'hui (sans compter ce que l'on a caché à Bruxelles), va vers les 4000 milliards dans dix ans.

25 février. L'analyse que je fais de certains sujets de société – la crise du capitalisme, notre système socio-fiscal à bout de souffle – me conduit à mettre en évidence, sur ces questions relativement techniques et donc peu passionnelles, un haut niveau de mensonge. C'est pire sur les informations sensibles, voir "Guerre, mensonges et video" sur l'Irak. Les médias sont une arme au service d'intérêts particuliers, d'idéologies, ou simplement de la défense du statu quo auquel nos habitudes nous lient.
Je suis abonné à La Croix, un quotidien que je trouve de très bonne qualité. La chronique de Bruno Frappat du 21 février m'a cependant déçu. Il critique les propos de Roland Dumas sur Manuel Valls, disant que le premier ministre est "probablement sous influence juive du fait que son épouse est juive". Au lieu d'y voir une parole mielleuse, j'y vois une mise en garde retenue d'un ancien haut responsable de l'État. De fait, Manuel Valls m'a souvent choqué en utilisant la Shoah pour défendre les intérêts sionistes, et en attaquant par tous les moyens (censure...) les soi-disant négationnistes qui dénoncent cet amalgame.
Mais dans le pays de la liberté d'expression, il est des choses qu'on n'a pas le droit de dire... Je ne conteste pas à Manuel Valls le droit de choisir son camp. Je m'étonne qu'une telle meute de moutons soutiennent inconditionnellement ses propos.
Certains partis ou médias profitent de cette situation. Ils séduisent en dénonçant les mensonges, par exemple à propos de la Syrie. Mais ils font avaler en même temps certaines analyses ou solutions douteuses (Nouvelle Donne) ou pires (FN, UPR), voire développent la paranoïa avec des "théories du complot" (Voltairenet, Egalité et réconciliation).
Le meilleur moyen de torpiller une idée est de l'habiller de démagogie. Elle sera vomie. Le "Revenu de Base" est une belle idée qui courre ce risque si on veut la vendre "à tout prix". La fin ne justifie pas les moyens.

5 février. Bruxelles enquête sur les pratiques fiscales belges. Les multinationales pourraient y obtenir des avantages anormaux. Y a-t-il un seul pays qui ne soit pas un "paradis fiscal" ?
La France est réputée pour ses "aides à la recherche". Des milliards qui s'obtiennent par de multiples canaux. La complexité des dossiers assure une excellente opacité et exclue pratiquement les PME. Sur le fond, comment assurer que le fruit de cette recherche revient à la France, si ce sont des multinationales qui en bénéficient ?

22 janvier. La BCE va "racheter" des obligations d’États. 1000 milliards, 60 milliards par mois pendant 18 mois. Ce genre de manoeuvre s'appelle "quantitative easing (QE)". Cette création monétaire est-elle une solution miracle ? Relancera-t-elle la croissance ? Certainement pas. Voir Le Contrarien n°597 du 22 janvier 2015.
Tout au plus le QE masquera un peu plus longtemps la réalité : les États surendettés sont en faillite, notre épargne "garantie par l'État" ne vaut quasiment plus rien. Cette manne d'argent dont les banques ne sauront pas quoi faire alimentera la spéculation et augmentera les inégalités.

L'ircantec m'avise des taux de cotisations qui seront prélevés sur ma retraite à compter du 1/1/2015 : 1% + 6,6% + 0,5% + 0,3%. Pourquoi 4 chiffres ? Pourquoi ne pas indiquer le total ? Pourquoi omettre l'information sur la part, dans ces cotisations, qui est non déductible (sommes que je ne toucherai pas mais sur lesquelles je paierai l'IRPP) ?
Parce qu'il importe de masquer l'essentiel. A savoir le passage de 4,3% (ma situation 2014 qui n'est pas rappelée) à 8,4% ! Le citoyen est comme le consommateur : moins il comprend, mieux on peut le tondre.
Sur le même sujet, la caisse Humanis fait encore mieux. Voir sa lettre !!!
Comment peut-on vouloir une meilleure éducation à l'école, et développer ainsi l'obscurantisme ?

21 janvier. Un nouveau délit pourrait voir le jour, le viol du secret des affaires. On est bien dans la ligne de l'extension de la durée des droits d'auteur (voir 26/11/2014) : la confiscation par quelques-uns du patrimoine de tous, en toute opacité. Cette mesure est tendancieusement commentée avec l'exemple des procédés de fabrication des parfums, mais s'appliquera à tout (médicaments génériques...). Ce projet est finalement abandonné (1/2/2015).
Au même moment, certains dénoncent la croissance des inégalités. Les 1% les plus riches vont bientôt avoir accumulé 50% du patrimoine mondial.
Le contre-feu ne tarde pas : "ces chiffres sont discutables" disent certains économistes. Cet argument technique cache le désir des puissants de voir les inégalités se developper davantage, et leur patrimoine considéré comme normal.

