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MàJ 11 juin 2017      

Des sessions qui peuvent vous intéresser


Journées de partage biblique à Paris
Les vendredis 7 octobre et 2 décembre 2017, 27 janvier, 24 mars et 26 mai 2018
Vous pouvez venir une fois "pour voir".
Pour en savoir plus, voir le site de l'association "Epheta" ou contactez-moi

 

Hameau de Kergallic

Une proposition dans le merveilleux cadre de Belle-Île-en-mer
Lieu : Hameau de Kergallic, 56360 Bangor
Pour en savoir plus, voir le site de l'association "l'arche de Noé" et contactez-moi.

Enraciné en terre, relié au ciel -
Du 10 au 16 (ou 18 au choix) septembre 2017 (dimanche soir au samedi midi ou lundi matin)
Partages bibliques (lectio divina en groupe), éveil corporel et méditation zen
Cette session, vécue dans une ambiance de silence, s'adresse à des personnes voulant s'engager dans une démarche d'intériorité.
Animation : Léon Régent et Françoise Trillot


En observant...

11 juin. Les simulateurs en ligne se multiplient. Le site service-public.fr en indique 58. Parmi eux, mesdroitssociaux.gouv.fr a été annoncé en mars 2017 comme le dernier volet du "choc de simplification" de François Hollande. Je viens d'essayer. J'ai 71 ans et une retraite confortable. Le site me dit, sans engagement bien sûr, que je pourrais avoir droit à un RSA de 670 € et à la CMU-C. En précisant quelques revenus financiers et patrimoniaux, le RSA passe à 230 €.
Les simulateurs se veulent simples, ils n'indiquent pas les barèmes et algorithmes de calcul. Si les résultats sont manifestement faux comme ici, le simulateur est mauvais. Si non, on ne peut pas savoir. La complexité des règles rend impossible la perfection. Donc les simulateurs ne servent à rien d'autre qu'à donner le change, à faire semblant. Simulateur est synonyme d'hypocrite.

7 juin 2017. Le prélèvement à la source est reporté au 1 janvier 2019. C'est une reconnaissance de la complexité du projet, puisqu'il faut un an de plus pour sa mise au point. Mais alors, pourquoi ne pas l'avoir abandonné ?
Autre dossier à suivre : la baisse des cotisations salariales. Si elle s'imspire de la réduction Fillon sur les cotisations patronales pour dépendre du niveau de salaire, ce sera une usine à gaz de plus.
Enfin, la volonté d'uniformiser les régimes et caisses de retraite est une excellente chose. Les modalités obsolètes de la pension de réversion (penser aux familles décomposées recomposées) devraient s'inviter au débat. La voie de la simplicité est celle de l'individualisation de notre système socio-fiscal. A chacun ses points de retraite, et la possibilité de les reverser à son conjoint.

31 mai. La méthode Macron n'est pas la méthode Hollande. Celui-ci annonçait un choc de simplicité et lançait des usines à gaz. Celui-là engage l'abandon du prélèvement de l'impôt à la source (voir mes nombreux commentaires du 26/5/2015 au 11/3/2017) et du compte pénibilité (voir mes commentaires des 4/12/2014 et 13/1/2017). Deux excellentes nouvelles, si elles sont confirmées !

5 avril. Le CAE (Conseil d’Analyse Économique) diffuse une note sur la pauvreté, et propose des améliorations des minimas sociaux. Certains points sont intéressants, mais en insistant-sur la pauvreté des familles mono-parentales (il est vrai que le taux de mariage est beaucoup plus faible parmi les pauvres que parmi les riches), elle suggère d’augmenter les aides qui les concernent.
Or, il est déjà financièrement pénalisant pour deux personnes pauvres de se marier. Est-on moins pauvre avec un RSA de 625 € pour deux qu’avec un RSA de 472 € pour une personne seule ?
Pourquoi le premier enfant d’un foyer mono-parental est-il compté pour une part entière dans le calcul de l’IR ? Seules les riches sont significativement concernés.
La note va plus loin en suggérant de ne plus distinguer les familles mono-parentales (divorce avec pension alimentaire) des parents isolés (veufs ou veuves…). Est-il normal que le divorce, décision personnelle, se traduise par une dépense supplémentaire pour l'État ? Est-il normal que le mariage se traduise par des économies pour l'État ?
L’Allocation de Soutien Familial (105 € par mois et par enfant, sans conditions de ressources) versée aux vrais « parents isolés » est normale. Elle devrait même être liée à l’enfant orphelin et maintenue en cas de remariage. Mais que la fiscalité décourage la vie en couple, non !
Le Revenu de Base est individuel. C’est une caractéristique essentielle.

28 mars 2017. Cour de coeur, l'interview (dans Le Monde) de Delphine Horvilleur. Une des trois femmes rabbin de France.

27 mars. Au programme d'Emmanuel Macron, la suppression de la Taxe d'Habitation dans 80% des cas. Mais cette taxe est une composante parmi de multiples autres d'une fiscalité immobilière complexe. Il est impossible d'y toucher sans repenser l'ensemble. Une annonce aussi simpliste encourage la paresse intellectuelle. Encore une promesse qui n'engage que les crédules.

24 mars. Interrogé par François Lenglet, François Fillon confirme des avantages fiscaux considérables pour les riches (investisseurs potentiels sur tous les sujets : vente d'armes à l'Arabie Saoudite, mur entre les USA et le Mexique...). Il justifie cela par la théorie du ruissellement : en arrosant le haut de la pyramide, tous en profiteraient. Les inégalités créeraient le bonheur ! Où est le bug dans ce raisonnement, et que faire ?
Au lieu d'emprunter aux riches et de leur servir un intérêt, l'État doit imposer leur patrimoine (ISF rénové et augmenté).
L'urgence est dans une coordination internationale qui rende cela possible (transparence, harmonisation fiscale).

22 mars. L'essence du revenu universel, c'est de simplifier. Benoît Hamon le transforme en une effroyable usine à gaz pleine de conditions et financée... par une augmentation de la dette. Hèlas !

11 mars. Une question pour les candidats à la présidentielle : allez-vous supprimer le projet de prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu au 1/1/2018 ? C'est une question précise et urgente qui équivaut à celle-ci : nous sommes au bord du précipice. Allez-vous confirmer l'ordre de faire un grand bond en avant ?
On trouve sur le web la réponse de François Fillon : Je suis hostile au prélèvement à la source. [...] Si je suis élu, j'arrêterai cette réforme, a-t-il affirmé dans une interview accordée au journal Le Parisien, le 8 novembre 2016.
Réponse écrite de l'équipe d'Emmanuel Macron  en mars 2017: Emmanuel Macron ne souhaite pas revenir sur le prélèvement à la source ni sur sa mise en œuvre. Hélas ! Comme il est capable de comprendre que seul un impôt à taux unique peut être proprement prélevé à la source, c'est que ses objectifs sont autres. Ce proche de Hollande pourrait bien continuer dans la même ligne : annoncer un choc de simplification, et pratiquer un choc de complexification.
Toutes les entreprises sont censées adapter leur informatique. L'État lui-même, s'agissant des fonctionnaires, peine sur la question.

1 mars 2017. L'usine Imperial Tobacco (ex Seita) de Riom va fermer. Les syndicats proposent une alternative pour maintenir une filière tobacole française. Voilà qui illustre bien le souci de nos institutions : maintenir ou développer l'activité économique, sans prendre en compte son utilité ou sa nocivité.

1 mars. Le pire m'est confirmé sur la réécriture des programmes de paye des 5 millions de fonctionnaires. Après les coûteux échecs de Louvois (paye des militaires) et d'ONP, la réécriture des programmes (écrits en cobol, un langage des années 1970 que seuls certains "vieux" connaissent encore) a été relancée il y a deux ans. L'objectif de terminer en 2020 ne sera pas tenu. Cette réécriture, purement technique, se fait en aveugle et à fonctionnalités identiques, c'est à dire sans rien simplifier.
L'issue ne fait pas de doute. Quand la mise en oeuvre commencera, au mieux vers 2022, il y aura des bugs, et aucune compétence pour les corriger. On se retrouvera à la case départ en ayant dépensé un milliard de plus.

27 février. « Avec la réforme du RSI, on a vécu l’enfer » titre une nouvelle fois La Croix. C'est le résultat de décisions de 2006 et 2008 prises sans études préalables suffisantes. Manifestement, la leçon de cet échec n'a pas été tirée, des incompétents continuent à décider par idéologie en ignorant ce qui existe, et qu'il faut simplifier avant toute réorganisation.

27 février. Le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, a signé avec sept associations, le 21 février, une charte nationale visant à « renforcer l’accès au droit des plus démunis », qui souvent « méconnaissent » les démarches juridiques. Les partenaires disposeront d’un guide pratique à destination des usagers. Au lieu de simplifier, on ajoute des outils pour expliquer !

9 février. Si le nucléaire rencontre des difficultés, l'éolien est un scandale (voir une vidéo simple de 15'). C'est une énergie sale (il faut des centrales à charbon ou à gaz pour relayer l'absence de vent, 75% du temps) et chère. Les tentatives de corruption pour obtenir les permis d'installation semblent répandues.

8 février. De nouveaux soucis à Fukushima. La facture est évaluée à 177 milliards d'euros, et le délai de démantèlement à 40 ans.
Les déboires d'Areva semblent sous-estimés. Il n'y a pas que les projets d'EPR qui dérapent, mais aussi la construction d'une usine de traitement de déchets nucléaires militaires aux Etats-Unis. L'État français actionnaire ne cesse pas d'avancer des milliards.

7 février. Donald Trump veut détricoter les mesures prises pour éviter une nouvelle crise financière. Les banques pourront augmenter les prêts risqués et les emballer dans des montages opaques. La bulle toxique va grossir, puis exploser à nouveau. Trump n'est pas le seul fou dangereux : Wall street semble applaudir.

26 janvier. Des sujets majeurs tournant autour de la simplification de nos lois et de notre organisation ont été absents du débat entre Manuel Valls et Benoit Hamon. Pourquoi de multiples régimes et caisses de retraites ? Comment baisser le mur séparant les exclus (chômeurs...) des "inclus" (CDI...), composé d'effroyables contraintes décourageant les embauches (code du travail, SMIC...) ? Comment simplifier le mille-feuille territorial et réduire le nombre de fonctionnaires (2 millions) qui s'enlisent son inutile complexité ? Pourquoi des centaines de mutuelles redondantes avec l'assurance maladie ?
C'est une fuite devant le défi de remettre en cause les "avantages acquis" par les fonctionnaires, les syndicats... et les politiques ! En l'absence de courage pour affronter les vraies questions, la France va continuer de sombrer.

24 janvier. Le Monde publie une double page sur le revenu universel, avec des articles de Jean-Marc Ferry, Paul Jorion, Guy Sorman et Philippe Van Parijs. La revue Projet publie un article de fond signé Floran Augagneur. Le débat progresse en qualité !

23 janvier. Hier soir à 20h30, on connaissait les scores de chacun, mais un flou énorme demeurait sur la participation à la primaire de la gauche, entre 1,5 et 2 millions. Du jamais vu, qui m'a donné à penser que l'on différait volontairement l'annonce d'un chiffre dans le bas de cette fourchette. Mardi, l'incertitude demeure : entre 1,2 et 1,7 millions. Manipulation ou cafouillage technique ? Les deux peut-être ? J'ai voté hier malgré la manière caricaturale dont on a parlé du Revenu de Base, autant pour le critiquer que pour le défendre. Je n'irai pas voter dimanche prochain.

16 janvier. La prostitution en Allemagne : voir un excellent article sur la question, rédigé par Florence-Lina Humbert, une amie. La vigilance s'impose, vu les intérêts qui sont derrière cette activité.

14 janvier. L'Assurance-maladie, pour rembourser 150 milliards par an, dépense 6,5 milliards en gestion (4 % de ses coûts). C'est un premier étage. Le deuxième, ce sont les centaines d'assurances complémentaires qui dépensent également 6 milliards de frais de gestion pour couvrir 32 milliards de dépenses maladie (19 % !). A partir de ce constat, Martin Hirsch, dans une tribune du Monde, propose l'évidence : fusionner ces deux étages pour économiser au moins 6 milliards par an. Sachant les intérêts qui sont derrière, il aimerait un référendum sur le sujet. Si un candidat inscrit cette mesure à son programme, je voterai pour lui !

13 janvier. Débat en vue des primaires de la gauche. Il a été question du compte pénibilité et du CPA (compte personnel d’activité). Ce sont des constructions administratives qui étouffent davantage les entreprises sous les contraintes et qui n’intéressent que leurs promoteurs. Pourtant, aucun des sept candidats ne les a remises en cause. Ont-ils conscience de cette dérive vers toujours plus de complexité ? Veulent-ils continuer à créer des emplois inutiles pour la gérer ?
Notre machine institutionnelle, surdimensionnée, ne cesse de produire de nouvelles lois. Il faut lui demander de détricoter les horreurs qu’elle a mise en place depuis des années, puis diviser par trois ses moyens. Nos politiques auront-ils le courage de s’attaquer ainsi à leurs rentes (mille-feuilles territorial…) ?
En 1995, j’entendais les grévistes à France Telecom réclamer à la fois, en un raccourci saisissant, la « défense du service public » et « l’augmentation des indemnités ». Aujourd’hui, quand j‘entends parler de la défense de la France et du modèle social français (pensons simplement aux multiples régimes et caisses de retraite), j’entends défense des intérêts de certains et immobilisme mortifère.