8 janvier 2015, Charlie Hebdo. "Nous vivons un moment d'unité nationale, comme frappés de stupeur : des hommes sont morts martyrs pour la liberté."
Je fais deux commentaires, l'un "vu du ciel", l'autre "vu de la terre".
Vu du ciel. La face sombre des martyrs (des caricatures plus que discutables) est oubliée. Il n'y a plus que leur côté "lumière".
C'est le sens que je donne à la parabole des brebis et des boucs (appelée indûment jugement dernier - Matthieu chap. 25 - elle figure sur beaucoup de tympans de nos églises). Les boucs (images de Satan, notre côté sombre) sont jetés à gauche dans le feu éternel. Et les justes brebis, à droite, vont vers la vie éternelle, libérées définitivement de Satan.
Cette séparation / libération se fait laborieusement, douloureusement. Elle est complète et définitive à la mort / résurrection.
Notre oubli du côté sombre des martyrs d'hier me semble refléter une réalité céleste, et ne pas être simplement de la bienséance : ils sont aujourd'hui ressuscités.
Vu de la terre. L'unité dans la stupeur / réprobation est factice. L'unité vraie serait la communion dans ou malgré nos différences.
Le phénomène est celui du bouc émissaire décrit par René Girard : un grand calme après un paroxysme de violence. Dans ce calme, dans cette unité factice, il n'y a aucune reconnaissance de notre responsabilité dans la violence qui s'est manifestée. Au contraire. Nous nous félicitons de ne pas être comme ces tueurs. Nous sommes du côté du Bien.
Et demain, nous reprendrons tranquillement nos habitudes. Nous défendrons nos intérêts sans même comprendre que nous semons la violence...
Le blog d'Olivier Berruyer donne un point de vue intéressant, différent de celui des médias dominants.
Lire aussi la lettre ouverte au monde musulman du philosophe musulman Abdennour Bidar.

3 janvier 2015. Oui, 2015 sera l'année de la complexité, de la fuite en avant vers toujours plus de mesures incompréhensibles et ineptes. Outre la péniblité et feu l'écotaxe :
- Les allocations familiales seront réduites pour les hauts revenus. Pour éviter que certains ne perdent des centaines d'euros pour un euro gagné en trop, les seuils seront lissés. Les formules que les cerveaux de Bercy cherchent à mettre au point seront donc incompréhensibles. De plus, ce sont les revenus 2013 qui seront la référence pour les droits 2015. Tant pis pour ceux dont la situation aura changé, on reproduit les aberrations du calcul des droits aux allocations logement. Voir l'analyse de Julien Damon du 24 janvier.
- De même, la PAJE de base (prestation mensuelle pour les enfants de moins de 3 ans) est réduite de 50% au-delà d'un certain revenu (2013 étant la référence pour les droits 2015). Là, pas de lissage, mais un effet de seuil.
- La décote (IRPP) sera moins généreuse pour un couple que pour deux célibataires. Après le RSA et l'ASPA (ex minimum vieillesse), voilà une nouvelle incitation à cacher un lien conjugal.
- Les cotisations sociales ne seront plus les mêmes pour la retraite de base et pour les retraites complémentaires. On prélèvera sur ces dernières 1% de plus au titre de l'assurance maladie.
- Le CICE (réduction de cotisations patronales) passe de 4% à 6% (et davantage outremer), avec un invraisemblable effet de seuil quand il disparait (au-delà de 2,5 SMIC).
- La réduction Fillon, non linéaire entre 1 SMIC et 1,6 SMIC, complexe et pleine d'effets pervers (fraude facile sur les temps partiels, trappe à bas salaires) est majorée.
- Une nouvelle réduction de cotisations sociales (allocations familiales), entre 1 et 1,6 SMIC, s'y ajoute. Elle aura des inconvénients similaires.
Les spécialisations disciplinaires sont nécessaires. Elles mènent à des cloisonnements et à un résultat tragique : le paquebot est ingouvernable.
Un mois plus tard, un rapport de la Cour des Comptes déclare techniquement impossible la fusion CSG - impôt sur le revenu, promesse du candidat François Hollande. Le paquebot ne peut que continuer sur sa lancée.


2014

4 décembre 2014. Après la mort de l'écotaxe (voir 23 octobre), c'est la prise en compte de la pénibilité pour la retraite que les employeurs rejettent. Le point commun est une insupportable complexité qui s'ajoute à un système déjà impossible à maîtriser. C'en est trop, les nausées se transforment en vomissements. A quand un vrai choc de simplification à partir de l'idée du Revenu de Base ? Le choc de simplification annoncé (consultation menée via le site Faire simple...) n'est qu'un ravalement de façade.

26 novembre. Dans la ligne des décisions prises en 2011 au niveau européen, les députés viennent de voter l'extension de la durée des droits d'auteur en matière de musique : 70 ans au lieu de 50. Sous la pression de lobbies qui confisquent le patrimoine de l'humanité, on s'éloigne davantage de la diffusion libre et gratuite de la culture.
Que Choisir (n°531 de décembre 2014) dénonce la redevance française sur la copie privée. Les montants arbitraires s'envolent au gré des décisions d'une commission mixte où les ayants droit sont trop influents : 12,80 € sur une clé USG de 128 Go, 20€ sur un disque dur de 1 To...
Conséquence prévisible : le sentiment d'iniquité de la loi sera renforcé, le piratage augmentera, ainsi que les achats de matériels via des sites internet non français.

23 octobre. Deux traités commerciaux se négocient, entre l'Europe et le Canada (CETA) et les États-Unis (TTIP ou TAFTA). On aboutira à des milliers de pages (une complexité incompréhensible), pour plus de libéralisme (baisse de droits de douane...) et de dérégulation, en vue de doper la croissance. Il s'agit donc de conforter la société de consommation capitaliste qui nous mène à la mort. J'ai voté l'initiative citoyenne qui demande d'arrêter ces négociations (USA) et de ne pas ratifier l'accord (Canada).

17 octobre. Notre système fiscal est d'une terrible complexité. Tel qu'il est annoncé, le budget 2015 va l'empirer. Voir par exemple une analyse par Génération libre et une autre par l'UNAF de la mise sous conditions de ressources des allocations familiales. Il semble que nos responsables, complètement dépassés, ne sachent que cacher la situation derrière une accumulation de mesures ineptes.

13 octobre. Il manque 2 milliards pour boucler le budget de la défense. La solution envisagée est d'externaliser la gestion des matériels militaires. Cela veut dire payer plus tard, mais en ajoutant à la facture des frais financiers, des frais de gestion et les bénéfices des intermédiaires. Qui va payer ces suppléments ? Le contribuable, évidemment. Le but est de cacher une augmentation de la dette. Non seulement cacher la réalité est malsain, mais cela coûte cher !

7 octobre 2014. Un tract du FN distribué dans les boites aux lettres de Draveil s'insurge contre la présence des étrangers en France. Il recommande l'arrêt de l'immigration, l'application de la préférence nationale et des expulsions. C'est la vieille histoire du bouc émissaire (cf. René Girard) qui revient. Le FN pourrait proposer le port de l'étoile jaune pour les étrangers, en attendant la solution finale ?

2 octobre. La dette souveraine française a dépassé 2000 milliards. Elle a doublé en dix ans.
Avec un déficit du budget 2014 réactualisé à 87 milliards au lieu des 82 prévus, et un déficit de 76 milliards annoncé pour 2015 (dont 21 milliards d'économies mal définies), on ne voit pas comment éviter que l'explosion exponentielle de la dette ne se poursuive. 4000 milliards en 2024 ?

1 octobre. Le projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte sera examiné par le Parlement dans le cadre d’une procédure d’urgence. Pourquoi cette urgence ? Selon Jean-Marc Jancovici, parce que le texte présenté (412 pages) part de problèmes vus là où ils ne sont pas tout en ne disant rien sur ceux qui se posent déjà, juxtapose des objectifs incohérents entre eux, avance des objectifs quantifiés fantaisistes, et promet une fois de plus une croissance qui ne sera pas. Il importe donc ne laisser de temps à personne pour s’en rendre compte !

23 septembre. Remarquable émission "déchiffrage" sur la croissance, le chômage, les inégalités et les impôts diffusée par Arte. De l'intelligence, de la clarté, pas de langue de bois. La différence avec les politiques auxquels les journaux de 20h donnent la parole est saisissante !
22 septembre. Après la conférence de presse de François Hollande, Nicolas Sarkozy revient. L'un comme l'autre ont illustré l'effroyable indigence d'une pensée politique enfermée dans l'idéologie dominante exangue. Exemple de scoop : Sarkozy a affirmé fortement qu'il parlait vrai. Cà nous avance à quoi, puisque la première qualité d'un menteur est de faire croire qu'il dit vrai ?
Combien de temps faudra-t-il encore supporter de tels pantins, et des médias à leur solde pour nous empêcher de penser ?

17 août. La réduction d'impôt ajoutée en 2014 pour les bas revenus est, pour une personne seule, de 350 € à condition que le revenu fiscal de référence ne dépasse pas 13795 €. Mais compte tenu des exonérations actuelles (décôte...), la réduction réelle n'excèdera pratiquement jamais 200 €. Pour un couple, le constat est le même. On a ajouté une complexité de plus pour une réduction en trompe-l'oeil.

23 juillet. Le site gouvernemental Faire simple invite, pendant les deux mois d'été, les citoyens à suggérer des simplifications administratives. J'ai fait hier 6 propositions, sur le RSA, la réduction Fillon, les péages autoroutiers, la carte améthyste de transport, les prestations familiales, la pension de réversion. J'ai eu 6 refus dans les trois heures : "votre proposition ne respecte pas la charte d'utilisation du site". J'ai relu cette charte, et je n'ai pas compris. J'ai imaginé que les propositions devaient se limiter à la forme des démarches et des formulaires, sans toucher au fond : se contenter de rendre plus digeste la complexité inutile.
Ce matin, surprise. Une de mes 6 propositions a été mise en ligne, avec le document de 75 pages qui l'explique ! Est-ce un bug, ou un réel intérêt pour une réflexion approfondie ?

21 juillet. Les VTC (Voitures de Transport avec Chauffeur) protestent contre un amendement qui les obligerait à rentrer à leur base entre chaque course. Comment nos députés peuvent-ils voter une mesure aussi anti-écologique : imposer des kilomètres supplémentaires dans les grandes villes ?

15 mai. Les paris sportifs blanchissent 140 milliards de dollars chaque année, selon Le Monde.

16 avril. Gaël Giraud et 5 autres personnes de haute crédibilité, dans un forum publié par La Croix, expriment leurs inquiétudes sur le projet d'accord transatlantique (dénommé TTIP). Tout investisseur étranger (américain) pourrait demander des dommages et intérêts à un pays européen dans lequel il aurait investi, si ce pays adopte une loi pouvant réduire son bénéfice potentiel. Exemples : relèvement de minimas sociaux, nouvelle mesure écologique, hausse d'un impôt sur les sociétés.
Pourquoi nos politiques n'en parlent-ils pas ? Leur rôle serait-il de nous occuper pour ne pas voir ce qui se prépare ?

9 avril 2014. Manuel Valls a mis la suppression des conseils généraux d'ici 2021 à son programme. Enfin une bonne nouvelle ! Il attaque le millefeuille administratif non pas en créant une nouvelle collectivité (communauté de communes...), mais en supprimant les départements. La clause de compétence générale sera aussi remise en cause : les compétences des collectivités seront spécifiques et exclusives.
Évidemment, il faudra que le nouveau découpage en une dizaines de régions (il ne serait arrêté que dans deux ans) et en communes / communautés de communes s'impose à tous (armée, gendarmerie, tribunaux, éducation...).
C'est un test pour nos politiques : sauront-ils s'unir pour défendre le bien commun ? S'il y a échec dans la modernisation de l'État, c'est la privatisation qui va l'emporter. Les ultra-libéraux n'attendent que cela.
Peut-on rêver que les règles socio-fiscales soient aussi simplifiées, que l'on mette en place le revenu de base ?
Il faudra affronter la baisse des emplois publics et nombre "d'avantages acquis"...
C'est tout un système de pensée à changer. Avec les tables de multiplication, la liste des départements faisait partie de ce que j'ai appris par coeur dans le primaire. On touche à l'immuable, peut-être au sacré. Or, sur les plaques d'immatriculation, l'identifiant départemental que chacun peut choisir est encore obligatoire. Une manière de voter pour la suppression des départements serait de tous choisir 01...