12 janvier. Le revenu universel, premier sujet du débat en vue des primaires de la gauche. Pour démêler le vrai du faux, voir une analyse de l'AIRE.

2 janvier 2017. Coup de coeur : une vidéo de Frédérique Lemarchand (21') et son site artistique. Un parfum de l'au-delà.


2016

17 décembre 2016. Le délit d’entrave à l’IVG, créé en 1993 et étendu en 2001 et 2014, pourrait être élargi pour interdire certains sites internet "pro-vie" que le moteur de recherche Google met trop en évidence et qui concurrencent les sites officiels. Le débat étant passionné, il faut regarder par soi-même pour se faire une idée. Voici la situation au 17/12/2016.
Le site gouvernemental indique que l’IVG est :
     - un droit garanti par la loi jusqu’à 12 semaines de grossesse. « Mon corps, mon choix, mon droit ».
     - sans conséquences physiques ni psychologiques.
     - gratuite.
6 liens renvoient sur d’autres sites qui ne parlent, eux aussi, que de droit de la femme à avorter et de contraception, et indiquent comment faire. Le planning familial fait appel à des dons ouvrant droit à réduction d’impôts. Pas un mot sur l’éventualité de ne pas avorter, ni sur la gravité de l’acte, ni sur les droits de l’enfant à naître : il est juridiquement un embryon, pas une personne.
Deux sites "pro-vie" sont cités en première page de Google avec le mot clé IVG : ivg.net et ecouteivg.org. Ils s’adressent à des femmes qui "envisagent" l’IVG. Ils proposent une écoute gratuite. Ils ne cachent pas les risques médicaux et psychologiques. Selon WOT, ces sites « ont mauvaise réputation », ce qui veut dire que de nombreux internautes les notent mal pour réduire leur audience.
Le blog militant pro-IVG http://blog.jevaisbienmerci.net/ apparaît aussi en première page de Google. Il met en garde contre la "désinformation" des deux sites précédents, et aussi des sites laissezlesvivre.free.fr et avortementivg.com. Il se scandalise des photos qui sont montrées. Faire réfléchir à la démarche IVG, c’est culpabiliser.
Les militants pro-IVG se disent défenseurs des libertés. Ils semblent en voie d’obtenir une nouvelle restriction de la liberté d’expression. C’est la pensée unique imposée à tous malgré les appels des évêques (Mgr Pontier le 22/11/2016, Mgr André Vingt-Trois le 30/9/2016). Déjà en 1990, en interdisant les propos déviants sur les crimes reconnus "contre l'humanité", la loi Gayssot confondait antisémitisme et antisionisme.

16 décembre. Le niveau de mensonge, élevé en matière publicitaire, atteint des sommets quand il s'agit de la guerre. Les médias sont une arme. Cette semaine, à la suite de Bernard Caseneuve dans le préambule de son discours de politique générale à l'assemblée, les médias français font porter exclusivement sur Bachar el-Assad et la Russie la responsabilité des souffrances du peuple syrien. A défaut d'une information objective sur ce conflit complexe, il est sain d'écouter la voix de l'autre camp, et par exemple un interview de Bachar el-Assad par la chaîne russe RT, diffusé le 15/12/2016. Ou encore le sketch "le roi des fous" de Roland Magdane.

16 décembre. Je reçois une publicité d'Engie (ex GDF-SUEZ), concurrent d'EDF (ex EDF-GDF, à ne pas confondre avec sa filiale ERDF qui devient Enedis). Engie fait, en plus de 20 pages, une offre d'électricité "verte" à une petite association (sans local !) dont je m'occupe. Comment l'électricité peut-elle être 100% garantie d'origine renouvelable alors que les éoliennes sont à l'arrêt 75% du temps faute de vent, et que le réseau électrique est unique ? Serait-elle plus verte que celle d'EDF, lourdement taxée pour financer la filière dite "renouvelable" ?
La concurrence artificielle dans des domaines intrinsèquement monopolistiques génère une forte pollution publicitaire, légale mais trompeuse, et des comportements financiers douteux : Engie est soupçonné d'avoir usé du paradis fiscal luxembourgeois.

1 décembre. A propos de la réforme des minimas sociaux, Terra Nova, think tank de gauche, préfère un "minimum décent" de 750 € plutôt qu'un revenu de base. Marc de Basquiat en fait une analyse constructive, en y relevant des points positifs. Il est vrai que l'analyse de la Fondation Jean Jaurès est pire. Quand leurs propositions se traduisent en loi, comme c'est le cas du prélèvement à la source, le choc de simplification qu'ils espéraient devient choc de complexification.
La compétence sur ce genre de sujet s'obtient en analysant le détail de ce qui existe, et c'est un rude travail : des milliers d'heures...

25 novembre. Entre Juppé et Fillon, un débat serein a permis d’écouter leurs propositions. Celles-ci sont dans la ligne de la pensée unique, celle que les médias (propriété des milliardaires) ne cessent de répéter : le salut par la croissance, par l’investissement. Pour cela, il faut attirer les riches, en baissant leurs impôts : les cotisations sociales, l’ISF…
On voit le résultat : les très hauts salaires augmentent et avec elles d’insupportables inégalités au profit des « 1% ». On encourage le succès de quelques start up qui profitent d’une éphémère situation de monopole pour faire des profits sans rapport avec leur travail. De ceux qui savent faire payer cher leurs produits (lunettes, prothèses auditives…). De ceux qui dépècent les entreprises en difficulté. De ceux qui développent des activités rentables mais socialement nuisibles ou inutiles. La guerre commerciale et les réglementations incompréhensibles rendent la triche fiscale ou sur les produits (Volkswagen...) nécessaire pour gagner ou survivre.
Certains sont exclus du système (chômeurs…), d’autres en sont esclaves (burn-out…). La violence se développe, on augmente les moyens militaires et policiers.
Nos politiques de droite comme de gauche se résignent, ils cèdent aux chantages à l’emploi. Le vrai courage serait de dire non. D’imposer lourdement les revenus et patrimoines indécents. De lutter au plan européen et mondial contre l’évasion fiscale. D’harmoniser les impôts entre les pays.
Pourquoi les hauts patrimoines quittent-ils la France ? A cause de la dette. Un jour, les banques et l’État seront déclarés en faillite, et les avoirs bancaires seront gelés. En effet, l’autre face de la dette des uns, c’est l’épargne des autres. Le seul moyen mathématique de réduire la dette, c’est de ponctionner l’épargne. Supprimer l’ISF mité qui existe (il rapporte 5 milliards au lieu de 40), c’est renoncer à la seule solution pacifique pour le faire. La loi Sapin 2 ouvre la voie, en cas de crise, à une spoliation brutale des possesseurs d'assurences-vie.
Fillon et Juppé se sont présentés comme des gestionnaires plus avisés que la gauche... d'un système capitaliste en train de mourir. Ceux qui veulent autre chose pourraient l'exprimer dans un vote sanction suicidaire : l'extrême droite n'a pas de projet audacieux, elle cultive au contraire les peurs.

25 novembre. Fillon veut harmoniser les minimas sociaux. Il s’agit sans doute de fusionner le RSA et l’ASS (chômage en fin de droits). Mais comme le RSA dépend du nombre d’enfants, il est impossible de rationaliser les minimas sociaux sans revoir le système illisible de prestations familiales (AF, CF, ARS, QF…). La solution est de passer à un montant unique par enfant, quel que soit son rang dans la famille, de 200 à 270 € par mois. Or, Fillon veut en même temps non pas supprimer mais augmenter le plafond du quotient familial (actuellement 1500 € par demi-part), pour baisser l’impôt des familles très aisées.
Deux philosophies s’affrontent. Ou bien l’État donne le même montant à chaque enfant. Ou bien il donne plus aux familles riches, au motif de maintenir leur niveau de vie relatif (revenu par personne ou par unité de consommation) quand arrive un enfant. Certains milieux catholiques défendent âprement les familles riches.

20 novembre. Marc de Basquiat, auteur d'une thèse sur le financement d'un revenu de base en France, a basé ses travaux sur un splendide outillage de simulation mis au point par Thomas Piketty. 5 ans après, du fait des multiples changements intervenus, l'actualisation de son travail est difficile. Un seul exemple : comment modéliser l'incompréhensible imposition des plus-values et moins-values, telle qu'elle est sommairement décrite dans wikipédia  ?
Même les meilleurs spécialistes sont peu à peu privés de leur capacité de comprendre.

19 novembre. Une nouvelle fois, la machine à complexifier est en marche. Au lieu de refuser le principe du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu, les députés imaginent des rustines pour atténuer certains des effets secondaires néfastes. La droite devrait l'abroger en cas d'alternance en 2017. Commentaire de Michel Sapin : Quel intérêt y aurait-il à revenir sur une réforme qui a demadé autant de travail et qui est une telle évidence en terme de simplicité ? Alors, simple ou complexe ? Pour le savoir, il suffit de lire les 415 pages du projet...

14 novembre. Notre fiscalité est un inextricable maquis. Dans un rapport de juillet 2016, la Cour des comptes comptabilisait 230 impôts et cotisations payés par les entreprises... Voir l'article complet publié par Le Monde économie le 11 novembre. Les propos cinglants d'Olivier Babeau (fondation Concorde) ne font hélas que constater la désastreuse réalité. Combien d'initiatives découragées par les complications byzantines de notre système...

21 octobre. Le tribunal de Monsanto s'est tenu du 14 au 16 octobre 2016. Jugement attendu le 10 décembre.

20 octobre. La mission d'information du Sénat sur l'intérêt et les formes possibles de mise en place d'un revenu de base en France, commune à la droite et à la gauche, vient de rendre son rapport. Nos élus sont intéressés par le concept, c'est une bonne nouvelle !
Ceci dit, elle préconise un test sur 20000 à 30000 personnes, pour un coût de 100 à 150 millions. C'est irréaliste. On distribuerait une manne de 500 € par mois, à des pauvres sans doute, sans tester la partie "qui finance ?". Je craignais que ce ne soit une manière de botter en touche, voire de torpiller le revenu de base. Il semblerait que non, la réflexion ne fait que commencer.

2 octobre. Imaginons un employeur qui majore de 100 € par mois le salaire superbrut d'un employé payé entre 1 x SMIC et 1,2 x SMIC. Compte tenu de la réduction "Fillon" sur les charges patronales des bas salaires, le salaire brut ne sera majoré que de 54 €. Le net sera majoré de 42 €. Et compte tenu de la Prime d'Activité, le revenu disponible n'augmentera que de 26 €. Si l'employé est marié, la diminution de l'APL réduira encore ce gain. C'est ce qu'on appelle la trappe à bas salaires. Le mécanisme du revenu de base éliminerait ce genre d'aberration.
Il faut gagner plus de 1,6 SMIC pour sortir de cette trappe. Malgré l'incidence de l'impôt sur le revenu, une augmentation de 100 € du superbrut payé par l'employeur se traduit alors par une augmentation de 48 € du revenu disponible.

27 septembre. Dans un article publié par La Tribune, un ancien directeur adjoint de la DGIP analyse le projet de prélèvement de l'IRPP à la source à compter du 1/1/2018. L'absurdité des choix de départ rend la promesse informatiquement chimérique, fiscalement difforme, constitutionnellement injuste et budgétairement impraticable. Le bon sens paysan voudrait qu'on remplace un tel projet projet par une simplification de cet impôt. Mais non : cet expert propose des ajustements pour arriver au résultat visé non pas d'un seul coup, mais en cinq ans.

12 septembre. La baisse d'impôt annoncée pour 2017 ne coûtera presque rien à l'État. Elle se fera en ajoutant un nouveau mécanisme à un IRPP déjà infiniment complexe : le citoyen ne peut pas savoir s'il sera concerné et pour quel montant. Si ce dispositif est maintenu en 2018, il rendra encore plus impossible un prélèvement à la source correctement calculé. Pourquoi une telle ineptie ? On peut penser à une annonce électoraliste. On peut aussi penser qu'un contribuable incapable de comprendre est plus facile à tondre...

26 août 2016. Depuis le 1 janvier, l'instauration de la protection universelle (sécurité sociale) a logiquement conduit à la suppression de la notion d'ayant-droit. Le rattachement au régime d'un proche n'est plus obligatoire. L'affiliation devient personnelle, ainsi que les remboursements. Finies les démarches complexes en cas de changement de situation personnelle (décès du conjoint, divorce…).
L'association « Familles de France » a regretté une étape supplémentaire vers l'explosion de la cellule familiale : la notion de solidarité familiale disparaît avec ces comptes séparés. En défendant le statu quo au nom de ses valeurs, elle mélange les genres de manière stérile. La famille ne sera pas défendue par la complexité administrative et le maintien de l'un des conjoints dans une situation d'assisté(e) !

6 août. Alors que le Traité commercial transatlantique (Tafta) mobilise l’attention d’une partie des Européens, la Commission européenne n’a toujours pas renoncé à imposer aux États africains un accord de libre-échange encore plus dévastateur (APE : Accords de Partenariat Économique). Voir l'article de Fanny Pigeaud pour Médiapart. La suite des horreurs de Françafrique ?

4 août. Le conseil les ministres d'hier a confirmé le prélèvement de l'impôt sur le revenu à la source à compter du 1/1/2018... puis le gouvernement est parti en vacances. Que voilà une belle manière pour les (ir)responsables d'éviter les questions embarrassantes ! Voir mon analyse du 26 mai 2015. Quand les modalités précises seront connues, mon jugement sur cette usine à gaz sera beaucoup plus sévère.

10 juillet. Le portugais José Manuel Barroso, longtemps président de la commission européenne, est embauché chez Goldman Sachs, la banque américaine qui a "arrangé" les comptes de la Grèce pour qu'elle puisse entrer dans l'Union Européenne. L'annonce tombe "discrètement" pendant les vacances, au moment du match de foot France - Portugal. Le divorce entre le peuple et les élites ne cesse de croître. C'est gravissime. D'un côté ceux qui ont la compétence l'utilisent à leur profit. D'un autre, le peuple scandalisé et dépossédé de toute capacité de comprendre ne peut que détruire (Brexit, loi travail...). Faute de nous entendre, nous allons vers davantage de violences : tous perdants.

9 juillet. Observation d'un moine qui a passé 8 ans en Afrique. La-bas, la corruption s'étale au grand jour. Dans les zones où elle sévit, ses conséquences soint visibles : il n'y a plus rien, plus d'infrastructures, plus d'administration, plus d'aides sociales... Faut-il penser que là où elle est discrète, les conséquences sont moins graves ?

8 juillet. Non seulement la complexité administrative (RSA, APL...) est opaque, injuste et onéreuse. Elle tue. Poussée à bout, une mère de deux enfants, dont un handicapé, s'est suicidée à Armentières (voir La Voix du Nord).

25 juin. Pour éviter une gratification au noir, je viens de déclarer un emploi saisonnier d'une semaine sur le site des chèques emplois associatifs de l'URSSAF. Je n'y suis pas habitué. L'imprimé de deux pages est rempli de questions auxquelles je ne sais pas répondre, entre autres sur le temps de travail qui n'est ni mesuré, ni mesurable dans le cas présent. Après une heure laborieuse, le contrat est enregistré, et l'avertissement suivant apparait en rouge : Le contrat de Monsieur ... à compter du xx/xx/2016 08:00 heures a été enregistré le 25/06/2016. Ce document sert de contrat de travail. Vous devez donc l’imprimer et en remettre une copie signée par les deux parties à votre salarié, et ce au plus tard dans les deux jours ouvrables suivant l’embauche. Vous en conservez un exemplaire. Il indique la date et l’heure d’enregistrement et vaut à ce titre récépissé de la déclaration préalable à l’embauche (DPAE) qui est générée automatiquement. Attention : l’utilisation du CEA dispense de rédiger un contrat de travail. Toutefois, dans votre intérêt et celui de votre salarié, nous vous recommandons d’en établir un, notamment pour prévoir d’éventuelles clauses particulières (exemple : horaires en cas de travail à temps partiel...). Quel bel encouragement à la vocation d'employeur !
Une fois la semaine passée, il me faudra préciser sur un volet social le nombre (fictif) d'heures effectuées. Ce nombre servira à calculer la "réduction Fillon" sur les charges patronales.
La machine politico-administrative produit des réglements de plus en plus ineptes et déconnectés du monde réel, et personne ne l'arrête...

10 juin. La France se déchire. Le ciel en pleure de désespoir, au point qu'un déluge de larmes s'abat sur certaines régions. La solidarité s'organise, cette solidarité que l'on aimerait tant voir mise au cœur de notre système économique et social. Hélas, la France laïque reste sourde aux cris d'en-haut. Elle veut bien la fraternité, mais à l'intérieur de sa « classe ». Au-delà, c'est la lutte contre ceux dont on répète comme pour mieux s'en convaincre qu'ils sont des ennemis à abattre.
Que demandent les grévistes ? A la fois la révolution (la fin de la société capitaliste, la mort des capitalistes) et de ne pas toucher aux avantages acquis. L'incohérence est à ce point énorme qu'elle passe inaperçue.
Le ciel n'a pas fini de pleurer. Sur tous les fronts, l'orage gronde de plus en plus fort, hurlant la nécessité repenser notre manière de vivre. Nos élites veulent l'ignorer. Les grèves pourraient bien être une diversion qui les arrange. L'impossibilité de changer quelques lignes au code du travail n'est-elle pas la preuve de l'inutilité de s'attaquer à des sujets plus graves ?

25 mai. La CGT défend les avantages acquis de certains travailleurs en pénalisant lourdement l'ensemble de l'économie, et donc l'ensemble des travailleurs. La manière est opposée au but recherché. Mais le plus étonnant est dans le pourquoi : pour qu'on enterre un projet de réforme du code du travail... qui a déjà été vidé de toute substance. Même le MEDEF n'en veut plus. C'est une belle illustration du phénomène de rivalité mimétique qu'a décrit René Girard. La raison de la lutte est perdue de vue, il ne reste qu'une violence fratricide dont l'intensité tente de cacher l'absence de cause. S'il y a un mort, il pourrait bien devenir le bouc émissaire auquel les combattants sidérés remettront ensemble une médaille posthume, voyant dans son sacrifice la cause de la paix revenue. En attendant un nouvel accès de fièvre.

11 mai 2016. En juin 2015, un rapport de 614 pages intitulé « Revue de dépenses sur les exonérations et exemptions de charges sociales spécifiques » a été remis aux pouvoirs publics. Voir une présentation d'Economie matin ou le rapport complet diffusé par l'IFRAP. Magouilles, clientélisme, opacité, détournement des lois européennes... l'Etat a exonéré 15,1 milliards d'euros de charges sociales en 2015. On comprend qu'on ait mis un an avant de le rendre discrètement public. Une discrétion qui veut dire, hélas, qu'il n'y aura pas de suite.

10 mai. Voici le chèque énergie : environ 150 € par an (selon la composition du foyer) accordé sous condition de ressources (le revenu fiscal de référence par unité de consommation). Il est annoncé comme une nouvelle aide pour 4 milllions de personnes, alors qu'il remplacera les tarifs sociaux de l'énergie. Certains fournisseurs seront tenus de l'accepter, il faudra savoir lesquels. Sa durée de validité sera courte. Une usine à gaz de plus, qui obligera à des démarches et surchargera les fonctionnaires qu'il faudra au préalable former. Pourquoi l'administration devrait-elle s'immiscer dans la gestion du budget de 4 millions de français ? Parce qu'ils sont débiles ? Comment se fait-il que les médias ne prennent aucun recul critique en annonçant cette nouveauté ?

15 avril. Devant quatre français qui lui disaient leurs difficultés, François Hollande a multiplié les exemples positifs de son action. Un dialogue de sourds. Comment comprendre ce décalage ? Par la complexité de notre système. On ne cesse pas d'y rajouter des mesures incompréhensibles aux multiples facettes. Les politiques n'ont qu'à choisir pour illustrer ce qui leur convient, et qui n'a rien à voir avec la réalité moyenne. La panoplie dont ils disposent contient même des mesures de simplification !
Exemple. la Prime d'Activité citée plusieurs fois fait gagner 100 €¶ par mois de plus à un smicard célibataire. C'est vrai, mais avec des conditions multiples (aucun autre revenu…). Même dans ce cas favorable rare, elle remplace une Prime Pour l'Emploi de 600 € par an.
En emballant une réalité difficile dans un marketing flatteur, les hommes politiques sont comme des médecins dépassés qui mentent au malade. Celui-ci ne peut plus leur faire confiance. Il se tourne alors vers les boniments d'un rebouteux : le front national. Sans y croire, mais par colère, et dans une attitude suicidaire.
Même le projet abandonné de déchéance de nationalité a été présenté en réussite. Le président a expliqué qu'il lui fallait dire une mesure symbolique forte juste après les attentats, compte-tenu de l'émotion qu'ils engendraient. Quand j'entends symbolique forte, je comprends façade brillante. Le rôle des politiques, dans les situations graves comme devant les faits divers douloureux, n'est-il pas d'aider les français à prendre du recul, à ne pas se laisser emporter par la passion ou la peur ?
Le pire est venu avec le satisfecit sur le déficit 2015, 77 milliards, moins pire que certaines prévisions intermédiaires. La dette (95,7% du PIB din 2015) peut continuer à grimper au même rythme, et les français dormir tranquilles ! En niant le problème, on évite de chercher une solution. François Hollande ajoute que ce bon résultat est obtenu malgré le pacte de responsabilité et de solidarité, 35 millierds d'allègements de charges pour les entreprises selon lui. Il oublie simplement de rappeler que ces sommes viennent en déduction des impôts sur les sociétés : les entreprises ne les toucheront, pour la plus grande part, qu'en 2016 ou 2017 - années où le déficit pourrait bien exploser.
Ce jeudi 14 avril, la politique est apparue sous son plus mauvais jour. Celui du marketing de façade, de la manipulation, de la désinformation. Nous avons le choix entre le suicide façon Hollande ou façon FN.

5 avril. Pourquoi confirme-t-on l'impossible prélèvement à la source pour le 1 janvier 2018 ? La complexité de l'impôt, calculé par foyer fiscal et non pas par salarié, est telle que le correctif a posteriori sera général. Et comment sera traitée l'année 2018 de double imposition ? Je ne crois ni à l'incompétence, ni à une peau de banane préparée pour le prochain gouvernement. Alors pourquoi cette bêtise ?
J'imagine une raison financière : un prélèvement à la source qui, pour sa plus grande part, s'ajoutera à l'impôt sur les revenus 2017 payé en 2018. Le gagnant sera l'État, ce dont je ne saurais me plaindre : la dette augmentera moins vite. Mais elle repartira ensuite de plus belle, la manoeuvre étant un fusil à un coup.
Il pourrait y avoir une autre raison : la rengaine sur la croissance qui va nous sauver est usée. Il faut autre chose pour détourner l'attention des français des problèmes réels, de la mort de notre société de consommation. Et pour cela, on crée un gros chantier artificiel.

9 mars. Les français devraient se mobiliser pour affronter les questions prioritaires. Celle des réfugiés. Celle des exclus du monde du travail. Celle de la dette : de plus en plus nombreuses sont les voix avisées qui disent que nos institutions bancaires et étatiques seront incapable de faire face à la prochaine crise. Celle du nucléaire et de l'EDF, dans une situation si difficile que le directeur financier tire le signal d'alarme en démissionnant.
Hélas, ils se mobilisent aujourd'hui pour dire non à la simplification du code du travail. Et pour réclamer une hausse des salaires à la SNCF. Que penser des jeunes qui soutiennent ce refus de tout changement ? Sont-ils éduqués à devenir co-responsables dans le dialogue, ou sont-ils manipulés pour être la chair à canon de "la lutte des classes" ?

3 février. Dans le privé, il y a des morts et des naissances. Dans la fonction publique, il n'y a pas de morts (pas de licenciements, pas de faillites...). Notre condition humaine, c'est d'être mortels. La fonction publique est donc structurellement incapable de "vivre". (réflexion personnelle inspirée de propos de Julien Damon)

28 janvier. Coup de coeur en passant 10 minutes sur le site qu'une internaute me signale : http://www.lejournaldepersonne.com/. C'est rare, un coup de coeur. Tiendra-t-il dans la durée ? Mystère à vivre...

26 janvier. Les employeurs ont maintenant l'obligation d'inscrire leurs salariés à une mutuelle complémentaire santé, en assumant au moins 50% du coût. Cette obligation concerne-t-elle les particuliers employeurs (CESU) ? On ne peut malheureusement pas aujourd’hui répondre autrement à cette question que par « probablement » (voir l'avis d'un site spécialisé). Ils ne sont pas explicitement exclus du champ d’application de la loi. Il faudra attendre une décision de justice à ce sujet pour être être certains.
S'agissant des petites associations (chèque emploi associatif), il leur faudra au minimum s'interroger sur les cas de dispense.
C'est ainsi que l'on encourage les embauches !!!

21 janvier. Gouverner la protection sociale : transparence et efficacité. Cette note n°28 de janvier 2016 du Conseil d'Analyse Économique (12 pages), rédigée par Antoine Bozio et Brigitte Dormont, montre l'opacité et l'inefficacité du système de retraite et de santé. Le style posé de leur analyse objective ne doit pas faire illusion : le constat est tragique. Les propositions sont de bon sens. Elles seront, hélas, vite enterrées, comme d'habitude.
L'ignorance n'est pas la cause de l'impasse où nous sommes.

18 janvier. La leçon de l'échec des projets d'informatisation de la paye des fonctionnaires, ONP (voir note du 13 mars 2014), et Louvois pour les militaires, n'a pas été tirée. Au lieu de simplifier d'abord les règles de gestion des personnels, on est reparti dans le projet Source Solde, qui a pris la suite de Louvois, en augmentant les moyens.
Le bilan est pudiquement minimisé. On reconnait une perte de quelques centaines de millions pour ces fiascos, alors qu'ils dépassent très largement le milliard. Louvois, testé en vraie grandeur dans l'armée de terre, a provoqué 350 millions d'indus en 2012. On n'a pas fini de les notifier !
La gestion de nos fonctionnaires est un abîme de complexité d'un coût ignoré. Quand on aime, on ne compte pas.

16 janvier. Les propositions visant à promouvoir l’usage des logiciels libres, notamment en milieu scolaire, sont écartées du projet de loi numérique (voir l'interview d'Axelle Lemaire). Elles auraient été contraires aux intérêts des vendeurs de solutions payantes...

14 janvier. La complexité et l'opacité poursuivent leur progression.
Les auto-entrepreneurs doivent maintenant s'immatriculer au registre du commerce, contrainte qui s'ajoute à d'autres : avoir un compte bancaire dédié, payer des impôts non proportionnels à leur chiffre d'affaires (CFE, CFP, TCF). Ils sont en voie de devenir "micro-entrepreneurs". L'égalité, c'est la complexité pour tous !
Les seuils de revenus en-deçà desquels on peut toucher une prime à la naissance d'un enfant, une aide mensuelle jusqu'à 3 ans (PAJE) ou une participation aux frais de garde ont discrètement baissé au 1/1/2016.
Le RSA n'est pas réévalué au 1/1/2016. C'est normal, vu la hausse du 1/9/2015. Mais pourquoi taire ce fait en vantant la Prime d'Activité ? Le changement dans les dates d'actualisation de certains barèmes (avril et septembre au lieu de janvier) ajoute à l'illisibilité.