2 avril. Le pacte de responsabilité est parfaitement invraisemblable : moins de charges, moins d'impôts, moins de déficit, tout cela grâce à des économies colossales (50 milliards) non définies.
Les promesses électorales de 2012 sur l'emploi, le chômage, la dette et les impôts, d'un niveau moins délirant, n'ont pas été tenues. On ne peut donc pas parler de pari osé : Il s'agit d'un mensonge délibéré.
La promesse de baisser les charges salariales sur les bas salaires a été rajoutée le 31 mars. Pour éviter les effets de seuil, on ne peut imaginer qu'une usine à gaz semblable à celle de la "réduction Fillon" sur les charges patronales. On comprend l'annonce récente d'un "choc de simplification" : il fallait masquer cette réalité que plus on s'enfonce dans le mensonge, plus il faut d'opacité et donc de complexité.
La première compétence des membres du nouveau gouvernement sera... celle de mentir. Comme des arracheurs de dents ? Hélas non : si c'était le cas, ce serait pour le bien du patient.
Au lieu de dire la vérité, la droite renchérit : si nous étions au pouvoir, nous ferions mieux !
On va développer la morale à l'école, apprendre aux enfants que ce n'est pas bien de mentir. Et en même temps, on va leur dire de se méfier des mensonges politiques et des arnaques publicitaires. Comment mieux détruire la confiance ? Ils deviendront délinquants ou schizophrènes.

20 mars 2014. Enfin une bonne nouvelle, et qui tombe juste avant les élections municipales ! MSC Croisières a signé une lettre d'intention d'achat de deux paquebots géants à STX France, filiale d'un groupe sud-coréen.
Ces immenses et luxueux poulaillers flottants, à la pointe de la technologie (ils sont écolos bien sûr), pourront embarquer jusqu'à 5700 touristes préalablement décérébrés par une publicité maligne : ils paieront les services à bord (casinos...) hors taxes, puisqu'ils seront promenés en dehors des eaux territoriales. 1700 employés internationaux sous-payés, non protégés par les règles nationales sur le travail, les maintiendront en état de parfaite béatitude.
Le personnel de St Nazaire a sacrifié une partie de son salaire pour emporter cette victoire sur les concurrents allemands et italiens. Comme en 14, pour la patrie. Pierre Moscovici était présent à la signature. Pourquoi a-t-il promis le soutien de l'État ? Pour encourager cette évasion fiscale ?

20 mars. Une étude de la NASA prévoit un effondrement de notre civilisation, à cause des inégalités et de la surconsommation. Cette parole scientifique confirme l'évidence. Nous fera-t-elle bouger ?

13 mars. Le projet ONP d'informatisation de la paye des services de l'État, lancé en 2007 et sur lequel 500 personnes travaillaient, est abandonné. On avoue qu'il a déjà coûté 290 millions. Le bon sens aurait voulu qu'on commence par simplifier (les 1850 régimes indemnitaires différents...), mais selon un propos de Bercy rapporté par l'Express, un logiciel doit s'adapter à la loi, pas la faire évoluer. Cela s'appelle l'intérêt général. ONP devait permettre de supprimer 3800 emplois dans les services de gestion du personnel des différents ministères.
Cet abandon fait suite à celui fin 2013 de Louvois, le projet d'informatisation de la paye des militaires. Parce que côté armées, on n'a jamais cru en ONP.

22 janvier 2014. Dieu donné en ce temps de Noël, l'amour vulnérable, l'humour en danger... Lire la suite.
Je n'avais jamais vu autant de moyens (policiers, judiciaires, fiscaux et médiatiques) déployés pour faire taire une personne. Derrière la question "ce métis est-il raciste ?", une autre pourrait se cacher : "quels intérêts met-il en danger ?"


2013

12 décembre 2013. Le "Haut" conseil de la famille (la famille serait-elle en bas ?) dénonce (voir article des Echos) à juste titre l'incohérence et la complexité des gardes d'enfants. A quand la fin des rustines, à quand un "revenu de base" ? Il suffirait de majorer le revenu de base des enfants de moins de 3 et 6 ans, et l'on supprimerait toute ingérence de l'État dans les décisions de chacun relatives au mode de garde de ses enfants.

12 décembre. Un rapport remis à Najat Vallaud Belkacem pose l'excellente question du l'individualisation de l'impôt... mais par le biais du quotient conjugal et de l'emploi des femmes. Les dés sont d'emblée pipés. Il faudrait traiter l'ensemble du sujet, remettre à plat le principe de la pension de réversion... Voir mon analyse du sujet dans le document Revenu de Base.pdf en pages 7-8.

25 octobre. Un excellent article de Denis Clerc : Les dessous de la contestation fiscale.

23 octobre, Écotaxe. Issue du Grenelle de l'environnement, elle consiste à rendre les routes nationales payantes pour les poids lourds.
Premiers bénéficiaires : les industriels qui vendent et exploitent ce concentré de haute technologie.
Puis les sociétés d'autoroute, moins concurrencées par les nationales. Une réduction de l'écotaxe est même prévue pour les abonnés au télépéage !
Puis les constructeurs automobiles : les vieux véhicules paieront davantage, ils iront donc plus tôt à la casse.
On peut soupçonner que certains seront heureux de pouvoir pister les camions. Pourquoi pas ? Il faudrait le dire.
Le lobbying breton a obtenu un rabais de 50%. Les agriculteurs manifestent pour avoir leurs avantages. Il faudra gérer les réclamations, les pannes de GPS, traquer les fraudeurs. Les transporteurs devront vérifier et gérer les factures...
Cette multiplication de taxes onéreuses à gérer (20% des recettes espérées !), complexes et opaques est un scandale. Ne suffisait-il pas de majorer les taxes sur les carburants ? La relation pollueur / payeur serait directe.
La moins mauvaise solution est de jeter l'infrastructure mise en place : un milliard d'euros. Quel gâchis !
Le prix à payer pour apprendre ? Mais va-t-on tirer la vraie leçon de cet échec ? Ou aller plus loin dans la bêtise avec des péages urbains ?

21 août 2013. J'apprends par hasard que d'un point de vue statistique, il n'y a pas eu de vague de suicides à France Telecom / Orange. Voir l'article de Atlantico. Pourtant, quand le sujet était d'actualité, j'ai cherché une analyse des taux de suicide... je n'ai pas trouvé.
Concurrencés par le succès des bruits non fondés que n'importe qui fait courir sur internet, les journalistes ne peuvent plus vérifier ce qu'ils publient : seuls comptent les délais. Le sociologue Gérald Bronner (voir une vidéo) fait une analyse intéressante du phénomène.

19 juillet 2013. F Hollande veut un "choc de simplification"... comme tous ses prédécesseurs. Une fois de plus, des fonctionnaires désabusés, sans latitude pour changer le fond, chercheront quelques mesures cosmétiques. Les milliers de niches, d'exemptions et de cas particuliers subsisteront.
On a vu le résultat avec le chèque emploi service : en masquant la complexité, il dépossède un peu plus le citoyen de la capacité de comprendre ce à quoi il s'engage.
Autre dossier d'actualité : le RSA d'activité et la prime pour l'emploi. Le député Christophe Sirugue a été chargé de proposer des améliorations, mais sans marges de manoeuvre réelles. C'est mission impossible. Il en est réduit à prendre un mot de l'un et un mot de l'autre pour proposer une "Prime d'activité". Voir l'analyse détaillée de Marc de Basquiat.

7 mai. Le déficit de la Caisse d'Allocations Familiales impose des économies qui vont toucher les familles. Le débat a porté sur le comment.
Mais pourquoi ce déficit ? Le nombre d'enfants n'augmente pas au rythme des chômeurs !
C'est la CAF qui gère le RSA. On se demande pourquoi. Le RSA n'a rien de familial, puisque le taux majoré de 193 € par enfant est amputé des allocations familiales (193 € par enfant de plus de 14 ans !) et du complément familial.
Il semble que la machine administrative fasse des additions avant de faire des soustractions et soit ainsi organisée pour faire supporter par les familles les dépenses fortement croissantes du RSA.
La complexité inutile permet le machiavélisme et le mensonge à l'insu de la plupart. On appelle cela la démocratie.

7 avril. Les alsaciens, peu nombreux à voter, ont dit "non" à la fusion du conseil régional et des conseils généraux. Hélas !
Je comprends ce résultat désespérant comme une incapacité à réfléchir. Les médias financés par la publicité nourrissent les cerveaux avec les faits divers, des jeux, du sport, des variétés... Ils formatent des consommateurs dociles. Ils n'éduquent pas.

31 mars. Les sénateurs du groupe écologiste ont déposé un projet de loi visant à sanctionner l'obsolescence programmée. La presse semble muette sur cette question essentielle.

28 mars. François Hollande maintient son discours sur la croissance qui reviendrait dans un an. Qui peut croire qu'il y croit ?
Il reparle, comme on le fait depuis 40 ans, de simplification administrative. En même temps, il complique les allocations familiales. Et il transforme en usine à gaz la taxation à 75% des revenus de plus de 1 million d'euros. Il suffira aux personnes concernées de se faire payer par plusieurs employeurs pour y échapper.
On aurait pu faire simple, dans ces deux cas, en utilisant l'impôt progressif sur le revenu... Volonté de cacher ce qu'il fait en affirmant le contraire ? Ou incompétence ?

28 mars, Les impôts ont fait chuter le pouvoir d'achat en 2012. Derrière ce titre du Figaro, une idéologie dévastatrice qui, en quelques dizaines d'années, nous a menés à l'impasse actuelle. Si cette affirmation vous étonne, voyez-en un décodage.

27 mars 2013, Crise financière, purge imminente ?
On a augmenté le plafond du livret A. Les moutons dociles se sont préparés à être mieux tondus.
Puis, on a testé sur Chypre la manière de ponctionner l'épargne.
L'Italie est exangue. Il semble impensable que la méthode "Chypre" lui soit appliquée à elle seule. La prochaine étape sera donc européenne.
Les politiques se positionnent en victimes irresponsables, défenseurs de leurs électeurs. Ce seront donc les techniciens de Bruxelles qui seront à la manoeuvre.
C'est pour quand ? La date risque d'être subie, faute de courage pour la décider. Ce sera quand il y aura des retraits massifs des banques. Retraits qui pourraient être provoqués (par Bruxelles), il suffit d'une annonce inquiétante. A n'en pas douter, les jours précédents, le silence des médias sera assourdissant.
Voir le blog d'Olivier Berruyer pour plus de détails sur la garantie des dépôts.

Que faire ? Par solidarité, se laisser tondre. Il faut bien purger la dette par l'épargne.
Se préparer à deux semaines sans banques.
Et surtout, demander ensuite une augmentation drastique des impôts des plus riches (revenus, mais surtout ISF et droits de succession). Il ne faudrait pas qu'à nouveau, l'épargne et donc les dettes augmentent. L'injustice de la purge devra également être corrigée en taxant les patrimoines qui y auront échappé (immobilier, paradis fiscaux...).
Voir Revenu_de_Base.pdf qui pose les bases d'une nouvelle société.

25 mars, Chypre. Il semble que les financiers européens commencent à comprendre que dette = épargne. Pour réduire les dettes de Chypre, il n'y a mathématiquement qu'une solution : faire payer les épargnants. C'est ce qui va forcément arriver un jour dans les pays surendettés.