7 janvier. Le Conseil National du Numérique vient de remettre un important rapport à la ministre du travail. Ce rapport aborde la question du Revenu de Base (pages 65-69). Dans un interview, Bernard Thieulin, président du CNNum, affirme : "Le système de protection sociale se fissure... Les coûts de gestion sont monstrueux... A un moment, il faut se demander si ce ne serait pas plus simple, moins cher, et au bénéfice de tous si on mettait en place un filet social universel. Le rapport ne fait que donner des pistes mais ma conviction, c’est que la réponse est oui. La société doit y réfléchir et mon objectif, c’est que ce soit un débat de la présidentielle 2017."

5 janvier 2016. France 2, dans le journal de 20h, se fait l'écho d'une annonce de F. Hollande : une aide de plus à l'embauche. Le maquis des mesures ne cesse pas de d'épaissir, comment y voir clair ?
Le propos est illustré par un patron qui manifeste sa satisfaction. Il dirige un centre d'appels. Je vais donc être dérangé plus souvent par des tentatives d'arnaques téléphoniques ?
Faut-il penser que les médias n'ont aucun recul critique, au point de soutenir de pareilles énormités ? Ou alors, manipulent-ils volontairement l'opinion ?
Ou alors, chacun fait son travail technique sans réfléchir, comme un zombie décérébré. C'est grave : les médias sont par nature contagieux.

2 janvier 2016. La Prime d'Activité, dont les détails sont connus depuis le 21 décembre, est saluée par la presse comme une avancée, alors que son seul succès est son habillage marketing. Voir mon analyse des décrets (5 pages) qui confirme mon pronostic du 20 avril 2015. Elle démasque les mensonges et dévoile une ineptie et un immobilisme à peine croyables. Pourquoi en est-on arrivé là ? Des lecteurs donnent leur point de vue (voir la fin du dossier d'analyse).


2015

7 décembre 2015. Un magnifique signe du rapprochement des juifs et des chrétiens : le 23 novembre 2015 au Collège des Bernardins, à Paris, la "Déclaration pour le jubilé de fraternité à venir", signée par diverses personnalités du monde juif français (Jean-François Bensahel, rabbin Philippe Haddad, rabbin Rivon Krygier, Raphy Marciano, Franklin Rausky), a été remise par le Grand Rabbin de France, Haïm Korsia, à Son Eminence le Cardinal André Vingt-Trois, Archevêque de Paris et à Monsieur le Pasteur François Clavairoly, Président de la Fédération Protestante de France.

6 décembre 2015. Au Bataclan, deux camps s'affrontent. D'un côté, Eagles Of Death Metal, dont le premier album s'appelle Peace, Love, Death Metal. Ils chantaient "kiss the devil" lors de l'attaque. Voir video 1 (5'). De l'autre, des terroristes qui tuent au nom d'Allah.
Rav Haim Dynovisz, enseignant juif francophone, fait une analyse de l'évènement à partir de la Torah. Voir video 2 (71'). Le Père Benoit a fait de même. Il a été relevé de ses fonctions par Mgr Barbarin. Qu'en penser ? Serait-il malvenu de condamner, au nom de la Bible, ceux qui disent embrasser le diable ? Voir mon analyse.

27 novembre. La Cour des Comptes fustige la complexité et l'inéquité des minimas sociaux (revenu de solidarité active, revenu de solidarité outre-mer, allocation de solidarité spécifique, allocation transitoire de solidarité, allocation temporaire d’attente, allocation veuvage, allocation supplémentaire invalidité, allocation adulte handicapé et allocation de solidarité pour les personnes âgées), et recommande de les limiter à trois. Cet appel au bon sens sera-t-il entendu ? Le député Chistophe Sirugue, mandaté par le gouvernement pour étudier le sujet, pourra-t-il faire mieux qu'avec la Prime d'Activité ? (voir mes commentaires des 20 avril, 12 novembre 2015 et 2 janvier 2016)

23 novembre. Un député PS veut proposer des CDI aux chômeurs de longue durée, titre Le Figaro. Ce beau projet parvient à faire l'unanimité politique, bravo ! Il se situe au niveau micro-économique, alors que le Revenu de Base vise l'architecture macro-économique. Les deux sont complémentaires. Patrick Valentin, qui le conduit à ATD quart monde, soutient aussi l'AIRE.

17 novembre. « Monsieur le Président, vous êtes tombé dans le piège ! » Voir la lettre d'un écrivain néerlandais à François Hollande après les attentats de Paris. Une salutaire prise de recul devant l'engrenage de la violence.

13 novembre. Pour un revenu universel inconditionnel ? Lire cette tribune que publie Libération, un magnifique plaidoyer signé par huit personnalités très différentes : philosophe, sociologue, économiste, ATD quart monde, entrepreneur...

12 novembre. La Prime d'Activité qui remplacera en 2016 le RSA d'activité et la PPE (voir mon commentaire du 20 avril 2015 sur ce projet) n'est pas encore opérationnelle que les députés ont voté, contre l'avis du gouvernement, un amendement de Jean-Marc Ayrault pour en transférer au 1/1/2017 une partie sur une baisse sélective de la CSG. En l'absence de cap et en dépit des mises en garde (voir une étude d'impact de la DREES dont Les Echos font état le 17/12/2015). la complexité non maîtrisée progresse dans un mouvement brownien de plus en plus rapide.
Une fuite en avant pour masquer l'échec attendu de la Prime d'Activité ?
La Croix titre ce jour à la Une : "Impôts, l'impossible réforme". L'éditorial s'intitule "Un besoin de simplification". Deux pages expliquent "Le gouvernement de nouveau face au casse-tête de la fiscalité". Début de prise de conscience ?

11 novembre. La Dette, chronique d'une gangrène sur France 5 hier soir. Belle émission, triste réalité. Les enjeux électoraux conduisent nos responsables à promettre, à dépenser ce qu'ils espèrent obtenir de leurs prières à Sainte Croissance. Les économistes convoqués pour en débattre restent enlisés dans les schémas de pensée qui ont conduit à cette situation catastrophique.
Personne n'a dit que la dette est le côté pile d'une réalité dont l'autre face est la créance, c'est à dire l'épargne. Que réduire la dette des uns, c'est réduire l'épargne des autres. Beaucoup d'épargne, c'est beaucoup de dettes et de fortes inégalités. Qu'espérer quand on est à ce point au niveau zéro de l'analyse ?
Ne comptez pas sur les puissants, des fils d'homme qui ne peuvent sauver ! [psaume 145]

6 novembre. L'APL (Aide Personnalisée au Logement), l'ALF et l'ALS étaient déjà bien placées pour emporter la palme de la complexité. Les députés viennent de voter des restrictions : pas d'APL pour les étudiants rattachés à un foyer payant l'ISF, mise en place d'un plafond de loyer excessif, et prise en compte du patrimoine au-delà de 30000 € dans le calcul des revenus.
La demande d'APL va s'alourdir de l'équivalent d'une déclaration de patrimoine qu'il faudra actualiser régulièrement... Les bras m'en tombent !
L'amendement a été déposé par deux députés socialistes, Daniel Goldberg et François Pupponi. L'Assemblée est-elle à ce point dénuée d'intelligence au service du bien commun pour les avoir votés ?

2 novembre. Une demi-part supplémentaire était accordée à certaines "veuves" ayant eu des enfants. Il a été décidé en 2008 qu'elle serait peu à peu soumise à des conditions plus restrictives, selon des modalités incompréhensibles.
Ceci a un effet direct sur l'IRPP, et un effet indirect inattendu sur le seuil d'exonération des impôts locaux (taxe d'habitation et taxes foncières). Le gouvernement a décidé en urgence un correctif partiel pour cette année.
Pire : on nous explique que le correctif sera financé par la hausse à venir de la fiscalité du diesel. Je comprend qu'on ne soit pas fier de la vérité : le déficit abyssal augmentera un peu plus. Mais de là à raconter de telles inepties, contraires au principe comptable élémentaire de la non-affectation des recettes aux dépenses (le budget de l'État est unique)...
Combien d'erreurs faudra-t-il pour reconnaître que la complexité du système dépasse l'entendement de nos élus et de l'administration, qu'il est incapable d'évoluer, qu'il faut le simplifier drastiquement en mettant en place un Revenu de Base individuel ?

30 octobre. Thomas Guénolé explique en 3' sur BFM TV comment rationaliser la politique familiale. Une explication simple et exacte, bravo !

15 octobre. La moitié des Français estiment « passer à côté de leur vie » selon une enquête d'opinion. Parmi les causes, l'obligation d'accepter n'importe quel emploi, même inutile ou nuisible, pour gagner sa vie. Le problème majeur n'est pas les conditions de travail, mais l'absence de sens. Voir un beau commentaire de Laurent Saussereau.
Le Revenu de Base inconditionnel serait un moyen d'entrouvrir la porte vers une autre société, plus respectueuse de la vocation de chacun.

22 septembre. Volkswagen. Si les meilleurs trichent, que penser des autres qui peinent pour survivre ? Il ne s'agit pas d'une dérive individuelle, mais d'un problème systémique. La concurrence trop rude et les lois trop complexes pour être respectées conduisent à une attitude pragmatique des entreprises : pas vu, pas pris. Volkswagen a joué et perdu. Combien d'autres passent inaperçus ?
On va nous faire croire qu'il s'agit d'un cas isolé. C'est l'occasion de revoir le film de Coline Serreau Solutions locales pour un désordre global.
La solution passe par l'éducation du consommateur, le développement de son esprit critique et de son sens des responsabilités.
Elle est aussi est systémique. Il faut réduire l'appât du gain par des impôts drastiques sur les gros revenus et surtout les gros patrimoines. D'ailleurs, ces impôts sont indispensables pour rembourser peu à peu les dettes souveraines prêtes à exploser.

22 juillet. Les Échos publient une étude "Où fait-il bon vivre en France ?". Ce sont les endroits où il y a plus de gens mariés, diplômés, riches et en bonne santé que de chômeurs pauvres et seuls.
Un géographe commente : Les anciennes zones où le catholicisme était une résistance à l'État vont bien. Vont moins bien les régions qui défendent les principes républicains d'égalité et de laïcité et attendent beaucoup de l'État.
De quoi réfléchir à la mixité sociale... mais certainement pas une liste de lieux où il serait conseillé d'aller pour être plus heureux. Soeur Emmanuelle (voir un interview sur son livre "Richesse de la pauvreté") s'étonnait de la morosité des riches...

3 juillet. Diviser pour régner. Selon George Friedman, PDG de la société de renseignement Stratfor, c'est la stratégie géopolitique des USA (voir vidéo de 11').
La TV russe a diffusé en 2013 un reportage caricatural sur les musulmans de France (voir vidéo de 5'). S'agirait-il de monter les français les uns contre les autres pour les affaiblir ? Au vu des commentaires, c'est très efficace. Pour déméler le vrai du faux dans les chiffres, voir Wikipédia. Il n'y a pas en France des millions de musulmans radicaux faisant beaucoup d'enfants !
L'intégrisme existe dans tous les camps. Semer la peur de l'autre, c'est le renforcer et aboutir à de terribles violences (telles que le génocide du Rwanda, fruit d'une campagne radio de quelques années montant les Hutus contre les Tutsis). La seule solution est le dialogue, l'éducation, l'intégration.
"N'ayez pas peur" ouvre la voie à la résistance à toutes les oppressions.

2 juillet. La dette souveraine de la France a augmenté de 51;6 milliards au 1er semestre. Dans La Croix, Raul Sampognaro, économiste à l'OFCE, explique que, les recettes étant plus fortes au second trimestre qu'au premier, ce chiffre ne remet pas en cause les prévisions annuelles. C'est vrai. Donc tout va bien. C'est faux.
Il ajoute deux informations. "Depuis 1995, la dette a augmenté en moyenne d’un peu plus de 2 points de PIB par an". Et "Il y aura quasi-stabilisation du taux d’endettement, avant une décrue à partir de 2017... Aucun grand organisme économique ne prévoit que le taux d’endettement français atteigne le seuil de 100 % du PIB".
C'est la version officielle. Le taux d'endettement devrait se stabiliser à 98 % du PIB. Nous ferons donc beaucoup mieux que depuis 20 ans, grâce à la croissance et à l'absence de crise telle que celle de 2007.
Pourquoi ce mensonge ? Parce que diminuer la dette ne peut se faire qu'en taxant lourdement l'épargne (les patrimoines). Et cela, "on" ne le veut pas. Et "on" a tout fait pour que ce soit impossible (paradis fiscaux...).
Quand la dette dépassera 100 % du PIB (2017 au plus tard), "on" nous donnera de bonnes explications. Par exemple, il a fallu assumer la faillite de la Grèce. Ou bien il y a eu une nouvelle crise. Ou bien la croissance s'est ralentie...

1 juillet. La fraude au RSA, c’est environ 60 millions d’euros par an. 80 % à 90 % de ce montant est récupéré par les services de la Caf suite à des contrôles. Alors que le non recours au RSA, c’est 5,3 milliards d’euros non-redistribués ! Lire le témoignage complet d'une ancienne salariée de la CAF, il vaut la peine.