10 mars, JT de France 2 sur les assurances en cas d'avalanche. Remboursent-elles si l'on est hors piste ? Pas toujours et pas complètement, cela dépend. Certains, prudents, ajoutent une assurance prise dans la station à ce qu'ils ont déjà.
Bref, le mieux est non seulement de s'assurer plusieurs fois, mais aussi d'éviter les risques : on n'est jamais sûr d'être remboursé.
Une magnifique illustration de ce que sont les assurances.

8 mars. Le nombre de millardaires et leur fortune ont augmenté de 17% l'an dernier. Les médias s'étonnent : comment se fait-il que ces temps de crise leurs soient favorables ?
Comme c'est étonnant, cet étonnement !
Si les milliardaires gagnent, c'est que les autres perdent. Cette croissance de leur épargne correspond mathématiquement à une augmentation des dettes (privées ou publiques). Au lieu de s'attaquer à cette aberration, on coupe dans les dépenses publiques, on privatise (pour le plus grand profit des investisseurs, dont ces milliardaires), on réduit les prestations sociales.
L'enrichissement des milliardaires est annoncé comme allant durer de nombreuses années. La paupérisation des autres qui en est l'autre face est tue, ce sera la faute à la croissance quand on la constatera.
Aveuglement ou politique délibérée profitant aux plus riches ? Bêtise ou mensonge ?

5 février sur France 5 : les obsédés du complot. Cette enquête s'attaque aux délires conspirationnistes qui ont une grande audience sur le Web. En tête en France, Thierry Meyssan (réseau Voltaire). Mais aussi Alain Sorral, Jacques Cheminade et bien d'autres qui développent la théorie du complot (américano sioniste, ou britannique...). Le 11 septembre aurait été voulu par les américains, ainsi que le printemps arabe. Les régimes Syrien et Iranien sont des victimes...
Mais Caroline Fourest, l'auteur, est une journaliste engagée (lesbienne, laïque, pourfendeuse des extrêmes droite et gauche et tout particulièrement du réseau Voltaire), déjà condamnée pour diffamation. Jusqu'où peut-on la croire ?
Une seconde enquête suit : ventes privées, un marché de dupes. On apprend que presque toutes les marques fabriquent des vêtements ressemblants mais de moindre qualité pour les écouler dans des filières qui affichent des prix bradés. Ce ne serait pas franchement illégal, ce n'est pas de la contrefaçon : la marque peut mener la politique qu'elle veut, le consommateur voit ce qu'il achète.
Morale : ne soyons pas parano... mais le mensonge est partout !

2 février. Alors que la crise s'aggrave, les médias grand public augmentent la dose de morphine. Plus que jamais, un changement de société est nécessaire. Voir ma proposition, partant de l'idée du Revenu de Base.

13 janvier 2013. Voir mon avis sur le projet de "mariage pour chacun"


2012

14 décembre 2012. De Paul Jorion dans La Croix. ...notre système financier est à ce point endommagé que si l'on se contente de vouloir en réparer un secteur isolé, c'est tout l'ensemble qui s'effondre. Ce qu'il s'agit plutôt d'entreprendre, c'est son ravalement complet... ceci afin d'empêcher que ne se remette en marche la "machine à concentrer la richesse" dont le fonctionnement conduit tôt ou tard à la paralysie du système économique et financier tout entier.
Et de Xavier Raufer. ...plus de la moitié des transactions financières mondiales relèvent de la "finance fantôme", c'est à dire échappant à toute régulation, ce qui représente 67000 milliards de dollars par an !

12 décembre. De Jean-Marie Muller dans La Croix. ...La non-violence absolue est une "u-topie", c'est à dire qu'elle n'existe en "aucun lieu". La violence existe partout mais jamais, en "aucun lieu", elle n'atteint la fin qui prétend la justifier. Jamais, "nulle part", elle ne réalise la justice qu'elle prétend rechercher...C'est en tant qu'exigence spirituelle que la non-violence est universelle, et non pas en tant que méthode d'action...

20 novembre 2012. Le port du Pirée, racheté par une société chinoise, devient efficace. Les délais pour livrer les containers ont considérablement diminué. De quoi méditer sur la "défense des intérêts acquis" empêchant les gains de productivité dans certains secteurs en France. A défaut d'évoluer tous les jours, on prépare des lendemains qui déchantent.

16 novembre. Une femme enceinte est morte en Irlande. Elle allait mal, un avortement lui a été réfusé. Et voilà qu'au lieu de s'interroger sur une erreur médicale rare, on relance le débat sur la légalisation de l'avortement.
Le débat est normal. Ce qui ne l'est pas, ce sont les arguments mensongers. En France, il y a plus de 200 000 avortements chaque année. On les autoriserait pour préserver la santé de la mère ???

23 octobre. Je ne connais pas l'Islam. Voici la teneur d'un interview (vidéo de 12') du Père Henri Boulad, jésuite égyptien.
L'Islam véridique, celui des frères musulmans et des salafistes, considère le Coran comme incréé, immuable. Son interprétation est figée. Les versets politiques de la période Médinoise supplantent ceux, mystiques, de La Mecque. L'objectif d'expansion de l'Islam au monde entier justifie les moyens (mensonge...).
Cet Islam véridique est intrinsèquement incompatible avec la démocratie.
Le pire serait de lui opposer un christianisme expansionniste, ce serait la guerre. Faut-il qu'il accède au pouvoir pour que se révèle son incapacité à résoudre les problèmes d'aujourd'hui ?

23 octobre. Dépistage du cancer du sein : efficacité douteuse, diagnostics erronés, traitements inutiles. C'est le titre du numéro de "Que Choisir" sorti fin septembre. Pourquoi alors la publicité tapageuse d'octobre incitant à faire ce dépistage gratuit ? Un contre-feu pour protéger des intérêts ? Lesquels ?
Évidemment, les médias bénéficiaires de cette manne publicitaire ne commentent pas l'article de "Que Choisir".

9 octobre. Malgré les efforts, le budget 2013 prévu reste lourdement déficitaire. Les niches fiscales sont à peine égratignées, pourquoi ? Il me semble que le chantage à l'emploi des lobbies en est la première cause. Qiand sortira-t-on de l'impossible quête du plein emploi par la croissance ?

27-28 août. JT sur Antenne 2, morceaux choisis.
     1er problème, le chômage n'a jamais augmenté aussi vite qu'en juillet.
     2ème problème, l'addiction à la drogue. Le cannabis toucherait le cerveau et ferait baisser le quotient intellectuel.
     Une solution : chercher un emploi dans les casinos, il y a d'excellentes formations de croupier.
Autrement dit, l'addiction aux jeux ne serait pas un problème parce qu'elle crée des emplois ?
Au fond, croupier, ce n'est pas pire que de lobotomiser les spectateurs d'Antenne 2 avec des mensonges médiatiques et publicitaires...

9 août 2012. Luc Ferry, dans un article du Figaro intitulé "La gauche et l'argent : moins de riches, plus de pauvres", critique les hausses d'impôts visant les riches. La haine de l'argent et le mépris de la libre entreprise viennent de loin.... Il défend le monde anglo-saxon qui a développé une éthique de l'intérêt bien compris. Pour lui, c'est paradoxalement par la poursuite des intérêts les plus égoïtes que se réalise le bien commun.
Comment peut-on dire que l'égoîsme individuel favorise le bien commun ?. Le malheur est que bien des gens n'attendent que ce genre de propos pour s'auto-justifier. Les syndicats en usent abondamment, avec des slogans du genre "défendons le service public" qui cachent mal la défense des intérêts acquis par certains.
Voir l'article et un commentaire

23 mai, Eurobonds ou Project bonds ? Dans les deux cas, c'est une manière de mutualiser les dettes européennes pour leur permettre d'augmenter encore. Au profit des riches qui vont engranger davantage d'intérêts.
C'est comme si l'on discutait les mérites respectifs de la guillotine et de la chaise électrique, avec comme seul objectif le confort maximum. La mort ou la Vie n'est pas le sujet...

19 mai, la Grèce. Une administration lourde et inefficace, une importante fraude fiscale... Même sans les intérêts de la dette, le budget de l'État resterait déficitaire. De nombreux analystes parlent de son inéluctable sortie de l'Euro.
En disant ensemble non à cette perspective, Hollande, Merkel et Obama confirment en langage politique qu'elle est inévitable. Il faut bien tenter de limiter la panique, et ne pas apparaître comme ayant souhaité ou favorisé cette issue.
Si le dividende universel et la théorie relative de la monnaie inspiraient la (re)création de la drachme, la Grèce pourrait éviter le chaos social et susciter une nouvelle espérance, celle d'être la première à mettre en oeuvre une société de tempérance solidaire.

14 mai. Les impôts progressifs (ISF, droits de succession...) augmenteraient dès cette année. On reviendra sur des allègements récents. C'est une bonne nouvelle si c'est pour réduire le déficit. Si les dépenses augmentent, on aura gaspillé les ultimes cartouches permettant d'espérer éviter la faillite.

6 mai, élections. Entre la division et l'illusion, selon une expression de Bayrou que j'ai aimée, j'ai difficilement choisi l'illusion. Avec le désir de contribuer à la transformer en une association fructueuse entre rêve et pragmatisme. Le pragmatisme de l'avancée possible aujourd'hui, auquel le rêve donne sens.

2 mai, débat sans surprise entre Sarkozy et Hollande. On a le choix entre un bilan mensonger et des promesses intenables... en sachant que les secondes l'emporteront. Après l'échec de la droite, nous vivrons l'échec de la gauche. Un détour nécessaire avant, enfin, de chercher dans une autre direction ?

19 avril. F. Hollande a été clair hier sur TF1. Il n'espère atteindre l'équilibre budgétaire en 2017 qu'à la condition que la croissance soit conforme à ses prévisions optimistes. Son sérieux sur le sujet - si l'on peut parler de sérieux - est donc loin derrière celui de N. Sarkozy (un équilibre en 2016 quelle que soit la croissance) et surtout de F. Bayrou qui en fait son cheval de bataille depuis longtemps.

2 avril 2012, Nicolas Hulot vient de s'exprimer. Les changements qui s'annoncent (crise écologique et financière) sont pour lui complètement sous-estimés. Constatant la violence de notre société même en l'absence de crise, il doute que les changements se fassent pacifiquement.
Ma vision rejoint la sienne. J'essaye en vain de crier "augmenter nos impôts, baissez nos salaires et retraites !". La plupart me semblent s'arc-bouter sur leurs acquis.
Les changements se feront dans la douleur, je n'y peux rien. Mais je peux rêver à "l'après", essayer de préparer la société de demain. Il est secondaire de chercher une possible transition : l'existant volera en éclats.

12 mars 2012. D'un côté, les créanciers de la Grèce ont accepté une réduction de la dette de 107 milliards.
D'un autre, les 21/12/2011 et 29/2/2012, la BCE, sous l'impulsion de Mario Draghi, a prêté aux banques européennes 1000 milliards à 1% de taux d'intérêt.
Les marchés sont contents : 893 milliards vont ainsi augmenter encore les dettes (des "pauvres" États) et les créances (des riches épargnants).
Les candidats à l'élection présidentielle profitent de ce répit pour éviter de parler d'austérité. Le réveil sera terrible.

30 janvier 2012, décision de baisser les charges sur les salaires dès février, au motif d'encourager la compétitivité et la croissance. On court encore et toujours après cette chimère en aggravant le déficit. Quant à l'augmentation de la TVA, elle est repoussée à octobre et susceptible d'être annulée après les élections. Démagogie et calculs politiques ont encore sévis.
Autant à droite qu'à gauche (où l'on parle d'une tranche maximale de l'impôt sur le revenu à 45%), il n'est pas question de demander sérieusement aux riches de rembourser la dette.