29 juin. La théorie du ruissellement (l'enrichissement du haut de la pyramide profite à tous) est encore bien ancrée dans les esprits. Un article de l'Opinion, intéressant pour les informations données sur l'impôt sur le patrimoine en Suisse, se termine par "les plus riches ne rechignent pas à vivre en Suisse où ils enrichissent tout le monde". Il est signé Jean-Philippe Delsol, président de l’IREF, co-auteur de "Anti-Piketty". Le site de l'Institut de Recherches Économiques et Fiscales affiche sa visée : « Pour la liberté économique et la concurrence fiscale ». Autrement dit, vive le dumping entre États, vive les inégalités !

26 juin. Le Revenu de Base serait au programme du nouveau gouvernement Finlandais. A suivre...

20 juin. Encyclique Laudato Si' du pape François. Elle rejoint quasi complètement mes réflexions : nous allons vivre des moments très douloureux faute d'avoir su changer à temps et de manière radicale notre mode de vie. Nos structures sont perverses. Notre paradigme – appelé technocratique alors que je l'appelle croissance – doit être remis en cause.
La sobriété est préconisée, ainsi que la décroissance. Ce sont des termes forts.
Voir des extraits significatifs (4 pages).

19 juin. Prélèvement à la source. Comme je le craignais (voir mon analyse du 26 mai du dossier de Terra Nova), la décision est prise de le mettre en oeuvre en 2018. Ce sera d'une effroyable complexité, une grosse galère pour l'administration, les entreprises et chaque français.
S'agirait-il de nous occuper pour nous empêcher de nous intéresser aux problèmes importants ?

11 juin. La Croix titre en première page : "L'euro n'est plus en danger". Deux pages sont consacrées à un interview sur ce thème de Bernard Coeuré, membre du directoire de la BCE. L'interview est également diffusé par la direction de la communication de la BCE. Pourquoi ce besoin de rassurer, s'il n'y a effectivement pas de risque ?

26 mai. Un dossier de Terra Nova sur le prélèvement à la source a du succès. En voir mon analyse.
En critiquant l'immobilisme administratif, il illustre l'absence de dialogue entre le politique et l'administratif. Or, l'immense chantier de la simplification ne peut avancer que par un travail commun. On en est à mille lieues, dans les têtes comme dans les procédures.

25 mai, lundi de Pentecôte. Jour férié supprimé et à moitié rétabli. Le JT (Antenne 2) en vante les mérites : le budget consacré aux personnes agées est ainsi abondé.
On pourrait évidemment faire la même chose sans cet imbroglio administratif, en respectant le principe budgétaire sain de la non-affectation des recettes aux dépenses.
Si les médias applaudissent à la complexité inutile, c'est qu'on est infiniment loin de s'y attaquer sérieusement.

22 mai. Au début, l'ordinateur a aidé à compter, puis à écrire. Puis sont venus les photos, les vidéos, les jeux, et la merveille de pouvoir communiquer et d'accéder à "tout" par internet.
Je viens d'acheter un ordinateur sous Windows pour une amie. Hélas, la merveille est devenue un support de publicités mensongères. Il m'a fallu plus de 6 heures pour ôter les pourriciels et lui redonner un peu figure humaine.
Une lumière dans ce monde fou : les logiciels libres et gratuits, tels Linux et LibreOffice.

16 mai. Alain Madelin vient de publier un "programme" intéressant à analyser car emblématique des discours politiques de droite comme de gauche. Il y dit à la fois la gravité de la dette, l'importance de préserver le capital (il faut réduire l'ISF, ne pas surtaxer les talents), l'urgence sociale. Il est partisan d'un revenu minimum pour tous remplaçant la complexité des dispositifs existants, de développer l'économie non marchande, de titriser les économies d'énergie pour financer la transition énergétique. Il veut maîtriser les dépenses publiques sans toucher au statut des fonctionnaires, encourager la compétitivité par la concurrence. L'ensemble forme un empilage de promesses inconciliables emballé dans un vibrant hommage à la déesse Croissance.
A juste titre, Médiapart écrit le 16 mai : En France, gouverner c'est surtout ne pas choisir. Les Echos reprennent le même sujet.
Puissent les citoyens développer leur sens critique et vomir la démagogie !

20 avril 2015. François Hollande vient d'annoncer la fusion de la Prime Pour l'Emploi et du RSA d'activité pour 2016. Un million de jeunes de 18 à 25 ans (18 % de cette classe d'âge) pourront toucher la nouvelle "prime d'activité", voilà le progrès mis en avant !
Le mode de calcul de la PPE est incompréhensible. Mais ce sont les ordinateurs de Bercy qui s'en chargent. Les ayants-droit en bénéficient automatiquement, même si c'est tardivement (avec l'impôt sur le revenu). Elle sera supprimée.
La prime d'activité ressemblera au RSA d'activité. Comme lui, elle devra être demandée. Comme lui, elle sera subordonnée à des conditions multiples, et son montant dépendra de nombreux paramètres. Les candidats devront remplir un dossier inquisiteur sur eux-même et leur foyer, et le réactualiser fréquemment (aujourd'hui, chaque trimestre). Le résultat actuel est un taux de non recours de 68 %.
C'est dans cette galère que l'on va inviter les jeunes à entrer. Une galère d'autant plus décourageante que les jeunes ne sont pas stabilisés : leurs droits ne cesseront pas de changer.
Certains apprendront à tirer parti des méandres administratifs, à ajuster leurs déclarations relatives à leurs études, leurs stages, leur apprentissage, leurs petits boulots. Les autres resteront dehors. A tous, l'État aura inspiré amertume et dégoût.
Est-ce ainsi qu'on espère motiver des citoyens ?
A quand la seule vraie solution, le revenu de base inconditionnel ?

9 avril. En janvier, l'unité nationale s'est manifestée à un niveau jamais atteint pour défendre l'humour, même border line (Charlie Hebdo).
Il y a un an, les médias unanimes condamnaient l'humoriste Dieudonné. J'ai tenté d'en parler. J'ai senti que mes propos mettaient mal à l'aise. J'ai néanmoins proposé un texte sur l'humour le 22 janvier 2014. Je l'ai actualisé le 12 janvier 2015, et aujourd'hui après la lecture d'un livre de Gilad Atzmon, juif considéré comme antisémite. Sera-t-il mieux compris ?

12 mars. Une amie franco-syrienne en qui j'ai confiance me recommande la conférence (vidéo de 1h20) donnée par Mère Agnès Mariam le 6 mars. Pour elle, ce que dit Mère Agnès de la tragique situation en Syrie est souvent juste. Un témoignage bouleversant, un avis différent de la parole officielle...

3 mars. France 2 diffuse une splendide enquête (Cash Investigation) sur la pression des actionnaires sur les entreprises. D'un côté, des salariés en burn out ou licenciés. D'un autre, des enseignants canadiens à la retraite. Ils ont la chance d'avoir cotisé auprès d'un fond de pension efficace. Ils n'ont pas conscience des moyens prédateurs employés pour arriver à des rendements du capital placé atteignant 20%. Et au milieu, de riches gérants qui fuient le dialogue.
D'autres compléments de retraite par capitalisation, tels UMR et COREM proposés à des fonctionnaires en France, emploient sans doute des moyens moins violents. Ils subissent la baisse des taux d'intérêts des placements peu risqués et l'augmentation de la durée de vie des retraités. Ils réduisent drastiquement les pensions qu'ils versent.
Il y a aussi les fonds de pension qui font faillite. De quoi méditer sur les mérites comparés de la capitalisation et de la répartition.

26 février. France 3 a diffusé (tard) une remarquable émission sur la dette grecque. Le problème (comptes truqués...), connu depuis toujours, a été nié par les politiques et les institutions européennes. Giscard puis Chirac ont défendu l'entrée de la Grèce dans l'Europe au nom... de Platon ! Pour cacher la réalité, Goldman Sachs a mis au point des "swap de monnaies" qui lui rapportent des centaines de millions chaque année (jusqu'en 2037). Les grecs ont vécu quelques années d'apparente prospérité, leur consommation étant financée par la dette (et par l'Europe).
Nos responsables et nos institutions n'ont pas changé. Ils viennent de décider de se donner 4 mois de plus. Avant de regarder le problème en face ?
Il est clair que la situation de la Grèce est aussi la nôtre. Nos responsables et nos institutions ne veulent pas voir que la dette française, 1000 milliards il y a dix ans, 2000 milliards aujourd'hui (sans compter ce que l'on a caché à Bruxelles), va vers les 4000 milliards dans dix ans.

25 février. L'analyse que je fais de certains sujets de société – la crise du capitalisme, notre système socio-fiscal à bout de souffle – me conduit à mettre en évidence, sur ces questions relativement techniques et donc peu passionnelles, un haut niveau de mensonge. C'est pire sur les informations sensibles, voir "Guerre, mensonges et video" sur l'Irak. Les médias sont une arme au service d'intérêts particuliers, d'idéologies, ou simplement de la défense du statu quo auquel nos habitudes nous lient.
Je suis abonné à La Croix, un quotidien que je trouve de très bonne qualité. La chronique de Bruno Frappat du 21 février m'a cependant déçu. Il critique les propos de Roland Dumas sur Manuel Valls, disant que le premier ministre est "probablement sous influence juive du fait que son épouse est juive". Au lieu d'y voir une parole mielleuse, j'y vois une mise en garde retenue d'un ancien haut responsable de l'État. De fait, Manuel Valls m'a souvent choqué en utilisant la Shoah pour défendre les intérêts sionistes, et en attaquant par tous les moyens (censure...) les soi-disant négationnistes qui dénoncent cet amalgame.
Mais dans le pays de la liberté d'expression, il est des choses qu'on n'a pas le droit de dire... Je ne conteste pas à Manuel Valls le droit de choisir son camp. Je m'étonne qu'une telle meute de moutons soutiennent inconditionnellement ses propos.
Certains partis ou médias profitent de cette situation. Ils séduisent en dénonçant les mensonges, par exemple à propos de la Syrie. Mais ils font avaler en même temps certaines analyses ou solutions douteuses (Nouvelle Donne) ou pires (FN, UPR), voire développent la paranoïa avec des "théories du complot" (Voltairenet, Egalité et réconciliation).
Le meilleur moyen de torpiller une idée est de l'habiller de démagogie. Elle sera vomie. Le "Revenu de Base" est une belle idée qui courre ce risque si on veut la vendre "à tout prix". La fin ne justifie pas les moyens.

5 février. Bruxelles enquête sur les pratiques fiscales belges. Les multinationales pourraient y obtenir des avantages anormaux. Y a-t-il un seul pays qui ne soit pas un "paradis fiscal" ?
La France est réputée pour ses "aides à la recherche". Des milliards qui s'obtiennent par de multiples canaux. La complexité des dossiers assure une excellente opacité et exclue pratiquement les PME. Sur le fond, comment assurer que le fruit de cette recherche revient à la France, si ce sont des multinationales qui en bénéficient ?

22 janvier. La BCE va "racheter" des obligations d’États. 1000 milliards, 60 milliards par mois pendant 18 mois. Ce genre de manoeuvre s'appelle "quantitative easing (QE)". Cette création monétaire est-elle une solution miracle ? Relancera-t-elle la croissance ? Certainement pas. Voir Le Contrarien n°597 du 22 janvier 2015.
Tout au plus le QE masquera un peu plus longtemps la réalité : les États surendettés sont en faillite, notre épargne "garantie par l'État" ne vaut quasiment plus rien. Cette manne d'argent dont les banques ne sauront pas quoi faire alimentera la spéculation et augmentera les inégalités.

L'ircantec m'avise des taux de cotisations qui seront prélevés sur ma retraite à compter du 1/1/2015 : 1% + 6,6% + 0,5% + 0,3%. Pourquoi 4 chiffres ? Pourquoi ne pas indiquer le total ? Pourquoi omettre l'information sur la part, dans ces cotisations, qui est non déductible (sommes que je ne toucherai pas mais sur lesquelles je paierai l'IRPP) ?
Parce qu'il importe de masquer l'essentiel. A savoir le passage de 4,3% (ma situation 2014 qui n'est pas rappelée) à 8,4% ! Le citoyen est comme le consommateur : moins il comprend, mieux on peut le tondre.
Sur le même sujet, la caisse Humanis fait encore mieux. Voir sa lettre !!!
Comment peut-on vouloir une meilleure éducation à l'école, et développer ainsi l'obscurantisme ?

21 janvier. Un nouveau délit pourrait voir le jour, le viol du secret des affaires. On est bien dans la ligne de l'extension de la durée des droits d'auteur (voir 26/11/2014) : la confiscation par quelques-uns du patrimoine de tous, en toute opacité. Cette mesure est tendancieusement commentée avec l'exemple des procédés de fabrication des parfums, mais s'appliquera à tout (médicaments génériques...). Ce projet est finalement abandonné (1/2/2015).
Au même moment, certains dénoncent la croissance des inégalités. Les 1% les plus riches vont bientôt avoir accumulé 50% du patrimoine mondial.
Le contre-feu ne tarde pas : "ces chiffres sont discutables" disent certains économistes. Cet argument technique cache le désir des puissants de voir les inégalités se developper davantage, et leur patrimoine considéré comme normal.

8 janvier 2015, Charlie Hebdo. "Nous vivons un moment d'unité nationale, comme frappés de stupeur : des hommes sont morts martyrs pour la liberté."
Je fais deux commentaires, l'un "vu du ciel", l'autre "vu de la terre".
Vu du ciel. La face sombre des martyrs (des caricatures plus que discutables) est oubliée. Il n'y a plus que leur côté "lumière".
C'est le sens que je donne à la parabole des brebis et des boucs (appelée indûment jugement dernier - Matthieu chap. 25 - elle figure sur beaucoup de tympans de nos églises). Les boucs (images de Satan, notre côté sombre) sont jetés à gauche dans le feu éternel. Et les justes brebis, à droite, vont vers la vie éternelle, libérées définitivement de Satan.
Cette séparation / libération se fait laborieusement, douloureusement. Elle est complète et définitive à la mort / résurrection.
Notre oubli du côté sombre des martyrs d'hier me semble refléter une réalité céleste, et ne pas être simplement de la bienséance : ils sont aujourd'hui ressuscités.
Vu de la terre. L'unité dans la stupeur / réprobation est factice. L'unité vraie serait la communion dans ou malgré nos différences.
Le phénomène est celui du bouc émissaire décrit par René Girard : un grand calme après un paroxysme de violence. Dans ce calme, dans cette unité factice, il n'y a aucune reconnaissance de notre responsabilité dans la violence qui s'est manifestée. Au contraire. Nous nous félicitons de ne pas être comme ces tueurs. Nous sommes du côté du Bien.
Et demain, nous reprendrons tranquillement nos habitudes. Nous défendrons nos intérêts sans même comprendre que nous semons la violence...
Le blog d'Olivier Berruyer donne un point de vue intéressant, différent de celui des médias dominants.
Lire aussi la lettre ouverte au monde musulman du philosophe musulman Abdennour Bidar.

3 janvier 2015. Oui, 2015 sera l'année de la complexité, de la fuite en avant vers toujours plus de mesures incompréhensibles et ineptes. Outre la péniblité et feu l'écotaxe :
- Les allocations familiales seront réduites pour les hauts revenus. Pour éviter que certains ne perdent des centaines d'euros pour un euro gagné en trop, les seuils seront lissés. Les formules que les cerveaux de Bercy cherchent à mettre au point seront donc incompréhensibles. De plus, ce sont les revenus 2013 qui seront la référence pour les droits 2015. Tant pis pour ceux dont la situation aura changé, on reproduit les aberrations du calcul des droits aux allocations logement. Voir l'analyse de Julien Damon du 24 janvier.
- De même, la PAJE de base (prestation mensuelle pour les enfants de moins de 3 ans) est réduite de 50% au-delà d'un certain revenu (2013 étant la référence pour les droits 2015). Là, pas de lissage, mais un effet de seuil.
- La décote (IRPP) sera moins généreuse pour un couple que pour deux célibataires. Après le RSA et l'ASPA (ex minimum vieillesse), voilà une nouvelle incitation à cacher un lien conjugal.
- Les cotisations sociales ne seront plus les mêmes pour la retraite de base et pour les retraites complémentaires. On prélèvera sur ces dernières 1% de plus au titre de l'assurance maladie.
- Le CICE (réduction de cotisations patronales) passe de 4% à 6% (et davantage outremer), avec un invraisemblable effet de seuil quand il disparait (au-delà de 2,5 SMIC).
- La réduction Fillon, non linéaire entre 1 SMIC et 1,6 SMIC, complexe et pleine d'effets pervers (fraude facile sur les temps partiels, trappe à bas salaires) est majorée.
- Une nouvelle réduction de cotisations sociales (allocations familiales), entre 1 et 1,6 SMIC, s'y ajoute. Elle aura des inconvénients similaires.
Les spécialisations disciplinaires sont nécessaires. Elles mènent à des cloisonnements et à un résultat tragique : le paquebot est ingouvernable.
Un mois plus tard, un rapport de la Cour des Comptes déclare techniquement impossible la fusion CSG - impôt sur le revenu, promesse du candidat François Hollande. Le paquebot ne peut que continuer sur sa lancée.


2014

4 décembre 2014. Après la mort de l'écotaxe (voir 23 octobre), c'est la prise en compte de la pénibilité pour la retraite que les employeurs rejettent. Le point commun est une insupportable complexité qui s'ajoute à un système déjà impossible à maîtriser. C'en est trop, les nausées se transforment en vomissements. A quand un vrai choc de simplification à partir de l'idée du Revenu de Base ? Le choc de simplification annoncé (consultation menée via le site Faire simple...) n'est qu'un ravalement de façade.

26 novembre. Dans la ligne des décisions prises en 2011 au niveau européen, les députés viennent de voter l'extension de la durée des droits d'auteur en matière de musique : 70 ans au lieu de 50. Sous la pression de lobbies qui confisquent le patrimoine de l'humanité, on s'éloigne davantage de la diffusion libre et gratuite de la culture.
Que Choisir (n°531 de décembre 2014) dénonce la redevance française sur la copie privée. Les montants arbitraires s'envolent au gré des décisions d'une commission mixte où les ayants droit sont trop influents : 12,80 € sur une clé USG de 128 Go, 20€ sur un disque dur de 1 To...
Conséquence prévisible : le sentiment d'iniquité de la loi sera renforcé, le piratage augmentera, ainsi que les achats de matériels via des sites internet non français.

23 octobre. Deux traités commerciaux se négocient, entre l'Europe et le Canada (CETA) et les États-Unis (TTIP ou TAFTA). On aboutira à des milliers de pages (une complexité incompréhensible), pour plus de libéralisme (baisse de droits de douane...) et de dérégulation, en vue de doper la croissance. Il s'agit donc de conforter la société de consommation capitaliste qui nous mène à la mort. J'ai voté l'initiative citoyenne qui demande d'arrêter ces négociations (USA) et de ne pas ratifier l'accord (Canada).

17 octobre. Notre système fiscal est d'une terrible complexité. Tel qu'il est annoncé, le budget 2015 va l'empirer. Voir par exemple une analyse par Génération libre et une autre par l'UNAF de la mise sous conditions de ressources des allocations familiales. Il semble que nos responsables, complètement dépassés, ne sachent que cacher la situation derrière une accumulation de mesures ineptes.

13 octobre. Il manque 2 milliards pour boucler le budget de la défense. La solution envisagée est d'externaliser la gestion des matériels militaires. Cela veut dire payer plus tard, mais en ajoutant à la facture des frais financiers, des frais de gestion et les bénéfices des intermédiaires. Qui va payer ces suppléments ? Le contribuable, évidemment. Le but est de cacher une augmentation de la dette. Non seulement cacher la réalité est malsain, mais cela coûte cher !

7 octobre 2014. Un tract du FN distribué dans les boites aux lettres de Draveil s'insurge contre la présence des étrangers en France. Il recommande l'arrêt de l'immigration, l'application de la préférence nationale et des expulsions. C'est la vieille histoire du bouc émissaire (cf. René Girard) qui revient. Le FN pourrait proposer le port de l'étoile jaune pour les étrangers, en attendant la solution finale ?

2 octobre. La dette souveraine française a dépassé 2000 milliards. Elle a doublé en dix ans.
Avec un déficit du budget 2014 réactualisé à 87 milliards au lieu des 82 prévus, et un déficit de 76 milliards annoncé pour 2015 (dont 21 milliards d'économies mal définies), on ne voit pas comment éviter que l'explosion exponentielle de la dette ne se poursuive. 4000 milliards en 2024 ?

1 octobre. Le projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte sera examiné par le Parlement dans le cadre d’une procédure d’urgence. Pourquoi cette urgence ? Selon Jean-Marc Jancovici, parce que le texte présenté (412 pages) part de problèmes vus là où ils ne sont pas tout en ne disant rien sur ceux qui se posent déjà, juxtapose des objectifs incohérents entre eux, avance des objectifs quantifiés fantaisistes, et promet une fois de plus une croissance qui ne sera pas. Il importe donc ne laisser de temps à personne pour s’en rendre compte !

23 septembre. Remarquable émission "déchiffrage" sur la croissance, le chômage, les inégalités et les impôts diffusée par Arte. De l'intelligence, de la clarté, pas de langue de bois. La différence avec les politiques auxquels les journaux de 20h donnent la parole est saisissante !
22 septembre. Après la conférence de presse de François Hollande, Nicolas Sarkozy revient. L'un comme l'autre ont illustré l'effroyable indigence d'une pensée politique enfermée dans l'idéologie dominante exangue. Exemple de scoop : Sarkozy a affirmé fortement qu'il parlait vrai. Cà nous avance à quoi, puisque la première qualité d'un menteur est de faire croire qu'il dit vrai ?
Combien de temps faudra-t-il encore supporter de tels pantins, et des médias à leur solde pour nous empêcher de penser ?

17 août. La réduction d'impôt ajoutée en 2014 pour les bas revenus est, pour une personne seule, de 350 € à condition que le revenu fiscal de référence ne dépasse pas 13795 €. Mais compte tenu des exonérations actuelles (décôte...), la réduction réelle n'excèdera pratiquement jamais 200 €. Pour un couple, le constat est le même. On a ajouté une complexité de plus pour une réduction en trompe-l'oeil.

23 juillet. Le site gouvernemental Faire simple invite, pendant les deux mois d'été, les citoyens à suggérer des simplifications administratives. J'ai fait hier 6 propositions, sur le RSA, la réduction Fillon, les péages autoroutiers, la carte améthyste de transport, les prestations familiales, la pension de réversion. J'ai eu 6 refus dans les trois heures : "votre proposition ne respecte pas la charte d'utilisation du site". J'ai relu cette charte, et je n'ai pas compris. J'ai imaginé que les propositions devaient se limiter à la forme des démarches et des formulaires, sans toucher au fond : se contenter de rendre plus digeste la complexité inutile.
Ce matin, surprise. Une de mes 6 propositions a été mise en ligne, avec le document de 75 pages qui l'explique ! Est-ce un bug, ou un réel intérêt pour une réflexion approfondie ?

21 juillet. Les VTC (Voitures de Transport avec Chauffeur) protestent contre un amendement qui les obligerait à rentrer à leur base entre chaque course. Comment nos députés peuvent-ils voter une mesure aussi anti-écologique : imposer des kilomètres supplémentaires dans les grandes villes ?

15 mai. Les paris sportifs blanchissent 140 milliards de dollars chaque année, selon Le Monde.

16 avril. Gaël Giraud et 5 autres personnes de haute crédibilité, dans un forum publié par La Croix, expriment leurs inquiétudes sur le projet d'accord transatlantique (dénommé TTIP). Tout investisseur étranger (américain) pourrait demander des dommages et intérêts à un pays européen dans lequel il aurait investi, si ce pays adopte une loi pouvant réduire son bénéfice potentiel. Exemples : relèvement de minimas sociaux, nouvelle mesure écologique, hausse d'un impôt sur les sociétés.
Pourquoi nos politiques n'en parlent-ils pas ? Leur rôle serait-il de nous occuper pour ne pas voir ce qui se prépare ?

9 avril 2014. Manuel Valls a mis la suppression des conseils généraux d'ici 2021 à son programme. Enfin une bonne nouvelle ! Il attaque le millefeuille administratif non pas en créant une nouvelle collectivité (communauté de communes...), mais en supprimant les départements. La clause de compétence générale sera aussi remise en cause : les compétences des collectivités seront spécifiques et exclusives.
Évidemment, il faudra que le nouveau découpage en une dizaines de régions (il ne serait arrêté que dans deux ans) et en communes / communautés de communes s'impose à tous (armée, gendarmerie, tribunaux, éducation...).
C'est un test pour nos politiques : sauront-ils s'unir pour défendre le bien commun ? S'il y a échec dans la modernisation de l'État, c'est la privatisation qui va l'emporter. Les ultra-libéraux n'attendent que cela.
Peut-on rêver que les règles socio-fiscales soient aussi simplifiées, que l'on mette en place le revenu de base ?
Il faudra affronter la baisse des emplois publics et nombre "d'avantages acquis"...
C'est tout un système de pensée à changer. Avec les tables de multiplication, la liste des départements faisait partie de ce que j'ai appris par coeur dans le primaire. On touche à l'immuable, peut-être au sacré. Or, sur les plaques d'immatriculation, l'identifiant départemental que chacun peut choisir est encore obligatoire. Une manière de voter pour la suppression des départements serait de tous choisir 01...

2 avril. Le pacte de responsabilité est parfaitement invraisemblable : moins de charges, moins d'impôts, moins de déficit, tout cela grâce à des économies colossales (50 milliards) non définies.
Les promesses électorales de 2012 sur l'emploi, le chômage, la dette et les impôts, d'un niveau moins délirant, n'ont pas été tenues. On ne peut donc pas parler de pari osé : Il s'agit d'un mensonge délibéré.
La promesse de baisser les charges salariales sur les bas salaires a été rajoutée le 31 mars. Pour éviter les effets de seuil, on ne peut imaginer qu'une usine à gaz semblable à celle de la "réduction Fillon" sur les charges patronales. On comprend l'annonce récente d'un "choc de simplification" : il fallait masquer cette réalité que plus on s'enfonce dans le mensonge, plus il faut d'opacité et donc de complexité.
La première compétence des membres du nouveau gouvernement sera... celle de mentir. Comme des arracheurs de dents ? Hélas non : si c'était le cas, ce serait pour le bien du patient.
Au lieu de dire la vérité, la droite renchérit : si nous étions au pouvoir, nous ferions mieux !
On va développer la morale à l'école, apprendre aux enfants que ce n'est pas bien de mentir. Et en même temps, on va leur dire de se méfier des mensonges politiques et des arnaques publicitaires. Comment mieux détruire la confiance ? Ils deviendront délinquants ou schizophrènes.