5 janvier 2012, réunion avec une trentaine de "chrétiens indignés" dans un bistrot parisien. Je les découvre. Lire la suite


2011

8 décembre 2011, chez le coiffeur. Je teste le sujet "crise". Aussitôt, une chape d'angoisse s'abat sur nous. J'ai un appartement en Espagne, je voudrais le vendre, mais les prix ont chûté de 50%. C'est une spoliation insupportable, c'est du vol. Je parle de l'impôt insuffisant depuis 35 ans dont notre génération a injustement profité, il faudra l'augmenter beaucoup... L'ISF frappe un pauvre agriculteur qui a des terrains à l'île de Ré et pas de revenus. Quand j'essaye de dire que c'est un cas particulier qui sert de prétexte, je sens la colère monter. Il est habile pour gérer son argent, mais incapable d'écouter.
Passer de l'individualisme à un certain sens du bien commun est un long chemin... Je comprends la démagogie politique : si j'avais insisté, je serais sorti du salon scalpé !

7 novembre, 65 milliards d'économie... en 4 ans. Pourquoi Fillon n'a-t-il pas rapproché ce chiffre de celui de la dette (bientôt 2000 milliards) et du déficit 2012 que l'on espère contenir à 80 milliards ?
Avec la hausse des taux d'intérêt que ce placebo ne calmera pas, c'est la bulle qui commence à exploser. La société de consommation meurt faute du remède de cheval dont elle aurait eu besoin. Les médecins tentent encore de lui cacher la vérité.

4 novembre, G20. L'Europe pourrait se passer de la Grèce, qui ne pèse que 2% du PIB et 4% de la dette. Les 96% restant dont on ne se préoccupe pas sérieusement lui suffiront bien... pour exploser.
La Bourse est fébrile. A ce jeu de poker où les perdants sont ruinés, le nombre de riches gagnants ne cesse de diminuer.

27 octobre, accord à l'arraché à Bruxelles.
Les représentants des banques discutent d'égal à égal avec les chefs d'États !!! Les bourses montent, désignant le vainqueur.
La dette de la Grèce est réduite de moitié. C'est insuffisant pour qu'elle puisse équilibrer son budget. Elle va privatiser davantage, qu'en restera-t-il quand les vautours l'auront dépecée ?
On envisage non pas de réduire la dette française (ce serait priver les banques des intérêts qu'elle rapporte), mais de limiter sa croissance avec des mesures (TVA...) qui ne touchent pas les riches.
Le FESF (fond européen) se voit grassement doté pour rassurer les banques : elles continueront d'encaisser les intérêts colossaux de la dette des États.
Tout est fait pour que la bombe grossisse encore, l'explosion sera terrible.
Voir l'analyse percutante d'Olivier Berruyer.

17 octobre. A gauche, Hollande qualifie de difficile l'objectif de limiter à 3% du PIB, soit 60 milliards, le déficit 2013. Tout en assurant le retour de la retraite à 60 ans.
A droite, Fillon fixe le même cap : déficit 2013 égal à 3% du PIB.
On a donc le choix : une couronne mortuaire rose ou bleu pour enterrer la société de consommation.

16 octobre. Le centre hospitalier sud-francilien qui sera bientôt ouvert, a été financé par le groupe privé Eiffage et sera loué. Ce montage doublerait la dépense pout l'État. Un élu se justifie : sans ce montage, l'hôpital n'aurait pas pu voir le jour.
Cela veut-il dire que les règles des marchés publics sont tellement contraignantes qu'elles empêchent de mener un chantier de cette ampleur normalement ?
Ou bien est-ce le syndrome de celui qui se surendette pour vivre au-dessus de ses moyens ?

5 octobre, deux sujets importants au journal télévisé de 20h.
Le premier, c'est la fin de Dexia. 95 milliards de créances pourries. Les états belges et français assumeront.
Le second, c'est la taxation des boissons sucrées, que l'on pourrait étendre aux boissons non sucrées. Un enjeu de 250 millions de recettes supplémentaires, très longuement présenté.
On aurait pu rapprocher les deux chiffres, s'étonner de mesures fiscales ridicules par rapport à l'ampleur du problème... mais non. Après l'aide à la Grèce et un projet de budget 2012 en déficit de 82 milliards (un vrai suicide collectif !), on ajoute cette semaine Dexia. Tout va très bien Madame la Marquise...

19 septembre, Obama va augmenter un peu les impôts des riches, les seuls à pouvoir payer la dette. D'autres pays vont dans le même sens. Pourra-t-on aller assez loin et sans violence ? Que certains riches le demandent (Bill Gates, Warren Buffet) est un signe d'espoir.

18 septembre, interview de DSK. Voir un décodage de ses propos sur la dette

6 septembre, Colère à propos de la hausse discrète des taxes sur l'électricité. Voir mon commentaire.

5 septembre 2011. La Grèce, c'est foutu. La Bourse a de nouveau chuté de 8% en deux jours. Est-ce la fin de l'Europe ?
La présentatrice du journal télévisé en a parlé après DSK et le procés de Chirac, qui attirent des centaines de journalistes. Le fait divers suivant a été traité avec la même intonation.
Et des politiques de droite pinaillent le projet de taxation des plus-values sur la revente des résidences secondaires ou des parcs de loisirs. Une manière de s'occuper de l'incendie qui fait rage ? La gauche viendra-t-elle au secours de ces mesures ? Il en faudrait 100 fois plus !

"Que choisir" (n°495 de septembre 2011) constate l'excellente qualité de l'eau du robinet. Les carafes filtrantes dégradent cette qualité. L'eau en bouteille est inutile.
Curieux, cette recrudescence de publicités pour l'eau en bouteille en ce moment. Un contre-feu ?