20 mars 2014. Enfin une bonne nouvelle, et qui tombe juste avant les élections municipales ! MSC Croisières a signé une lettre d'intention d'achat de deux paquebots géants à STX France, filiale d'un groupe sud-coréen.
Ces immenses et luxueux poulaillers flottants, à la pointe de la technologie (ils sont écolos bien sûr), pourront embarquer jusqu'à 5700 touristes préalablement décérébrés par une publicité maligne : ils paieront les services à bord (casinos...) hors taxes, puisqu'ils seront promenés en dehors des eaux territoriales. 1700 employés internationaux sous-payés, non protégés par les règles nationales sur le travail, les maintiendront en état de parfaite béatitude.
Le personnel de St Nazaire a sacrifié une partie de son salaire pour emporter cette victoire sur les concurrents allemands et italiens. Comme en 14, pour la patrie. Pierre Moscovici était présent à la signature. Pourquoi a-t-il promis le soutien de l'État ? Pour encourager cette évasion fiscale ?

20 mars. Une étude de la NASA prévoit un effondrement de notre civilisation, à cause des inégalités et de la surconsommation. Cette parole scientifique confirme l'évidence. Nous fera-t-elle bouger ?

13 mars. Le projet ONP d'informatisation de la paye des services de l'État, lancé en 2007 et sur lequel 500 personnes travaillaient, est abandonné. On avoue qu'il a déjà coûté 290 millions. Le bon sens aurait voulu qu'on commence par simplifier (les 1850 régimes indemnitaires différents...), mais selon un propos de Bercy rapporté par l'Express, un logiciel doit s'adapter à la loi, pas la faire évoluer. Cela s'appelle l'intérêt général. ONP devait permettre de supprimer 3800 emplois dans les services de gestion du personnel des différents ministères.
Cet abandon fait suite à celui fin 2013 de Louvois, le projet d'informatisation de la paye des militaires. Parce que côté armées, on n'a jamais cru en ONP.

22 janvier 2014. Dieu donné en ce temps de Noël, l'amour vulnérable, l'humour en danger... Lire la suite.
Je n'avais jamais vu autant de moyens (policiers, judiciaires, fiscaux et médiatiques) déployés pour faire taire une personne. Derrière la question "ce métis est-il raciste ?", une autre pourrait se cacher : "quels intérêts met-il en danger ?"


2013

12 décembre 2013. Le "Haut" conseil de la famille (la famille serait-elle en bas ?) dénonce (voir article des Echos) à juste titre l'incohérence et la complexité des gardes d'enfants. A quand la fin des rustines, à quand un "revenu de base" ? Il suffirait de majorer le revenu de base des enfants de moins de 3 et 6 ans, et l'on supprimerait toute ingérence de l'État dans les décisions de chacun relatives au mode de garde de ses enfants.

12 décembre. Un rapport remis à Najat Vallaud Belkacem pose l'excellente question du l'individualisation de l'impôt... mais par le biais du quotient conjugal et de l'emploi des femmes. Les dés sont d'emblée pipés. Il faudrait traiter l'ensemble du sujet, remettre à plat le principe de la pension de réversion... Voir mon analyse du sujet dans le document Revenu de Base.pdf en pages 7-8.

25 octobre. Un excellent article de Denis Clerc : Les dessous de la contestation fiscale.

23 octobre, Écotaxe. Issue du Grenelle de l'environnement, elle consiste à rendre les routes nationales payantes pour les poids lourds (voir le détail sur le site du ministère de l'écologie).
Premiers bénéficiaires : les industriels qui vendent et exploitent ce concentré de haute technologie.
Puis les sociétés d'autoroute, moins concurrencées par les nationales. Une réduction de l'écotaxe est même prévue pour les abonnés au télépéage !
Puis les constructeurs automobiles : les vieux véhicules paieront davantage, ils iront donc plus tôt à la casse.
On peut soupçonner que certains seront heureux de pouvoir pister les camions. Pourquoi pas ? Il faudrait le dire.
Le lobbying breton a obtenu un rabais de 50%. Les agriculteurs manifestent pour avoir leurs avantages. Il faudra gérer les réclamations, les pannes de GPS, traquer les fraudeurs. Les transporteurs devront vérifier et gérer les factures...
Cette multiplication de taxes onéreuses à gérer (20% des recettes espérées !), complexes et opaques est un scandale. Ne suffisait-il pas de majorer les taxes sur les carburants ? La relation pollueur / payeur serait directe.
La moins mauvaise solution est de jeter l'infrastructure mise en place : un milliard d'euros. Quel gâchis !
Le prix à payer pour apprendre ? Mais va-t-on tirer la vraie leçon de cet échec ? Ou aller plus loin dans la bêtise avec des péages urbains ?

21 août 2013. J'apprends par hasard que d'un point de vue statistique, il n'y a pas eu de vague de suicides à France Telecom / Orange. Voir l'article de Atlantico. Pourtant, quand le sujet était d'actualité, j'ai cherché une analyse des taux de suicide... je n'ai pas trouvé.
Concurrencés par le succès des bruits non fondés que n'importe qui fait courir sur internet, les journalistes ne peuvent plus vérifier ce qu'ils publient : seuls comptent les délais. Le sociologue Gérald Bronner (voir une vidéo) fait une analyse intéressante du phénomène.

19 juillet 2013. F Hollande veut un "choc de simplification"... comme tous ses prédécesseurs. Une fois de plus, des fonctionnaires désabusés, sans latitude pour changer le fond, chercheront quelques mesures cosmétiques. Les milliers de niches, d'exemptions et de cas particuliers subsisteront.
On a vu le résultat avec le chèque emploi service : en masquant la complexité, il dépossède un peu plus le citoyen de la capacité de comprendre ce à quoi il s'engage.
Autre dossier d'actualité : le RSA d'activité et la prime pour l'emploi. Le député Christophe Sirugue a été chargé de proposer des améliorations, mais sans marges de manoeuvre réelles. C'est mission impossible. Il en est réduit à prendre un mot de l'un et un mot de l'autre pour proposer une "Prime d'activité". Voir l'analyse détaillée de Marc de Basquiat.

7 mai. Le déficit de la Caisse d'Allocations Familiales impose des économies qui vont toucher les familles. Le débat a porté sur le comment.
Mais pourquoi ce déficit ? Le nombre d'enfants n'augmente pas au rythme des chômeurs !
C'est la CAF qui gère le RSA. On se demande pourquoi. Le RSA n'a rien de familial, puisque le taux majoré de 193 € par enfant est amputé des allocations familiales (193 € par enfant de plus de 14 ans !) et du complément familial.
Il semble que la machine administrative fasse des additions avant de faire des soustractions et soit ainsi organisée pour faire supporter par les familles les dépenses fortement croissantes du RSA.
La complexité inutile permet le machiavélisme et le mensonge à l'insu de la plupart. On appelle cela la démocratie.

7 avril. Les alsaciens, peu nombreux à voter, ont dit "non" à la fusion du conseil régional et des conseils généraux. Hélas !
Je comprends ce résultat désespérant comme une incapacité à réfléchir. Les médias financés par la publicité nourrissent les cerveaux avec les faits divers, des jeux, du sport, des variétés... Ils formatent des consommateurs dociles. Ils n'éduquent pas.

31 mars. Les sénateurs du groupe écologiste ont déposé un projet de loi visant à sanctionner l'obsolescence programmée. La presse semble muette sur cette question essentielle.

28 mars. François Hollande maintient son discours sur la croissance qui reviendrait dans un an. Qui peut croire qu'il y croit ?
Il reparle, comme on le fait depuis 40 ans, de simplification administrative. En même temps, il complique les allocations familiales. Et il transforme en usine à gaz la taxation à 75% des revenus de plus de 1 million d'euros. Il suffira aux personnes concernées de se faire payer par plusieurs employeurs pour y échapper.
On aurait pu faire simple, dans ces deux cas, en utilisant l'impôt progressif sur le revenu... Volonté de cacher ce qu'il fait en affirmant le contraire ? Ou incompétence ?

28 mars, Les impôts ont fait chuter le pouvoir d'achat en 2012. Derrière ce titre du Figaro, une idéologie dévastatrice qui, en quelques dizaines d'années, nous a menés à l'impasse actuelle. Si cette affirmation vous étonne, voyez-en un décodage.

27 mars 2013, Crise financière, purge imminente ?
On a augmenté le plafond du livret A. Les moutons dociles se sont préparés à être mieux tondus.
Puis, on a testé sur Chypre la manière de ponctionner l'épargne.
L'Italie est exangue. Il semble impensable que la méthode "Chypre" lui soit appliquée à elle seule. La prochaine étape sera donc européenne.
Les politiques se positionnent en victimes irresponsables, défenseurs de leurs électeurs. Ce seront donc les techniciens de Bruxelles qui seront à la manoeuvre.
C'est pour quand ? La date risque d'être subie, faute de courage pour la décider. Ce sera quand il y aura des retraits massifs des banques. Retraits qui pourraient être provoqués (par Bruxelles), il suffit d'une annonce inquiétante. A n'en pas douter, les jours précédents, le silence des médias sera assourdissant.
Voir le blog d'Olivier Berruyer pour plus de détails sur la garantie des dépôts.

Que faire ? Par solidarité, se laisser tondre. Il faut bien purger la dette par l'épargne.
Se préparer à deux semaines sans banques.
Et surtout, demander ensuite une augmentation drastique des impôts des plus riches (revenus, mais surtout ISF et droits de succession). Il ne faudrait pas qu'à nouveau, l'épargne et donc les dettes augmentent. L'injustice de la purge devra également être corrigée en taxant les patrimoines qui y auront échappé (immobilier, paradis fiscaux...).
Voir Revenu_de_Base.pdf qui pose les bases d'une nouvelle société.

25 mars, Chypre. Il semble que les financiers européens commencent à comprendre que dette = épargne. Pour réduire les dettes de Chypre, il n'y a mathématiquement qu'une solution : faire payer les épargnants. C'est ce qui va forcément arriver un jour dans les pays surendettés.

10 mars, JT de France 2 sur les assurances en cas d'avalanche. Remboursent-elles si l'on est hors piste ? Pas toujours et pas complètement, cela dépend. Certains, prudents, ajoutent une assurance prise dans la station à ce qu'ils ont déjà.
Bref, le mieux est non seulement de s'assurer plusieurs fois, mais aussi d'éviter les risques : on n'est jamais sûr d'être remboursé.
Une magnifique illustration de ce que sont les assurances.

8 mars. Le nombre de millardaires et leur fortune ont augmenté de 17% l'an dernier. Les médias s'étonnent : comment se fait-il que ces temps de crise leurs soient favorables ?
Comme c'est étonnant, cet étonnement !
Si les milliardaires gagnent, c'est que les autres perdent. Cette croissance de leur épargne correspond mathématiquement à une augmentation des dettes (privées ou publiques). Au lieu de s'attaquer à cette aberration, on coupe dans les dépenses publiques, on privatise (pour le plus grand profit des investisseurs, dont ces milliardaires), on réduit les prestations sociales.
L'enrichissement des milliardaires est annoncé comme allant durer de nombreuses années. La paupérisation des autres qui en est l'autre face est tue, ce sera la faute à la croissance quand on la constatera.
Aveuglement ou politique délibérée profitant aux plus riches ? Bêtise ou mensonge ?

5 février sur France 5 : les obsédés du complot. Cette enquête s'attaque aux délires conspirationnistes qui ont une grande audience sur le Web. En tête en France, Thierry Meyssan (réseau Voltaire). Mais aussi Alain Sorral, Jacques Cheminade et bien d'autres qui développent la théorie du complot (américano sioniste, ou britannique...). Le 11 septembre aurait été voulu par les américains, ainsi que le printemps arabe. Les régimes Syrien et Iranien sont des victimes...
Mais Caroline Fourest, l'auteur, est une journaliste engagée (lesbienne, laïque, pourfendeuse des extrêmes droite et gauche et tout particulièrement du réseau Voltaire), déjà condamnée pour diffamation. Jusqu'où peut-on la croire ?
Une seconde enquête suit : ventes privées, un marché de dupes. On apprend que presque toutes les marques fabriquent des vêtements ressemblants mais de moindre qualité pour les écouler dans des filières qui affichent des prix bradés. Ce ne serait pas franchement illégal, ce n'est pas de la contrefaçon : la marque peut mener la politique qu'elle veut, le consommateur voit ce qu'il achète.
Morale : ne soyons pas parano... mais le mensonge est partout !

2 février. Alors que la crise s'aggrave, les médias grand public augmentent la dose de morphine. Plus que jamais, un changement de société est nécessaire. Voir ma proposition, partant de l'idée du Revenu de Base.

13 janvier 2013. Voir mon avis sur le projet de "mariage pour chacun"


2012

14 décembre 2012. De Paul Jorion dans La Croix. ...notre système financier est à ce point endommagé que si l'on se contente de vouloir en réparer un secteur isolé, c'est tout l'ensemble qui s'effondre. Ce qu'il s'agit plutôt d'entreprendre, c'est son ravalement complet... ceci afin d'empêcher que ne se remette en marche la "machine à concentrer la richesse" dont le fonctionnement conduit tôt ou tard à la paralysie du système économique et financier tout entier.
Et de Xavier Raufer. ...plus de la moitié des transactions financières mondiales relèvent de la "finance fantôme", c'est à dire échappant à toute régulation, ce qui représente 67000 milliards de dollars par an !

12 décembre. De Jean-Marie Muller dans La Croix. ...La non-violence absolue est une "u-topie", c'est à dire qu'elle n'existe en "aucun lieu". La violence existe partout mais jamais, en "aucun lieu", elle n'atteint la fin qui prétend la justifier. Jamais, "nulle part", elle ne réalise la justice qu'elle prétend rechercher...C'est en tant qu'exigence spirituelle que la non-violence est universelle, et non pas en tant que méthode d'action...

20 novembre 2012. Le port du Pirée, racheté par une société chinoise, devient efficace. Les délais pour livrer les containers ont considérablement diminué. De quoi méditer sur la "défense des intérêts acquis" empêchant les gains de productivité dans certains secteurs en France. A défaut d'évoluer tous les jours, on prépare des lendemains qui déchantent.

16 novembre. Une femme enceinte est morte en Irlande. Elle allait mal, un avortement lui a été réfusé. Et voilà qu'au lieu de s'interroger sur une erreur médicale rare, on relance le débat sur la légalisation de l'avortement.
Le débat est normal. Ce qui ne l'est pas, ce sont les arguments mensongers. En France, il y a plus de 200 000 avortements chaque année. On les autoriserait pour préserver la santé de la mère ???

23 octobre. Je ne connais pas l'Islam. Voici la teneur d'un interview (vidéo de 12') du Père Henri Boulad, jésuite égyptien.
L'Islam véridique, celui des frères musulmans et des salafistes, considère le Coran comme incréé, immuable. Son interprétation est figée. Les versets politiques de la période Médinoise supplantent ceux, mystiques, de La Mecque. L'objectif d'expansion de l'Islam au monde entier justifie les moyens (mensonge...).
Cet Islam véridique est intrinsèquement incompatible avec la démocratie.
Le pire serait de lui opposer un christianisme expansionniste, ce serait la guerre. Faut-il qu'il accède au pouvoir pour que se révèle son incapacité à résoudre les problèmes d'aujourd'hui ?

23 octobre. Dépistage du cancer du sein : efficacité douteuse, diagnostics erronés, traitements inutiles. C'est le titre du numéro de "Que Choisir" sorti fin septembre. Pourquoi alors la publicité tapageuse d'octobre incitant à faire ce dépistage gratuit ? Un contre-feu pour protéger des intérêts ? Lesquels ?
Évidemment, les médias bénéficiaires de cette manne publicitaire ne commentent pas l'article de "Que Choisir".

9 octobre. Malgré les efforts, le budget 2013 prévu reste lourdement déficitaire. Les niches fiscales sont à peine égratignées, pourquoi ? Il me semble que le chantage à l'emploi des lobbies en est la première cause. Qiand sortira-t-on de l'impossible quête du plein emploi par la croissance ?

27-28 août. JT sur Antenne 2, morceaux choisis.
     1er problème, le chômage n'a jamais augmenté aussi vite qu'en juillet.
     2ème problème, l'addiction à la drogue. Le cannabis toucherait le cerveau et ferait baisser le quotient intellectuel.
     Une solution : chercher un emploi dans les casinos, il y a d'excellentes formations de croupier.
Autrement dit, l'addiction aux jeux ne serait pas un problème parce qu'elle crée des emplois ?
Au fond, croupier, ce n'est pas pire que de lobotomiser les spectateurs d'Antenne 2 avec des mensonges médiatiques et publicitaires...

9 août 2012. Luc Ferry, dans un article du Figaro intitulé "La gauche et l'argent : moins de riches, plus de pauvres", critique les hausses d'impôts visant les riches. La haine de l'argent et le mépris de la libre entreprise viennent de loin.... Il défend le monde anglo-saxon qui a développé une éthique de l'intérêt bien compris. Pour lui, c'est paradoxalement par la poursuite des intérêts les plus égoïtes que se réalise le bien commun.
Comment peut-on dire que l'égoîsme individuel favorise le bien commun ?. Le malheur est que bien des gens n'attendent que ce genre de propos pour s'auto-justifier. Les syndicats en usent abondamment, avec des slogans du genre "défendons le service public" qui cachent mal la défense des intérêts acquis par certains.
Voir l'article et un commentaire

23 mai, Eurobonds ou Project bonds ? Dans les deux cas, c'est une manière de mutualiser les dettes européennes pour leur permettre d'augmenter encore. Au profit des riches qui vont engranger davantage d'intérêts.
C'est comme si l'on discutait les mérites respectifs de la guillotine et de la chaise électrique, avec comme seul objectif le confort maximum. La mort ou la Vie n'est pas le sujet...

19 mai, la Grèce. Une administration lourde et inefficace, une importante fraude fiscale... Même sans les intérêts de la dette, le budget de l'État resterait déficitaire. De nombreux analystes parlent de son inéluctable sortie de l'Euro.
En disant ensemble non à cette perspective, Hollande, Merkel et Obama confirment en langage politique qu'elle est inévitable. Il faut bien tenter de limiter la panique, et ne pas apparaître comme ayant souhaité ou favorisé cette issue.
Si le dividende universel et la théorie relative de la monnaie inspiraient la (re)création de la drachme, la Grèce pourrait éviter le chaos social et susciter une nouvelle espérance, celle d'être la première à mettre en oeuvre une société de tempérance solidaire.

14 mai. Les impôts progressifs (ISF, droits de succession...) augmenteraient dès cette année. On reviendra sur des allègements récents. C'est une bonne nouvelle si c'est pour réduire le déficit. Si les dépenses augmentent, on aura gaspillé les ultimes cartouches permettant d'espérer éviter la faillite.

6 mai, élections. Entre la division et l'illusion, selon une expression de Bayrou que j'ai aimée, j'ai difficilement choisi l'illusion. Avec le désir de contribuer à la transformer en une association fructueuse entre rêve et pragmatisme. Le pragmatisme de l'avancée possible aujourd'hui, auquel le rêve donne sens.

2 mai, débat sans surprise entre Sarkozy et Hollande. On a le choix entre un bilan mensonger et des promesses intenables... en sachant que les secondes l'emporteront. Après l'échec de la droite, nous vivrons l'échec de la gauche. Un détour nécessaire avant, enfin, de chercher dans une autre direction ?

19 avril. F. Hollande a été clair hier sur TF1. Il n'espère atteindre l'équilibre budgétaire en 2017 qu'à la condition que la croissance soit conforme à ses prévisions optimistes. Son sérieux sur le sujet - si l'on peut parler de sérieux - est donc loin derrière celui de N. Sarkozy (un équilibre en 2016 quelle que soit la croissance) et surtout de F. Bayrou qui en fait son cheval de bataille depuis longtemps.

2 avril 2012, Nicolas Hulot vient de s'exprimer. Les changements qui s'annoncent (crise écologique et financière) sont pour lui complètement sous-estimés. Constatant la violence de notre société même en l'absence de crise, il doute que les changements se fassent pacifiquement.
Ma vision rejoint la sienne. J'essaye en vain de crier "augmenter nos impôts, baissez nos salaires et retraites !". La plupart me semblent s'arc-bouter sur leurs acquis.
Les changements se feront dans la douleur, je n'y peux rien. Mais je peux rêver à "l'après", essayer de préparer la société de demain. Il est secondaire de chercher une possible transition : l'existant volera en éclats.

12 mars 2012. D'un côté, les créanciers de la Grèce ont accepté une réduction de la dette de 107 milliards.
D'un autre, les 21/12/2011 et 29/2/2012, la BCE, sous l'impulsion de Mario Draghi, a prêté aux banques européennes 1000 milliards à 1% de taux d'intérêt.
Les marchés sont contents : 893 milliards vont ainsi augmenter encore les dettes (des "pauvres" États) et les créances (des riches épargnants).
Les candidats à l'élection présidentielle profitent de ce répit pour éviter de parler d'austérité. Le réveil sera terrible.

30 janvier 2012, décision de baisser les charges sur les salaires dès février, au motif d'encourager la compétitivité et la croissance. On court encore et toujours après cette chimère en aggravant le déficit. Quant à l'augmentation de la TVA, elle est repoussée à octobre et susceptible d'être annulée après les élections. Démagogie et calculs politiques ont encore sévis.
Autant à droite qu'à gauche (où l'on parle d'une tranche maximale de l'impôt sur le revenu à 45%), il n'est pas question de demander sérieusement aux riches de rembourser la dette.

5 janvier 2012, réunion avec une trentaine de "chrétiens indignés" dans un bistrot parisien. Je les découvre. Lire la suite


2011

8 décembre 2011, chez le coiffeur. Je teste le sujet "crise". Aussitôt, une chape d'angoisse s'abat sur nous. J'ai un appartement en Espagne, je voudrais le vendre, mais les prix ont chûté de 50%. C'est une spoliation insupportable, c'est du vol. Je parle de l'impôt insuffisant depuis 35 ans dont notre génération a injustement profité, il faudra l'augmenter beaucoup... L'ISF frappe un pauvre agriculteur qui a des terrains à l'île de Ré et pas de revenus. Quand j'essaye de dire que c'est un cas particulier qui sert de prétexte, je sens la colère monter. Il est habile pour gérer son argent, mais incapable d'écouter.
Passer de l'individualisme à un certain sens du bien commun est un long chemin... Je comprends la démagogie politique : si j'avais insisté, je serais sorti du salon scalpé !

7 novembre, 65 milliards d'économie... en 4 ans. Pourquoi Fillon n'a-t-il pas rapproché ce chiffre de celui de la dette (bientôt 2000 milliards) et du déficit 2012 que l'on espère contenir à 80 milliards ?
Avec la hausse des taux d'intérêt que ce placebo ne calmera pas, c'est la bulle qui commence à exploser. La société de consommation meurt faute du remède de cheval dont elle aurait eu besoin. Les médecins tentent encore de lui cacher la vérité.

4 novembre, G20. L'Europe pourrait se passer de la Grèce, qui ne pèse que 2% du PIB et 4% de la dette. Les 96% restant dont on ne se préoccupe pas sérieusement lui suffiront bien... pour exploser.
La Bourse est fébrile. A ce jeu de poker où les perdants sont ruinés, le nombre de riches gagnants ne cesse de diminuer.

27 octobre, accord à l'arraché à Bruxelles.
Les représentants des banques discutent d'égal à égal avec les chefs d'États !!! Les bourses montent, désignant le vainqueur.
La dette de la Grèce est réduite de moitié. C'est insuffisant pour qu'elle puisse équilibrer son budget. Elle va privatiser davantage, qu'en restera-t-il quand les vautours l'auront dépecée ?
On envisage non pas de réduire la dette française (ce serait priver les banques des intérêts qu'elle rapporte), mais de limiter sa croissance avec des mesures (TVA...) qui ne touchent pas les riches.
Le FESF (fond européen) se voit grassement doté pour rassurer les banques : elles continueront d'encaisser les intérêts colossaux de la dette des États.
Tout est fait pour que la bombe grossisse encore, l'explosion sera terrible.
Voir l'analyse percutante d'Olivier Berruyer.

17 octobre. A gauche, Hollande qualifie de difficile l'objectif de limiter à 3% du PIB, soit 60 milliards, le déficit 2013. Tout en assurant le retour de la retraite à 60 ans.
A droite, Fillon fixe le même cap : déficit 2013 égal à 3% du PIB.
On a donc le choix : une couronne mortuaire rose ou bleu pour enterrer la société de consommation.

16 octobre. Le centre hospitalier sud-francilien qui sera bientôt ouvert, a été financé par le groupe privé Eiffage et sera loué. Ce montage doublerait la dépense pout l'État. Un élu se justifie : sans ce montage, l'hôpital n'aurait pas pu voir le jour.
Cela veut-il dire que les règles des marchés publics sont tellement contraignantes qu'elles empêchent de mener un chantier de cette ampleur normalement ?
Ou bien est-ce le syndrome de celui qui se surendette pour vivre au-dessus de ses moyens ?

5 octobre, deux sujets importants au journal télévisé de 20h.
Le premier, c'est la fin de Dexia. 95 milliards de créances pourries. Les états belges et français assumeront.
Le second, c'est la taxation des boissons sucrées, que l'on pourrait étendre aux boissons non sucrées. Un enjeu de 250 millions de recettes supplémentaires, très longuement présenté.
On aurait pu rapprocher les deux chiffres, s'étonner de mesures fiscales ridicules par rapport à l'ampleur du problème... mais non. Après l'aide à la Grèce et un projet de budget 2012 en déficit de 82 milliards (un vrai suicide collectif !), on ajoute cette semaine Dexia. Tout va très bien Madame la Marquise...

19 septembre, Obama va augmenter un peu les impôts des riches, les seuls à pouvoir payer la dette. D'autres pays vont dans le même sens. Pourra-t-on aller assez loin et sans violence ? Que certains riches le demandent (Bill Gates, Warren Buffet) est un signe d'espoir.

18 septembre, interview de DSK. Voir un décodage de ses propos sur la dette

6 septembre, Colère à propos de la hausse discrète des taxes sur l'électricité. Voir mon commentaire.

5 septembre 2011. La Grèce, c'est foutu. La Bourse a de nouveau chuté de 8% en deux jours. Est-ce la fin de l'Europe ?
La présentatrice du journal télévisé en a parlé après DSK et le procés de Chirac, qui attirent des centaines de journalistes. Le fait divers suivant a été traité avec la même intonation.
Et des politiques de droite pinaillent le projet de taxation des plus-values sur la revente des résidences secondaires ou des parcs de loisirs. Une manière de s'occuper de l'incendie qui fait rage ? La gauche viendra-t-elle au secours de ces mesures ? Il en faudrait 100 fois plus !

"Que choisir" (n°495 de septembre 2011) constate l'excellente qualité de l'eau du robinet. Les carafes filtrantes dégradent cette qualité. L'eau en bouteille est inutile.
Curieux, cette recrudescence de publicités pour l'eau en bouteille en ce moment. Un contre-feu ?